10/05/2015

Les histoires Insolites du Genevois d’Autrefois

 

Connaitre l’actualité genevoise c’est bien. C’est même très bien. Mais combien connaisse, ne serait-ce qu’un peu, ce qui se passa dans notre beau canton lors des siècles passés ? Vous ? Pas vous ? Vous non plus ? Eh bien, grâce à l’initiative d’une jeune genevoise passionnée, votre curiosité et soif de savoir local va être comblé, au moins partiellement !

Bon d’accord, vous connaissez très probablement l’histoire de l’escalade et de nos amis savoyards. Probablement connaissez-vous aussi notre date d’entrée dans la confédération ou encore celle de la mort de notre austère Calvin. Et pour le reste alors ? Il faut avouer qu’à l’école obligatoire on nous enseigne d’avantage l’histoire de nos voisins français que sur l’histoire genevoise ou Suisse en général. Cela est aussi dommage qu’incompréhensible.

Depuis peu quelques mois à peine, Mélissa Maspoli a lancé un nouveau site traitant du Genève d’autrefois ! Une initiative précieuse et trop rare pour ne point être salué. Si vous êtes branché guillotine, sorcière et autres suicides du Genève à l’ancienne, alors ce site est clairement fait pour vous !

Vous y découvrirez quelques articles de qualités portant chacun sur un sujet bien spécifique, le tout bien sûr accompagné d’une bibliographie bien pratique pour les plus curieux d’entre vous. Vous retrouverez également ces mêmes articles sur le site officiel de l’Association Plumes Genevoises !

Site de HIGA : https://histoiresinsolitesdugenevoisdautrefois.wordpress.com/

FB de HIGA : https://www.facebook.com/pages/Histoires-insolites-du-genevois-dautrefois/676020362523394?fref=ts

Site de APG : http://plumesgenevoises.com/

 

Image : L’arme radicale, dessin satirique de G.Cruikshank, 1819

08/03/2015

Concert / Expo de Eriah à la Traverse – Un croisement multi-artistique

 

eriah, concert, expo, traverse, article, présentation, irr, igor rodrigues ramos, art et culture, peas, retour à l'essentiel, essentiel, albumAfin de célébrer comme il se doit  son nouvel album « Retour à l’essentiel », tout en soutenant  PEAS le talentueux rappeur genevois Eriah a proposé samedi 21 février à la Traverse, un concert / Expo particulièrement rafraichissant. Pour info, PEAS est l’acronyme de « Projet d'Entraide et d'Actions Solidaires » et le but de cet évènement était de participer au financement de  la construction d'un dispensaire médical au Burkina Faso grâce aux fonds obtenus. Une digne soirée pour un noble projet, autant le dire.

Ce concept de mélanger les divers domaines artistiques est trop rare et réellement intéressant, selon moi, il mérite d’être souligné.  Autour de sa musique et de son univers, Eriah a ainsi réuni de nombreux artistes, peintres, graphistes et autres poètes, autour du concept central de son dernier album : l’essentiel.

Cette réunion multi-artistique est symboliquement très importante : les artistes et les acteurs culturels en général ont démontré que dans ce monde bien spécifique qu’est le monde de l’art, l’union peut se transformer en entraide, elle existe et est souhaitable. L’art n’a pas uniquement la vertu d’être beau ou plaisant, il est un véritable vecteur d’engagement.

Toute une galaxie s’est ainsi formée à la Traverse et chaque étoile la composant, artistes organisateurs et autres spectateurs, ont contribué à collecter des fonds pour combler un besoin urgent. Comme quoi on peut même aider en s’amusant.

Le monde n’est pas tout rose, ce n’est plus un secret pour personne. Et si l’art et la culture étaient des atouts de choix afin de le changer en vue d’un avenir meilleur ? L’essentiel est peut-être d’essayer.

 

15/02/2015

Joseph Beuys : une prémisse d'un art engagé en faveur de l'écologie

 

joseph beuys, écologie, environnement, article, présentation, art, artiste, fluxus, allemagne, engagement, 7000 chênes, coyoteJoseph beuys est un artiste allemand né en Allemagne en 1922 dans une famille catholique. Son enfance se passe relativement normalement pour l’époque et son rêve de gosse est d’être médecin. Au moment où il peut rentrer à la faculté de médecine la guerre éclate et Beuys devient pilote de bombardier du côté allemand. Un grand tournant se passe à ce moment-là, selon ses dires tout du moins : son avion chute, il est blessé mais recueillis par les tatares, un peuple turcs d’Europe orientale et d’Asie mineure. Les chamanes l’auraient soigné et cet accident aurait laissé une marque profonde à l’artiste et toute une remise en question est faîte, une blessure, peut-être déjà existante s’élargie. Il est touché, tant physiquement que mentalement. A la fin de la guerre, au lieu de se tourner vers la médecine comme prévu, il se tourne vers l’art en pensant sincèrement que celui-ci à une capacité thérapeutique interne. La vie et le destin de l’être humain deviendront ses champs de recherches.

 

Artiste engagé politiquement et écologiquement, Joseph Beuys participe même à la création du mouvement vert en Allemagne et rejoindra un temps le mouvement Fluxus. Artistiquement parlant, il n’est pas pour un art purement ornemental et contemplatif, il pense que l’art doit changer celui qui le pratique et améliorer le monde par la même occasion. L’artiste devient aussi important que l’œuvre d’art et il n’y a plus de scission entre art et vie. Concrètement, Joseph Beuys ne se dit pas artiste anthropocène mais il en la verve, et il en inspira probablement plus d’un qui le revendique. Certains considèrent vraiment faire partie de ce mouvement comme par exemple Jason Taylor et ses sculpture sous-marines. Beuys participa toute sa vie à éveiller la conscience écologique des gens. Beuys est un indicateur de voie viable pour l’art d’aujourd’hui.

 

Passons maintenant à l’analyse de deux de ces performances : I like America and America likes me, alia Coyote, ainsi qu’à 7000 chênes.

Une exposition de celui-ci est annoncée à New York en mai 1974 à la galerie René Block, alors que Joseph Beuys est encore à Düsseldorf. Une ambulance vient le chercher  chez lui. Il est mis sur une civière, emmitouflé dans une couverture de feutre, qu’il gardera lors de la performance, et est ainsi emmené jusqu’à l’aéroport. Dans l’avion il est toujours emmitouflé, puis débarque à New York, à l’aéroport Kennedy. Là encore, une ambulance vient le chercher accompagné des autorités américaines et est ainsi emmené jusqu’à la galerie susmentionné. Il exprimera de cette façon son mépris pour la guerre du Viêt-Nam et prouve son engagement politique : il ne foulera ainsi jamais le sol américain à ce moment-là.

Il vécut trois jours avec le coyote sauvage, capturé trois jours auparavant dans le désert du Texas. Beuys porte son habituel chapeau de feutre et d’une étoffe de la même matière, il joue aussi avec sa canne, sa lampe torche et son triangle. Le coyote est quelque peu agressif au début, puis petit à petit leur cohabitation s’améliore : ils apprennent à partager la paille, le territoire de la galerie, le feutre ainsi que les divers exemplaires du Wall Street Journal qui sont livré chaque jour.

Il y a diverses interprétations possibles. L’une d’elle est que Beuys représente la civilisation humaine, le coyote représente la nature et que ceux-ci doivent apprendre à cohabiter ensemble sans se détruire. Une autre interprétation est que Joseph Beuys tente de réconcilier l’esprit de l’homme blanc et l’homme rouge, indien, car il faut savoir que le coyote était un animal vénéré jadis par certaines tribus indiennes.

Passons maintenant à l’œuvre 7000 chênes qui représente parfaitement son engagement écologique.

En 1982 pour l’exposition Documenta VII à Cassel, Beuy propose la plantation de 7000 chênes, dont chacun est associé à une colonne de basalte, un matériau de la région : « Ce n’est pas la beauté de ces tuyaux d’orgue qui nous intéresse particulièrement. Ce que nous voulions, c’était un matériau de la région de Cassel, de façon à souligner son caractère basaltique.». Ce qui est particulièrement intéressant c’est que l’arbre continuera à grandir à évoluer de façon visible, contrairement à ces colonnes stagnantes. Les gens viennent vers lui, payent pour pouvoir planter un arbre et Beuys leur donne même un reçu.

Beuys désire par cette démarche sensibilisé un maximum de personnes à l’écologie, de réveiller une conscience vis-à-vis de la planète, tout en participant à la restauration de la terre via cette plantation.

La nature est fragile et instable mais il appartient à la civilisation humaine de la protéger, de la chérir, d’en consommer ses ressources, sans pour autant la détruire sans respect.

Sources

Webographie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Beuys

https://www.youtube.com/watch?v=e5UXAqpSJDk

Bibliographie

DAVVETAS Démosthènes, Joseph Beuys : La sagesse moderne, Editions Nicolas Chaudin, Belgique, 2013

Image

http://uk.phaidon.com/agenda/art/articles/2012/october/29...

08/02/2015

Radical Dreamers

 

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Rien que le titre du jeu m’a donné envie de m’y pencher. Bien sûr, la raison principale est que je voulais y jouer parce qu’il est soi-disant un spin-off de Chrono Trigger, venant éclairer certains points, mais je l’avoue à nouveau, le titre me plait tout particulièrement. Je ne le trouve pas nécessairement parfaitement adapté au jeu, quoiqu’on puisse comprendre pourquoi il a été choisi, mais il sonne bien, tout du moins à mon oreille.

J’en profite pour poser la question : pour réaliser ces rêves les plus lointains, les plus difficiles, se doit-on d’être radical, extrême, se doit-on d’être un rêveur radical ? La question se pose et pour ma part, je suis peut-être un peu jeune pour en parler correctement, je pense qu’en un sens oui, nous le remarquons que trop souvent, beaucoup de gens rentré à l’âge adulte abandonne leurs grands rêves d’enfant, ils ne se construisent plus que des rêves qui semble atteignables, acceptés et soutenus par la société dans laquelle ils vivent. C’est tout à fait compréhensible, honorable peut-être même en un sens, mais cela me chagrine aussi. Un rêveur radical, est-ce celui qui n’abandonne pas si vite ou pas du tout ses rêves ? C’est possible et l’idée me plait. Une idée belle n’est pas forcément une idée vrai, ni même juste, mais c’est généralement une idée plaisante.

Que chacun se fasse son avis. Parlons concrètement du jeu.

Je précise tout d’abord, que je n’ai complété que le premier arc, le plus important et principal, celui qui débloque les autres, et le seul qui est intéressant scénaristiquement parlant pour mieux comprendre la série Chrono, les autres se déroulant dans des univers parallèles à celui-ci. Les raisons de cette route incomplètes sont nombreuses mais en voilà deux : la première s’explique par les conditions personnelles de jeu, que je développerais plus loin, la deuxième est que le jeu ne m’a pas tant séduit au point de vouloir le faire dans sa complétude, peut-être suis-je une feignasse mais chez Kritikos Geek, on privilégie le plaisir de jeu avant tout, il y a le plaisir puis la critique, jamais la critique avant le plaisir. On écrit parce qu’on a quelque chose à dire, on ne joue pas parce que l’on veut dire quelque chose. Et puis, je me bornerai à vous parler de ce que j’ai connu, je n’ai pas la prétention d’en dire plus, de juger les autres arcs. A quoi bon parler de ce que je ne connais pas ? J’en parlerais mal, je n’en tirerai aucun plaisir et aucune prétention, et je rallongerai cette critique, qui sûrement tiendra déjà sur plusieurs pages.

Radical Dreamers, édité et développé par Square Soft (Aujourd’hui Square Enix), sort au Japon le 1er juin 1996 sur l’extension de le Super Famicom, Satellaview[1]. Le jeu destiné à être joué par un seul joueur est considéré comme un croisement entre la visual novel et les livres dont vous êtes le héros. Le compositeur est mister Yasunori Mitsuda, que je ne présente plus, le concepteur est Masato Kato. Ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant le monsieur qui a participé au scénario de Chrono Trigger, Final Fantasy 7 et Xenogears[2]. Du lourd quoi.

Je pourrais en dire plus, mais l’essentiel est là. Wikipédia se chargera de vous donner des informations complémentaires de ce type.

Contexte initial

On incarne Serge, le narrateur, accompagné des deux aventuriers que sont Kid et Magil. Tous trois se rendent au manoir de Lynx, un être apparemment infâme qui possèdent la flamme de glace, une pierre aux pouvoir puissants que Kid et Magil désirent récupérer. Voilà le décor initial du jeu. Pourquoi la veulent-ils ? Qui sont Kid et Magil ? Qui est le terrible Lynx ? Qu’a-t-il fait pour que Kid le déteste tant ? Serge aime-t-il Kid ? L’arc principal se chargera de répondre à ce genre de questions, pour éviter le spoil, je les éviterai donc.

Conditions personnelles de jeu

Si vous avez lu ma critique précédente sur le grand frère, Chrono Trigger, vous savez déjà que chez Kritikos Geek nous pensons que de spécifier nos conditions de jeu à nos lecteurs, est un élément constitutif de nos critiques, car c’est un point qui influence passablement l’expérience de jeu de tout joueur. C’est un peu la partie où je vous raconte partiellement ma vie, sans gros intérêt malheureusement, en espérant toutefois qu’elle peut vous aider à mieux saisir ma critique dans son ensemble.

Pour Radical Dreamers, les conditions ne sont justement pas les mêmes que d’habitude, il est donc particulièrement utiles de prendre le temps de les développer. Lors de la phase de jeu et une partie de la phase d’écriture, j’étais en camps scolaire avec une classe de primaire, en tant qu’accompagnant. Vous vous en doutez,  je n’avais qu’un temps limité à y consacrer, peut-être même aurais-je dû ne pas y jouer car la fatigue en fin de journée, malgré toute l’énergie et la joie qu’une troupe d’enfants peut m’amener, je suis littéralement crevé, crevé comme un ballon de football après que Marc Landers ait shooté dessus. C’est donc relativement fatigué que j’ai joué et écrit, fatigué certes mais de bonne humeur tout de même.

Mon canapé chéri n’étant pas là, c’est sur un lit plutôt confortable à mon goût sur lequel j’ai joué, avec ma manette de 360, sur mon Asus, la lumière éteinte car mon compère dormait ou s’endormait après sa lecture du soir.

La traduction utilisée est celle de Terminus, comme d’habitude, équipe que je remercie encore une fois pour leur excellent travail et leur dévouement pour cette série. Square Soft, je l’espère, a pris un jour le temps de les remercier car ceux-ci ont sans conteste participé à leur faire une bonne réputation en traduisant cette série phare.

Comme d’habitude aussi, pour les besoins de l’émission muette TG !, j’ai enregistré ma partie en plusieurs fois, chose qui affecte aussi, quoique faiblement ici, mon expérience de jeu.

Un autre point important : j’ai découvert que l’on pouvait sauvegarder après avoir perdu deux fois, heureusement, jouant sur émulateur, j’ai pu usité de cette invention ayant révolutionné l’univers vidéoludique, la sauvegarde hors-jeu, qui je l’avoue, m’a bien sauvé la mise une fois ou deux. L’émulateur utilisé, je le précise, est Snes9x, et sachez également que je n’avais jamais joué au jeu auparavant et que c’est en m’intéressant il y a peu au monde des Chono que je l’ai découvert.

L’épisode le moins connu de la saga

De la série Chrono, Radical Dreamers, semble sans conteste celui dont on a le moins parlé. Les raisons de ce presque mutisme généralisé sont probablement nombreuses et difficilement identifiables dans leur totalité. Je vais tout de même tenter d’en découvrir quelques-unes, qui me semble-t-il, sont évidentes pour moi.

La première est que le jeu, hormis son ancrage scénaristique dans le monde de cette saga, n’a pas beaucoup de points communs avec le petit, ni le grand frère. C’est un jeu de rôle certes mais au gameplay et à l’ambiance totalement différente. Ce n’est point une reproche, juste une simple constatation.

La deuxième raison, peut-être la plus évidente, en supposant que le concept d’évidence soit un concept utile et ayant une référence réelle, est qu’originellement Radical Dreamers n’est jamais sorti ailleurs que de son pays d’origine, le Japon[3]. Il a fallu que des équipes de traductions amatrices s’en occupent, des gens maniant avec aisance le hacking de roms.

Troisièmement, le jeu est sorti sur Satellaview, la fameuse extension de la Super Famicom, sorti uniquement aussi au pays du soleil levant. Une extension aux ventes insuffisante selon Nintendo, dont la production s’est arrêtée en 2000[4], alors que la Playstation régnait déjà plus ou moins en maître depuis quelques années : la tête des joueurs étant to en tourné ailleurs en 1996, alors que la console de Sony s’était vendu à environ plus de deux millions d’unités[5].

Voilà les trois points utilisables comme trio hypothétique expliquant partiellement seulement, l’ombre projeté sur le jeu, alors que la lumière baignait sur ses deux autres compères.

Pourtant, selon moi, tout fan sérieux de la série Chrono, si toutefois le scénario est l’un de ses intérêt, possibilité qu’est largement imaginable, se doit une nuit ou l’autre, de jouer à Radical Dreamers, jeu relativement court et atypique par rapport aux deux autres.


La suite de l'article sur le site de Kritikos Geek: http://kritikosgeek.com/2014/12/04/radical-dreamers/



[1] http://www.lafindestemps.net/radical-dreamers-presentation.html

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Masato_Kato

[3] http://www.lafindestemps.net/radical-dreamers-presentation.html

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Radical_Dreamers:_Nusumenai_H%C5%8Dseki

[5] Ibid.

01/02/2015

Chrono Trigger

 

Chrono_Trigger_cover.jpgIntroduction

Tel un perroquet qui ne semble point parler mais juste répéter, permettez-moi chers lecteurs, en supposant qu’il y en a, de marteler à nouveau, ce que des centaines ou des milliers de joueurs dans le monde, ont déjà martelé. Le perroquet, dans la suite de l’article, peut-être, après s’être entraîné à l’art de l’imitation, saura parler, saura être original.

Chrono Trigger est un jeu vidéo de type  « jeu de rôles » héroïco-fantastique, développé par Square Soft,Inc./Square Co,Ltd, qui après le rachat cocasse d’Enix se nomme aujourd’hui encore Square Enix, sorti sur Super Famicom en premier, puis quelque temps après sur Super Nintendo.

Le titre a pointé le bout de son cul le 11 mars 1995 au Japon (Super Famicom) et, après une phase d’adaptation et de censure partielle, le 22 août de cette même année chez nos confrères adorés et consciencieux d’Amérique du Nord (Super Nintendo)[1].

Pour produire ce jeu, que beaucoup affectionnent tout particulièrement, notamment ceux qui l’ont connu à l’époque, et qui le considèrent encore aujourd’hui, malgré la multitude de jeux du même type sortis, comme l’un ou Le meilleur RPG (Rôle Playing Game in english please), Square Soft a réuni ce que l’on appelle aujourd’hui encore, La Dream Team[2]. Attention, ce nom n’est pas d’appellation d’origine étrangère, non messieurs et mesdames, c’est au sein même de l’entreprise qu’il est né. C’est une auto-proclamation, certes quelque peu mégalomane mais toujours aussi admirable de par son audace, tout du moins pour certains, qui ne la nieront pas, et tout au contraire la défendront. Sinon, sachez que leurs talons vont bien.

Fameuse et ayant résisté au temps et au cœur changeant des joueurs, La Dream Team était, selon la légende, composée d’Akira Toriyama, le célèbre mangaka, père de Dr. Slump et de Dragon Ball, Nobuo Uematsu, compositeur reconnu dans le milieu, Yuji Horii, le créateur de Dragon Quest, Kazuhiko Aoki, l’assembleur principal de cette équipe et créateur vidéoludique reconnu et bien sûr Hironobu Sakaguchi, qui est juste le créateur de la série Final Fantasy[3]. Rien que ça. Toriyama s’est occupé de l’esthétique du titre, Uematsu ET Yasunori Mitsuda que l’on ne doit pas oublié même si on ne le met pas toujours dans La Dream Team, duo comparable à Ben et Olivier, se sont occupés de la musique, horii jouait le rôle de superviseur, et Sakaguchi en tant que designer[4]. Voilà donc le noyau dur de l’équipe qui est derrière et devant Chrono Trigger.

Le jeu est devenu culte pour beaucoup, comme je le disais en d’autres termes plus haut, et une chose l’atteste selon moi : ses nombreux portages. En effet, celui-ci a été adapté sur Playstation en 1999 par la compagnie TOSE, très peu créditée et créatrice des séries Game and Watch, en 2001 il apparait dans la compilation Final Fantasy Chronicles en Amérique du Nord, en 2008 sur Nintendo DS chez nos les bridés puis chez les bouffeurs de burgers, et, et, et, et, enfin, alléluia, officiellement en 2009 en Europe, pour le plus grand plaisir des joueurs cultivés et ouverts que nous sommes, ou pas, sur cette même console de Nintendo ! Il sortira également sur la Console Virtuelle de la Wii, sur le Playstation Network de la PS3 et sur IOS, sans parler des petits malins qui avaient déjà pu y jouer, avant sa sortie officielle en Europe, via les émulateurs[5]. D’ailleurs, la communauté francophone avait déjà pu y jouer en français grâce à la traduction de fans, que l’on ne remerciera jamais assez. Merci Terminus Traduction !

C’est donc une flopée de générations humaines, de consoles, de mannettes, de médias et de mains sales et grasses à cause de chips, qui ont pu découvrir ce jeu. Si c’est un jeu culte, ce n’est pas seulement parce que les fans de la première heure le disent, ni parce qu’en leur prime jeunesse il avait fait un BOOM au Japon (Environ deux millions de cartouches vendues en moins de deux mois)[6] et un boom en Amérique du Nord, mais c’est justement parce que des joueurs plus jeunes, plus tardifs, ont tenu le même discours, alors que leur mains avaient approchés des jeux comme Final Fantasy 7 et autres RPG reconnus comme excellents. Le jeu a semble-t-il pris aucune ride. Comme quoi, en déplaise à certains, les graphismes réalistes poussés presque à l’hyperréalisme, ne font pas tout, et ne suffisent pas à faire un jeu culte. Sinon Ryse en serait un. En plus de cet avis trans-générationel, j’en discuterai un poil plus tard, le jeu est né avec son lot révolutionnaire. En plus le jeu est bourré d’humour.

Conditions personnelles de jeu

Afin de mieux comprendre cette critique, il peut être utile de les spécifier. En effet, notre plaisir lors d’une partie est partiellement conditionné par celles-ci. En effet, imaginez jouer la tête à l’envers. Imaginez jouer dehors, lorsqu’il fait -5 degrés. Imaginez jouer à un jeu musical alors qu’il y a un bruit pas possible venant de la chambre de votre sœur. Bref, les exemples peuvent être nombreux.

J’ai terminé le jeu il y a quelques années sur émulateur, avec la même traduction, mais aussi sur DS à l’époque. J’avais envie d’y rejouer et j’ai donc repris la version émulateur, traduite par Terminus Traduction. Le jeu a été pensé à la base pour être joué avec la manette de la Super Famicom, pour ma part, j’ai utilisé la manette de la Xbox 360 puisque j’y ai joué sur émulateur, mais cela heureusement n’affecte pas vraiment l’expérience de jeu. Mon ordinateur est un Asus et l’émulateur usité est Snes9x.

Pour le besoin de l’émission muette TG !, j’ai enregistré mes parties, afin que moi comme vous puissions les consulter au besoin. J’ai divisé les sessions d’enregistrement, j’ai donc parfois coupé volontairement ma partie afin de lancer ou terminer un enregistrement. Cela affecte forcément l’expérience de jeu in game. J’y ai aussi joué avec le système de combat actif et j’ai utilisé les guides sur internet pour m’aider partiellement lors des quêtes dites secondaires. Peut-être pas si secondaire que cela, nous le verrons.

J’y ai joué assis tranquillement et confortablement sur mon canapé, dans ma chambre, bien souvent le soir, la lumière éteinte. Ces temps-ci je suis particulièrement de bonne humeur. Voilà, voilà, après avoir raconté ma vie, passionnante certes, continuons.

Cette continuité me mène à une analyse, toujours de la part du perroquet unique, non-essentielle mais utile et traditionnelle, de la description du contexte initial dans lequel nous place le jeu.

Le contexte initial de Chrono Trigger

Avant toute chose, le jeu nous demande si nous désirons que le mode de combat soit de type Actif ou Stop. Le choix est très important, bien que changeable durant la partie, celui-ci va conditionner une partie importante du gameplay et de la difficulté du titre. Si vous choisissez le mode actif, lors des phases de combats, les ennemis vous attaqueront pendant même que vous choisissez votre action pendant le tour de vos personnages. Si au contraire vous choisissez le mode de combat stop, les ennemis ne vous attaqueront pas pendant votre choix. Je le répète, le choix est crucial car il conditionne partiellement notre expérience de jeu, tant au niveau de la difficulté et du gameplay, comme dit avant, mais aussi au niveau de la valorisation que l’on accordera à nos victoires, notamment celles acquises contre des boss, et par conséquent le sentiment de gratification que l’on ressentira.

Enfin, on choisit le nom de notre héros initial, originellement Crono ici, choix qui n’influencera pas tellement notre expérience de jeu, appart que si l’on choisit comme nom par exemple « Bolos», la nomination « Bolos » se fera à chaque fois que l’on voudra faire référence à celui-ci, et que par conséquent dans des moments à l’ambiance tragique, où le jeu essayera de vous arracher des larmes, ce choix risque de ne pas participer correctement à l’expérience que les développeur voulaient que vous viviez. Oui, parce que c’est cela un jeu vidéo aussi, une expérience, pas nécessairement uniquement personnel, mais un voyage où les créateurs s’attendaient à ce que vous ressentiez tel et tel, que vous pensiez tel ou tel, qui parfois fonctionne, parfois pas, cela dépend de nombreux facteurs. Après ce choix, le jeu commence concrètement.

Nous sommes accueilli par un doux bruit océanique mêlé à des chants d’oiseaux, des mouettes semble-t-il, ainsi qu’à un bruit artificiel contrastant amplement avec ces chansons naturelles : un bruit assourdissant de feux d’artifice.

Puis, on tente de nous réveiller. C’est notre mère, qui en gros nous traite de grosse feignasse. Le chat est là aussi, nommons le «Bolos » puisque pour lui, le nom n’a aucun effet sur l’expérience de  jeu. Mère nous annonce - au joueur pas à Crono - que nous avons mal dormi car nous étions excité par la Fêtes Millénaire. Nous sommes sensé nous identifié au héros semble-t-il, d’où son côté muet notamment. Je reviendrais dessus plus tard aussi et sur l’échec partiel de cet aspect selon moi. Elle dit qu’elle désire que l’on se comporte bien aujourd’hui. Probablement sommes-nous un mauvais garnement en temps normal. On se lève, on descend les escaliers après avoir constaté que l’on ne peut interagir avec le décor de notre chambre et puis mère nous annonce de ne pas oublier d’aller voir la nouvelle invention de Lucca. D’ailleurs notre mère a oublié le nom de notre meilleure amie, merci maman pour l’attention sincère que tu me portes, mais bon, c’est juste une excuse du jeu pour qu’on puisse renommer Lucca. On sait désormais quoi faire : allez à la Fête Millénaire et voir l’invention de Lucca. Le jeu est relativement dirigiste, tout du moins pendant la quête principale. Malgré l’impression de liberté que l’on peut avoir, il n’y a pas 36’000 façon de finir l’aventure. Lors des quêtes secondaires, au contraires, nous sommes bien plus libre de commencer pas où on veut, d’ailleurs, après avoir été dirigé pendant toute l’aventure, on se sent un peu perdu une fois que l’on a une véritable liberté d’action. C’est tout du moins ce que j’ai ressenti, et je le dit tout de suite, bien que je l’ai indiqué dans la description des vidéos TG !, j’ai partiellement usité les guides du jeu sur internet pour m’aider lors des quêtes secondaires.

Nous nous dirigeons donc vers  le lieu de départ des feux d’artifice de tout à l’heure après que notre mère nous ait donné un peu d’argent. Vu qu’on est un sale garnement, on n’a sûrement pas de travail, on ne va sûrement pas à l’école non plus, d’ailleurs je ne me rappelle pas en avoir vu.

On arrive au square Leene, une petite musique de foire nous accueille chaleureusement et nous informe qu’il n’y a aucun danger ici. On parle un peu aux gens, question de ne pas jouer l’anti-social, nous nous dirigeons vers le nord et la bimbadaboum on est percute une jeune dame ressemblant étrangement à Purim de Secret Of Mana.  Elle vient voir si nous allons bien et informe le joueur qu’elle a perdu son pendentif, que celui-ci a bien évidemment vu tomber lors de la poussade involontaire. On le ramasse et lui ramène et ont fini par devenir potes. On apprend qu’elle s’apprend Marle, à condition bien sûr de pas modifier son nom.

Désireux de continuer vers le nord, malgré cette envie, deux personnages, des jumeaux semble-t-il, ils ont tout du moins le même sprite, nous empêche de continuer. Alors parlons aux autres gens de la foire voyons, peut-être trouverons nous d’autres amis ! Youpi !

On rencontre plein de gens dis donc ! Une fille qui a perdu son chat, un robot que l’on combat, un type qui nous défi dans un concours original de soda, un chat (peut-être celui de la gamine), etc. Tout le bas peuple semble s’être réuni pour festoyer dignement comme des gueux le feraient ! On remarque que l’on peut collecter des points via divers mini-jeux simples, dont un qui sera notre premier combat, et nous permettra ainsi de nous familiariser avec le système de combat. Joli détournement de tutoriel. On continue de parler à des gens parce qu’on ne trouve pas Lucca, bien qu’on imagine qu’elle soit au nord, là où le passage est bloqué par Heckel et Jeckel.

Alléluia, pour une raison qui m’échappe encore, les jumeaux sont partis, la seule qui me vient à l’esprit c’est que les développeurs voulaient que l’on fasse un tour complet de la foire. Il est temps de tester la super invention de Lucca, qui quand même n’est pas rien, elle permet la téléportation dans l’espace d’un point A à un point B. Nous on est une grosse feignasse tandis que notre meilleure amie est la plus grande inventrice de la planète, tout du moins du coin. On essaye la machine, elle fonctionne parfaitement. Mais dès que c’est au tour de Marle, BAM, un espèce de trou temporel apparait et l’avale toute crue, tandis que son collier reste sur le point A. Les gens partent comme si de rien n’étaient Vive la solidarité de cette société individualiste.

Heureusement, nous on est là. Muet, on demande quand même à Lucca de nous téléporter grâce à ce pendentif-clé. Et BAM, on se taille quelque part ! Notez qu’à la base, la machine servait bien à la téléportation, donc au voyage spatial instantannée et que celle-ci finit par servir à voyager dans le temps !

Et voilà, l’aventure a réellement commencé grâce à cette pirouette scénaristique.

Il est temps d’étudier un peu quelques aspects du jeu, dont le premier qui m’intéresse sincèrement, qui saute aux yeux : le style Toriyama. Je ne vais pas comme dans beaucoup de critiques trop traditionnelles, parler des graphismes, puis de la bande son, puis nanana, puis nanana, de manière fragmenté, enfin si, mais pour mieux parler du tout.  Je vais me concentrer sur quelques aspects en espérant pouvoir comprendre la force du tout, sans pour autant juger uniquement un élément un par un. En effet, un jeu vidéo, comme beaucoup d’autres œuvres, selon moi, ne se juge pas en partie, bien que les parties, dans une certaine mesure soient jugeables, mais c’est le tout formé par celles-ci qu’il faut surtout juger et critiquer. C’est ainsi de manière holiste que je vais procéder, bien que décomposant le tout, pour parler de ce que je pense être le plus pertinent. Il faut ainsi comprendre comment chaque élément s’inscrit dans le tout.

La touche esthétique d’Akira Toriyama

Il me semble que l’univers et le type de scénario de Chrono Trigger est totalement adapté ou tout du moins modulable pour que la patte de Akira Toriyama s’y promène allégrement. En effet, on se balade dans diverses époques : on passe d’une préhistoire remplie de dinosaures féroces et autres bêtes primitives, en passant par un soi-disant moyen-âge, un présent, jusqu’à un futur apocalyptique. Et que constate-t-on, par exemple dans l’œuvre de celui-ci qu’est Dragon Ball ? Tout simplement qu’Akira Toriyama apprécie mélanger les diverses époques du monde, bien que dans Dragon Ball elles soient condensés dans un seul présent. En effet, on y retrouve des dinosaures, des machines à remonter le temps et autres technologies encore inexistantes aujourd’hui mais que l’on imaginerait dans un futur proche ou éloigné, des tyrans, des dieux, des extra-terrestres, bref, vous m’aurez compris, ce que l’on morcelle dans Chrono Trigger, on peut le trouver dans le monde de Dragon Ball. Je généralise un tantinet bien sûr mais cela me semble correct. D’où le fait qu’Akira Toriyama soit un membre pertinent de l’équipe.

Ses inspirations, pas la peine d’aller les chercher loin, il suffit de faire quelques comparaisons éclairantes.

Comparez le visage de Crono et celui de Sangoku, comparez Lucca à Bulma ou à certaines représentations d’Arale de Dr.Slump, ou encore comparez Slash, l’acolyte d’Ozzie au Dr. Raichi[7], Dr. Désireux d’exterminer Sangoku et ses amis pour venger son peuple déchu.

Le monde lui-même est typique de l’artiste, tant les éléments naturels que les éléments artificiels.

Certains pourraient s’en plaindre, bien que je n’en ai pas trouvé pour l’instant, tant les fans du monsieur sont nombreux mais si c’était le cas, pourquoi ?

Bien sûr, malgré la patte Toriyama que l’on retrouve partout sans peine, le monsieur ne s’est pas que reposé sur son style, il a utilisé son style, non pas pour nous balancer des portraits tout cracher de ce qu’il avait inventé plus tôt, mais pour donner une âme cohérente à ce monde et aux personnages. Ce n’est pas pour rien que beaucoup de joueurs sont attachés aux personnages principaux du jeu, notamment Magus, car l’aspect de ceux-ci, malgré leur ressemblance avec d’autres personnages de l’artiste, ont tous leur part d’unicité.

 

Retrouvez la suite de l'article sur : http://kritikosgeek.com/2014/11/30/chrono-trigger/


[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Chrono_Trigger

[2] http://chrono.wikia.com/wiki/Dream_Team

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] http://fr.wikipedia.org/wiki/Chrono_Trigger

[6] Ibid.

[7] http://dragonball.wikia.com/wiki/Dr._Raichi

 

Source image: http://chrono.wikia.com/wiki/Chrono_Trigger

 

 

04/01/2015

Le jardin des mots

 

jardin_des_mots_shinkai.jpgLe jardin des mots, The Garden of words ou Kotonoha no niwa, est un film d’animation japonais réalisé en 2013 par Makoto Shinkai.

Réalisateur et graphiste de jeux vidéo, il a notamment réalisé les films La Tour au-delà des nuages et 5 centimètres par secondes et autres court-métrages. Salué parfois comme le nouveau Hayao Miyazaki, dont il est un fan absolu selon ses dires et dont il s’inspire aussi très probablement.

Le bonhomme n’est pas dénué d’intérêt mais c’est son dernier film qui m’intrigue ici. Il faut justement savoir qu’à la base c’est justement un film mais un roman et un manga ont suivi, tant le succès fut grandiloquent. Pour être franc, je me suis procuré les trois d’un coup, j’ai eu une confiance aveugle, que je ne saurai pas totalement expliquer, rien qu’en lisant le synopsis du manga et en parcourant quelques pages. Je crois que ce qui m’a convaincu est la simplicité qui s’en dégageait. Et aussi, je dois l’avouer, ça parlait poésie, chocolat et sentiments très rapidement.

Simple dans la mesure que c’est le quotidien banal qui est en jeu. Ce n’est pas le genre de film où nous voyons d’énormes combats épiques et improbables. Cela rappelle justement une des caractéristiques majeurs d’une partie de la filmographie de Miyazaki : un quotidien, parfois magique et mystique certes, comme dans Mon voisin Totoro par exemple, bien que sa filmographie ne manque pas d’aventures non plus.

Nous suivons donc l’histoire d’un jeune lycéen, Takao, rêvant de devenir cordonnier. On ne sait d’ailleurs pas bien pourquoi, cela semble lié à sa mère et à son enfance. Il décide, chaque jour de pluie, de sécher les cours le matin afin de dessiner des modèles de chaussures, notamment féminin, dans un jardin, sous un petit abri. Là, il rencontre systématiquement une jeune femme, Yukino, relativement mystérieuse car dès le matin elle boit de la bière et mange du chocolat. Petit à petit ils apprennent à se connaître et une habitude implicite se met en place : lorsqu’il pleut, tous deux se surprennent à se réjouir de ce temps, car ils savent qu’ils vont se revoir à nouveau. Yukino est clairement plus âgée que Takao, pourtant, ils s’entendent particulièrement bien et se soutiennent mutuellement. Mais la fin de la saison des pluies approche et le prétexte béni du temps qui leur permet de se revoir va bientôt disparaître…

N’est-ce pas là un contexte initial des plus banals ? Rien d’extraordinaire, rien de particulièrement dingue. Le jeune homme veut devenir cordonnier, pas un aventurier ou un autre rêve impressionnant, juste un simple cordonnier. N’est-ce pas là extraordinaire paradoxalement ? Malgré cette banalité, nous désirons clairement savoir comment leur relation va évoluer.

Je risque de spoiler un peu à partir d’ici sans le vouloir, curieux s’abstenir.

Ce n’est pas une simple d’histoire d’amour que nous présente l’auteur. C’est plus compliqué que cela, d’ailleurs la différence d’âge des deux protagonistes est trop importante. Une relation amoureuse serait une honte, se serait mal vu, indécent dans le contexte japonais. Les deux vont pourtant apprendre à s’aimer, mais pas comme nous le voyons dans beaucoup d’histoire d’amour. C’est un amour né d’une relation bien spécifique et spéciale, dans un contexte nippon bien particulier. Ils ne savent rien l’un de l’autre, pas de leur passé tout du moins, mais agissent et se soutiennent comme deux amis, deux amants sincères.

Le format court du film, 45 minutes, la délicatesse et fluidité du dessin, sont parfaitement adaptés au propos et permet aux personnages de s’exprimer suffisamment sans jamais tomber dans le désuet et le cliché total. Vous risquez même de finir en larmes à la fin de celui-ci. Yukino s’ouvre petit à petit, elle qui pour une raison que je ne dirai pas, s’est renfermé au monde. Quant à Takao, il trouve enfin quelqu’un qui l’écoute, quelqu’un à qui parler de son rêve, le soutien, sans se moquer, sans lui dire que son rêve est inutile et impossible à réaliser.

De la banalité nait extraordinaire. La conquête des rêves est ce qui tient un homme véritablement vivant, debout et c’est les autres qui nous construisent et nous font avancer.

Un film touchant, émouvant qui nous rappelle qu’un rencontre fructueuse est parfois hasardeuse, et que pour vivre une aventure épique, il suffit parfois juste de sortir se promener sous la pluie…


Source image: http://www.aviscritique.com/1ere-video-pour-le-jardin-des...

04/12/2014

Georges Brassens, la mauvaise réputation - Film biopic

georges brassens, la mauvaise réputation, film, entier, youtube, article, présentation

Un excellent biopic, tout du moins qui m'a plu et m'a permis de mieux connaître l'artiste, ses chansons, ses choix!

Je ne suis pas un expert mais il semblerait qu'il soit relativement fidèle à l'histoire du gaillard.

Je vous le conseille et vous le partage ici-même!

Enjoy!

Source image: http://www.georges-brassens.fr/reperes-chronologiques-1.h...

20/11/2014

La vie et mort d'Andy Warhol(a)

4439969_7_552c_andy-warhol-et-ultra-violet-a-droite-en_9abf7bf14bf7f162f8cdc5b3f88c64e2, pop art, art contemporain, andy, photo, factory.jpgOn ne présente plus le monsieur, tout du moins nominalement. Qui n'a pas entendu parler d'Andy Warhol? Il faut vivre dans une grotte ou n'avoir rien à voir avec la culture occidentale et/ou américaine.

Je n'ai jamais eu beaucoup de sympathie pour l'homme et pour les quelques œuvres que je connaissais de lui.  Ce documentaire de plus de 230 minutes - Quand même! Et je l'ai vu d'un coup - m'a partiellement fait changer d'avis, à mesure que je découvrais les détails de sa vie et la profondeur de son œuvre générale. En apparence ou en fond, le personnage est vraiment impressionnant!

Si le pop art vous parle ou qu'une grande figure contemporaine vous intrigue, vous ne regretterez point d'accorder votre temps à ce documentaire, malgré sa longévité.

Sur ce lien voici un extrait: http://www.imineo.com/documentaires/arts/beaux-arts/vies-...

 

Source image:

15/11/2014

Godzilla

Alors, j'avoue direct, je me suis endormi lors du film, non pas parce qu'il est mauvais ou chiant, quoique peut-être un peu lent au début à cause d'un rythme qui aurait pu être meilleur, mais à cause de Dame Fatigue!

Godzilla VS Les Mutos! Baston de géants!

Je n'en demande pas plus en ce moment, depuis quelques mois en effet, mon côté gros beauf prend le dessus cinématographiquement parlant.

Ce que j'ai aimé est à quel point la géantissime bête apparait! Elle se découvre petit à petit jusqu'à apparaitre entièrement sous nos yeux ébahis.

Le film reste moyen dans son ensemble selon moi mais largement comestible!

Enjoy!

 

13/11/2014

LFG : Looking For Game - Le joueur du grenier et Krayn

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Ceux qui trainent sur jeuxvideo.com et/ou qui sont fans de mmorpg en règle générale, connaissent déjà surement l'émission dont je vais vous parler : Looking For Game !

Présenté par Fred, alias le joueur de grenier, Et Krayn, un pur fan et expert de mmo, l'émission se déroule en 4 parties par jeu. cette forme était l'émission traditionnel, mais depuis peu l'émission consacre une grosse vidéo par jeu, par souci de ne pas couper l'expérience du visionneur. Ce n'est pas plus mal.

Tous ceux qui s'intéressent à ce type de jeux - Hack N slash compris- ne devraient manquer cette émission sous aucun prétexte!

Krayn est souvent plus calé que Fred ( Manque de temps pour le JDG peut être), selon le jeu, Fred joue donc souvent le rôle de celui qui pose les questions et qui s'occupe des transitions.

Enjoy!

 

Source image: http://www.jeuxonline.info/actualite/42423/looking-for-ga...

08/11/2014

Le Labyrinthe - The Maze Runner

le labyrinthe, film, maze runner, cinéma, adolescence, métaphore, vie, présentationLe film, selon moi, a au moins deux grilles de lectures, l'une littérale bien sûr et l'autre métaphorique.

La première nous dit simplement que divers jeunes hommes se retrouvent malgré eux, sans savoir pourquoi ni comment, en plein milieu d'un labyrinthe étrange, sans jamais pouvoir le traverser.

Ils vivent tous ensemble en se séparant les tâches à aire afin que la communauté survive du mieux qu'elle peut.

La grille métaphorique nous dit que tout le film est une grande image de l'adolescence. Si si regardez bien, vous le verrez par vous même aisément.

Le héros principal arrive et ne sais pas ce qu'il fait là, ni ce qu'il doit faire.

On lui propose une place fixe et non-original mais elle ne le convient pas, il a besoin d'aller au-delà de ces murs.

Il est différent alors certains veulent lui mètrent des bâtons dans les roues, tandis que d'autres le suivent. Il est un meneur, pas un suiveur, c'est ce qui le démarque de beaucoup d'autres.

Il tente de comprendre son monde mais au fond il est perdu.

Tout cela sont des caractéristiques et des phases typiques attribué à l'adolescence dans nos sociétés.

D'autres évènements que je ne veux pas spoiler, confirme cette théorie selon moi!

Je ne l'ai pas plus aprécié que cela, disons que j'étais bien entouré et que cette idée de métaphore me plaisait, ce qui m'a permis de tenir tout le film sans m'endormir.

Enjoy!

Source image: https://cinemadefreddy.wordpress.com/2014/10/19/critique-...

06/11/2014

La banda Picasso

la banda picasso, film, max jacob, pablo, marie, fernande, manolo, guillaume apollinaire, peinture, écriture, sculpture.jpgLe film met en scène une bande de joyeux lurons, très connus pour la plupart: Picasso bien sûr comme le nom du film nous le suggère, Manolo un sculpteur espagnol, Max Jacob le célèbre fou qui s'est converti au christianisme et qui croyait voir des anges, Braque le cubiste et le fameux poète Apollinaire. La banda Picasso a de la gueule n'est-ce pas?

Le film commence en 1911 alors qu'Apolinaire et Picasso sont accusés du vol de la Joconde! Rien que ça! Le film revient ensuite en arrière afin de mettre en lumière les événements qui ont précédé celui-ci, tant formels que relationnels.

L'on peut ainsi suivre l'évolution de la peinture de Picasso durant cette période et notamment l'évolution du tableau "Les dames d'Avignon", tout en restant attentif à quelques unions amicales et amoureuses. La rencontre de Picasso et Braque est par exemple importante pour comprendre les toiles des deux gaillards à ce moment là car en effet, les deux se sont beaucoup influencés et ont construit le cubisme ensemble.

Si vous vous intéressé au mouvement cubiste, impressionnisme (Manet fait des apparitions épisodiques) ou même le fauvisme, je vous le conseille très fortement.

Voici la bande annonce du film:


 

Source image: http://www.seriebox.com/cine/la-banda-picasso.html

05/11/2014

Man to Man - Régis Wargnier - 2005

Man_to_man, régis wargnier, hugh bonneville, berlin, 2005, jamie dodd, anthropologie, commerce, pygmée, homme, femme.jpgLe film, réalisé par Régis Wargnier d'après un scénario de William Boyd,  commence par une véritable chasse à l'homme : deux blancs, un homme et une femme, sont aidés par quelques guerriers d'une tribu pour capturer deux pygmées ; un mâle et une femelle comme ils le disent. Évidemment, cette chasse n'a pas pour but d'accrocher leur tête dans leur nouveau chalet en Suisse : non, le cher monsieur pense que ceux-ci sont les probablement les ancêtres communs de tous les hommes. La théorie est audacieuse certes mais cette hypothèse mérite-t-elle que l'on capture des êtres humains vivants afin de les étudier, les analyser ? Cette question nous taraude bien vite. Si ce sont des êtres humains, non pas seulement physiquement car physiquement il n'y a aucun doute, ils nous ressemblent énormément, mais aussi émotionnellement/sentimentalement/intelligemment parlant, alors personne n'est légitimé à les capturer et analyser. Par contre, si comme le pense nos héros au départ, ceux-ci n'ont que très peu de capacités cognitives, alors, selon le film tout du moins, nous sommes légitimé à les capturer pour analyses.

Au début, les protagonistes principaux considèrent nos deux pygmées comme des sous-hommes et le reste du film, vous vous en doutez bien, va au contraire légitimer le fait de croire que finalement ils sont comme nous et non pas juste un chaînon manquant dans l'évolution, lien entre nous et les chimpanzés.

Le film porte un regard intéressant sur les notions de "civilisation" et de "sauvage", en y intégrant tous les aspects incarnés : le gars qui pensera toujours qu'ils sont des sous-hommes, celui qui change d'avis, celui qui s'en fou, celui qui hésite, etc... Pour étudier ce genre de notion je vous conseille notamment Montaigne, dans ses essais il accorde une analyse à ces deux mots.

Le film est émouvant, préparez vos mouchoirs les amis!

Terminons par une petite citation de l'ami Montaigne justement :

"Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage"

Aight!

 

Source image: http://www.cinemapassion.com/jaquettesdvd/Man-to-man.php

02/11/2014

Continuation d'orientation pour le blog

 

 

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Lundi : la citation de la semaine

 

Mardi : poésie de mon cru ou d’un autre

 

Mercredi : un texte plutôt philosophique

 

Jeudi : présentation d’un artiste ou autre youtubeur

 

Venderdi : un texte portant plutôt sur l’art et la culture, à Genève, ailleurs ou en général

 

Samedi : un jour consacré aux jeux vidéo

 

Dimanche : « Les Mots Du Nouveau-Monde »

 

 

 

Bien sûr, le programme peut être altéré selon mon envie, mes motivations ou l’actualité. Je ne tiens pas à me priver d’écrire quoi que ce soit, mais comme dit tout à l’heure, juste à mieux régulariser ces pages pour la nouvelle année académique à venir.

 

J'espère que cela vous plaira, petit à petit il y a toujours plus de visites, ce qui est vraiment génial à mes yeux!

 

Merci à tous, même aux trolleurs!

 

Source image: http://www.bonjourpokemon.fr/chrysacier-pokemon-insecte

 

01/11/2014

Yuyu Hakusho

YYK_protagonists.jpg

 Ça c'est du manga!!!!

Des personnages attachants et relativement profonds, un monde original, notamment celui des démons, et surtout des putains de combats de dingues!

Je vous le conseille vivement et dailymotion est là pour cela!

Voici une petite présentation de celui-ci par le chef manga:


Source image:http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_YuYu_Hakusho_charact...