24/04/2016

Gamosophy

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05/07/2015

Qu'est-ce que la poésie?

Si la réalité dépasse la fiction

Je suis alors fictivement réel

 

Effectivement

C'est bien là le début d'un poème de branleur

Branlette intellectuelle dit-on parfois

 

Il faut lui rajouter

Quelques hirondelles, le vent et Aphrodite

C'est plus poétique

Il faut parler de réalité (C'est fait!), de rêve,

D'univers et d'être humain

C'est poétique aussi

 

Ou alors on peut se la jouer contemporain

Un . par ci

Un . par là

...

---

(Vrooooooom)

+++++++

J'y comprends rien

Merde

 

Je peux rimer

Je peux aimer

Une rime aimante

Une amante rimante (Ça se dit?)

 

Merde à la fin

Qu'est-ce que la poésie?

C'est peut-être cela

Ce n'est peut-être rien

C'est peut-être une bavarde

Ou une silencieuse

 

Je la trouve plus belle quand elle se tait

C'est une femme farouche et sûre d'elle que voulez-vous

 

Je l'aime en silence

Comme la fin

Comme le dernier point

Comme le dernier poème

21/06/2015

Ce soir-là

 

 

Je ne sais pas comment te l’écrire

Et encore moins comment te le dire,

Je me lance pourtant comme s’élance le vent

Car il n’est jamais trop tôt pour ce que l’on ressent.

Ce qu’on le ressent, on le ressent, on y peut rien.

 

Ce soir-là,

Ton regard profond était pareil à l’océan,

Ses fonds mystérieux comme les amours naissant.

Sous ta peau se dissimulait le vaste ciel

Accompagné de doux nuages au goût de miel.

Tes lèvres étaient l’entrée du paradis,

Quant à ta voix, elle vibrait tel l’infini.

 

J’ai cru sentir ta beauté, ton cœur,

Ton rire, ton malheur et ton bonheur.

Je te connais si peu, tu peux t’enfuir si loin,

Il me reste tout à découvrir au lointain.

 

Pourtant,

Je n’ai plus qu’une seule envie ;

Faire tendrement l’amour à ton bel esprit.

Ah,

Et à ton corps aussi.

31/05/2015

Révisions

 

J'aime ce qu'elle fait et ce qu'elle ne fait pas. Il y a des fois, comme celle-ci même, je la regarde tout simplement faire des choses plus simples encore. Je regarde et je pense, je contemple et je ressens.

Elle révise.

Elle tourne les pages noircies de ce polycopié comme le vent caresse les coiffures arbresques, assise élégamment - suis-je jaloux d'une chaise ? - sur ces fesses de marbre moelleux.

En baillant, elle semble expirer le monde entier et ses éléments, elle est ce microcosme, miroir de la création originelle.

Cette clope à la bouche, étreinte par ses douces lèvres, éteinte pour l'instant - ah non elle l'allume finalement, enfin - symbole de destruction; elle la maîtrise de sa sainte main et dompte le feu prométhéen. Et les pages tournent encore entre ses doigts, et tournent et tournent et tournent.

Que lit-elle ? Qu'importe, elle lit et moi je lis en elle comme en un livre fermé. Vous savez ces fameux livres qui attirent l'œil avec un quatrième de couverture alléchant dont la bonne réputation ne fait qu'accroître. Parfois on est déçu à la lecture, quant à elle, non, point de déception, elle est ce livre fermé, que l'on ne lira jamais entièrement; les abysses sont trop profondes, sans cesse en expansion, trop de richesses pour toutes les amasser. Avez-vous déjà essayé de comprendre et de lire les signes de l'infini ? Impossible.

Une taff par ci, un coup de fumée par-là, elle écrase passionnément ce poison dans le cendrier d'en face. Quand elle fume, elle ressemble à ce train d'antan qui nous transporte loin dans le temps et l'espace, ces lieux animés qui nous dessinent tant de paysages. L'on devrait payer notre place ni selon l'intérieur du train ni selon sa vitesse, mais selon ce que celui-ci nous dévoile par la fenêtre: dans son cas, j'ai l'impression prenante d'être tout le temps en première classe contemplant ce qu'aucun n'a jamais contemplé: l'invisibilité du réel.

Elle note des signes hiéroglyphiques; peut-être un dialecte sumérien ou du magyar plus ancien, que sais-je, peut-être ai-je devant moi des futures tablettes prophétiques. Ou alors c'est juste ses notes de cours. Je ne sais pas ce qu'elle écrit, je n'arrive pas à le lire, elle écrit mal si bien.

Je sais tout du moins une chose, ce qui n'est pas négligeable au vu de l'étendue de mon ignorance: elle a inscrit en moi des signes magiques, des enchantements puissants, sorcière aimée et aimante, je suis volontairement sous son emprise - et à l'entrée de mon cœur, elle a déposé une entaille. Elle s'y est engouffrée, toujours plus profondément, et au fond de cette caverne aortique, elle a allumé un feu de joie, réchauffant mon corps et mon esprit, chassant les démons et m'ouvrant la voie à l'aventure. Eh oui vous savez bien, ces aventures que l'on ne vit jamais car on les croit impossibles. Possible.

Dites-moi mes chers, mes chères, pourquoi ai-je l'impression de me rapprocher du divin en aimant une telle femme ? Ne dit-on pas que Dieu n'est qu'amour? C'est peut-être là que réside la beauté de l'amour que l'on se porte sincèrement : le pouvoir de faire naître l'infini du fini.

17/05/2015

Bzzz

 

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Bzzz bzzz bzzz bzzz

C’est le chant de l’amour floral excité par les messagères dorées !

C’est un peu gênant je vous l’accorde mais écoutez attentivement cet extase :

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Bzzz bzzz bzzz bzzz

C’est toute une orgie qui se déroule sous nos oreilles.

Ce n’est plus du voyeurisme mais de l’écouteurisme !

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Grâce à ces guerrières, nous savourons une substance proche de l’Ambroise olympienne ;

Douceur divine aux milles rôles.

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Elles seront accueillies au paradis les ailes grandes ouvertes.

Elles ne sont pas seulement messagères des amants mais aussi celles de la vie.

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Que serait l’état planétaire sans elles ?

Alors que nous, misérables que nous sommes, dépendons d’elles et ne servons à rien.

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Elles,

Elles,

Elles,

Ecoutez encore cette musique qui se raréfie :

Bzzz bzzz bzzz bzzz

Car on la contemple de moins en moins :

Bzzz bzzz bzzz

Bzzz bzzz

Bzzz

Bzz

Bz

19/04/2015

Pensées passéistes

 

 

Passé perdu m’entends-tu ?

Rends-moi donc mon cœur fendu.

Passé perdu m’entends-tu ?

Rends-moi donc mon cœur fendu.

 

Ciel bleu, terre-mère,

Bêtes sauvages, plantes vertes,

Soleil lunaire, lune ensoleillée,

Que seraient nos âmes sans vous ?

 

Penses simplement que tu m’attends,

Je reviendrai sur le champ.

Penses simplement que tu m’attends,

Je reviendrai sur le champ.

12/04/2015

Les poèmes de Xanthriel la ménestrelle

 

Maître Talagan

Quand mon corps sera inerte

Nourrissant l’herbe verte,

Quand les vers dévoreront

Ma chair putride à foison,

Aux ennemis qui au sol m’ont fait tomber,

Aux amis qui se sont battus à mes côtés,

Dites-leurs que j’ai vécu au temps de Talagan,

Sauveur des trésors d’Edhelion,

Dites-leurs que j’ai vécu au temps d’Elrond,

Sage semi-elfe, seigneur d’Imladris,

Dites-leurs que j’ai vécu au temps d’Edhelben,

L’un des plus grands combattants de tout l’Ered Luin,

Dites-leurs simplement que j’ai vécu au temps des grands rois et des grands guerriers,

Que ma grandeur n’a d’égal que celle qu’ils m’ont conférée !


Une faim de loup

Les temps étaient d’acier,

Il faisait fort faim et fort froid,

Ma bourse était affamée,

Déchirée ma robe de soie.

 

L’estomac des loups hurlait

A la vue de mon croupion ;

A Ered Luin ils me traquaient,

Leur festin fut une part de mon fion.

 

Ma partie charnue saignante et à l’air,

Après ces troubles, ainsi se baladait,

Tous les mâles de la région m’accostèrent,

Ô combien de leurs viles mains me frôlaient ?

 

La fin de cette misérable histoire

Ressemble au début devant le miroir :

 

Les temps étaient toujours d’acier,

Il faisait plus faim et plus froid,

Ma bourse était davantage affamée,

Plus déchirée ma robe de soie.

 

Le bosquet aux mûres

Ce soir-là, encore, je chantais famine ;

Mon sac était un désert aride,

Mon esprit avait pris quelques rides,

Quand à mon corps, aux squelettes il se mêlait.

 

J’errais ici et là,

Partout et nulle part,

Je n’avais plus de voix,

Encore moins d’espoir,

Sans verve étaient mes vers,

Mes crachats tournaient au vert.

 

C’est là qu’il apparût à l’horizon :

Un bosquet truffé de  mûres !

Un trésor avec fière allure !

A mes yeux, un grand mois de moissons !

Je criais,

Je hurlais :

« Que la nature me pardonne,

L’heure de ses fruits sonne ! »

 

Je m’empiffrais,

Je m’empiffrais,

A m’en péter la panse,

Qu’y puis-je,

Quand on a faim mal on pense

Aux conséquences de la gloutonnerie !

Et moi,

Je m’empiffrais,

Je m’empiffrais !

Qu’ai-je obtenu au final ?

 

Deux heures après, la fringale revenait,

Point seule néanmoins

Et ni plus ni moins,

Une chiasse insondable me cernait !

 

Elle ressemblait à un tas de confiture,

Je vous l’accorde, peu attirant !

« Plus jamais je ne m’éclate aux mûres,

Je ne suis point si artiste,

Quoique cela m’attriste,

Pour mouler des bronzes si puants ! »

 

18/01/2015

Un poème sans muse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà.

09/12/2014

Voyage ailé

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Voyager

Non pas pour voir le monde

Mais pour regarder autrement


Photo By Alessandra Ramos

02/12/2014

Un autre voyage

 

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Sur cette mer de nuages

S'envole à la nage

Cet avion qui voyage.

Accompagné de Proust en manga

Je pars à la recherche du temps futur.

Le temps perdu je ne le vois

Je roule dessus, comme la route la voiture.

Si je me retourne c'est devant moi,

Derrière; ce concept n'existe pas.

J'ai bien des souvenirs,

D'aucun me viens la ire,

Je les prie chaque soir

Et me souviens dans le noir,

Je me souviens et j'avance,

J'avance et me souviens.

 

Photo By Alessandra Ramos

25/11/2014

Zombies du XIXème siècle

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Les cités sont des cimetières d'or

Où des zombies errent et se trainent ;

Ils se contemplent avec leurs regards ternes,

Se jugent, sans voir qu'ils sont déjà mort...

... Ou presque.

 

Source image: http://edmundsiderius.wordpress.com/2010/06/23/caspar-dav...

05/11/2014

L'amour perdu - Et alors?

elegie-bouguereau-1899, amour perdu, pain tiède, chaud, froid, aimer, tableau, toile, art, artiste, igor.jpgL'amour perdu est pareil au pain tiède ; il est meilleur quand il est encore chaud, tout juste sorti du four, fumant fièrement la vie - et lorsqu'alors de la tiédeur il devient dur et froid, nos dents ne veulent plus le mordre à mesure que l'odeur s'éloigne.

Cet état transitoire est sans conteste le pire des trois: chaud on ne veut ni ne peux l'oublier, froid on l'a déjà fais, mais tiède alors?

Tiède, il n'est que souffrance et souvenirs trop doux, il marche silencieusement entre le gouffre de l'éternité et celui de l'oubli, sans savoir dans lequel il va bientôt tomber.

Lorsque les mots nous ont quitté, que reste-t-il pour nous exprimer? Un sourire. Oui, c'est vrai et quelques larmes aussi.

Et alors? Et alors? Et alors? Et alors?Et alors? Et alors?

Et alors? Cet ensemble de mot est très utile. Il répond de façon rhétorique à de nombreux questionnements. Et alors? Il est une fuite, une échappatoire, toute une philosophie. C'est grâce à ce genre de mots que l'on tient encore de bout. On nous quitte. Et alors? On est malade. Et alors? Je suis triste. Et alors? 

Et alors? Et alors?

 

Source image: http://www.astrosurf.com/luxorion/psycho-rupture2.htm

04/11/2014

Parenthèse nocturne

parenthese, poésie.jpg

Une parenthèse, une rêverie,

Qu'importe, un moment, une nuit

Le temps s'est arrêté, il s'est enfuit ;

Je t'ai regardé dormir, psychopathe aurait-on dit!

Qu'importe, cela faisait longtemps que mes yeux

N'avaient pas contemplé un paysage si délicieux!

 

Source image: http://marieevegosselin.blogspot.ch/2014/06/parenthese-ou...

02/11/2014

Continuation d'orientation pour le blog

 

 

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Lundi : la citation de la semaine

 

Mardi : poésie de mon cru ou d’un autre

 

Mercredi : un texte plutôt philosophique

 

Jeudi : présentation d’un artiste ou autre youtubeur

 

Venderdi : un texte portant plutôt sur l’art et la culture, à Genève, ailleurs ou en général

 

Samedi : un jour consacré aux jeux vidéo

 

Dimanche : « Les Mots Du Nouveau-Monde »

 

 

 

Bien sûr, le programme peut être altéré selon mon envie, mes motivations ou l’actualité. Je ne tiens pas à me priver d’écrire quoi que ce soit, mais comme dit tout à l’heure, juste à mieux régulariser ces pages pour la nouvelle année académique à venir.

 

J'espère que cela vous plaira, petit à petit il y a toujours plus de visites, ce qui est vraiment génial à mes yeux!

 

Merci à tous, même aux trolleurs!

 

Source image: http://www.bonjourpokemon.fr/chrysacier-pokemon-insecte

 

29/10/2014

C'est scientifique!

 

 

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Eh les gars, vous savez quoi ?

 

Je suis plus beau que vous tous
Car j’ai une voiture de course,
C’est scientifique croyez-moi !

C’est vrai tous ce que l’on vous dit
Sur internet ou dans les musiques,
Celle-là vaut plus que celle-ci,
C’est très certain, c’est scientifique !

La science ! La scientifique science !
Tu as réponses à tout, tu sais tout,
Depuis la fin jusqu’à la naissance.

Tu crois pouvoir arriver au bout
Mais il y a des hauteurs que tu ne peux voir :
L’ignorance de celui qui croit savoir.


Source image: http://geminnov.wordpress.com/2010/10/25/innover-cest-aus...