30/10/2014

Eriah

eriah, rap, genève, artiste, interview, présentation, actualité, art et culture, l'art à genève, art de rue, paquis, faites briller la lumière, musique, MCPresque deux ans se sont écoulés depuis que son premier album, « Border line », a vu le jour, et pour notre plus grand plaisir, le rappeur talentueux et reconnu par ses pairs, Eriah, c’est-à-dire celui qui s’élève en nubien, revient titiller nos tympans et élever nos consciences avec l’EP « Faites briller la lumière ». C’est ainsi qu’il nous met l’eau à la bouche, car cet EP n’est que la prémisse réussie annonçant le prochain album : « Retour à l’essentiel », qui devrait sortir dans les alentours de janvier 2014 !

 

C’est chaleureusement, chez un fidèle ami de l’artiste, dans une ambiance détendue, qu’il a agréablement répondu à nos questions.

 

Parles nous un peu de toi. Quel est ton parcours artistique jusqu’à aujourd’hui ?

 

Eriah : D’origine mexico-argentine, influencé par divers styles musicaux, j’ai grandis aux Pâquis et j’ai le syndrome du MC officiellement depuis 99 : ma première scène était à Château Briand pour la fête de la musique, mais c’est depuis au moins 96 que j’ai été pris dans le tourbillon du rap. Après quelques collaborations fructueuses, dont une avec Cenzino, je me suis lancé en solo et commencé à travailler avec le Madness-Management. J’ai notamment été nominé dans 5 catégories aux Reprezent Awards, qui est un événement organisé en Suisse, où j’ai remporté deux prix : le premier pour la chanson E.R.I.A.H. et l’autre pour l’artiste de l’année. J’ai également remporté la première édition suisse du concours de freestyle international « End of the Week ». Mais L’événement qui fut cruciale dans ma carrière est ma victoire dans la catégorie Urbaine du fameux Festival Suisse en 2012, le M4MUSIC,  événement reconnu par le milieu musical Helvète comme étant le plus important tremplin pour les artistes en herbe. C’est ainsi que le Madness-Management et le Deep-dive music se sont associé pour m’aider au développement de ma carrière.

 

Que penses-tu de la scène hip hop genevoises ?

 

Eriah: A Genève, c’est clair et net, il y a beaucoup de talent. Malheureusement, il est difficile de mettre toute son énergie à produire sa musique, car c’est très souvent un pari risqué. De plus, on manque sérieusement du soutien effectif des différents labels, des majors, des entremetteurs et même d’une grande partie du public genevois. C’est pour cela que parfois je titille un peu le public sur scène ; on lui montre qu’on est en train de suer et qu’on a besoin de lui et de son encouragement. On tente aussi d’exporter sa musique, et pour cela on ne peut compter que sur nous. Quoi qu’il en soit, je pense vraiment qu’il n’y a pas de secrets pour construire quelque chose : il faut savoir donner de soi-même, y mettre beaucoup d’énergie et trouver les bons contacts. Le talent ne fait pas tout, loin de là.

 

Penses-tu que l’endroit où tu as grandis, donc les Pâquis, a influencé qui tu es et ton parcours artistiques ?

 

Eriah : Depuis que je suis petit, nombre de mes amis viennent de partout dans le monde. D’une certaine façon, c’est un quartier qui est une vitrine sur le monde entier. J’ai été amené à rencontrer des gens qui m’ont montré plusieurs réalités, car venant de partout ailleurs, et de suisse également, ils étaient les preuves vivantes de ce qu’il se passait en dehors et ici. Il y a une richesse multiculturelle incroyable dans ce quartier, et malgré toutes les mauvaises choses qui ont été dites à son sujet, je crois que c’est un quartier unique et qui nous réserve beaucoup de surprise. Bien sûr, il y a des côtés négatifs, mais il ne faut pas le réduire à cela. Donc forcément, le fait de vivre aux Pâquis plutôt qu’ailleurs, a influencé et influence ma personnalité, ma musique, etc…

 

Merci. Que dirais-tu de conclure en rimes ?

 

Eriah : Bien sûr.

 

Vient faire un break, le temps d’un disque, le temps qu’on respire des bonnes vibes mélangés de tristesse sur des breaks beat. Retour aux sources, au kiffe, là où les peines se brisent. Je te parle de musique salvatrice qui pousse à l’air libre. Alors faites tourner le love…

 

 

 

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15/07/2014

Une boite d'échange entre voisins

 

IMG_0433.JPGNe rêvez-vous pas parfois d’un endroit, disons un petit quartier paisible et animé, où les gens qui y vivent s’entraident dans les diverses situations de la vie ? Je suis presque sûr que oui.

Qui n’est pas déjà allé demander du sel ou du poivre à son voisin ? Qui n’a pas déjà sonner chez une voisine afin qu’elle nous accueille après avoir oublié ses clefs ? Que celui qui n’a jamais demander de l’aide me jette la première pierre !

Si vous ne rêvez pas de plus d’entraide et d’amour, moi si. C’est donc avec un énorme plaisir que j’ai découvert aux Pâquis une boite qui a pour fonction  de permettre aux différents voisins de s’échanger divers types d’objets !

Par exemple, lorsque je l’ai vu pour la première fois, il y avait des jouets pour enfant à l’intérieur, un ballon de football et divers livres, tant pour les jeunes que pour les moins jeunes ! Ce genre de boite peut nous permettre de faire une pierre deux coups : on peut se débarrasser de certains objets que l’on utilise plus du tout, tout en en faisant profiter des gens à qui ceux-ci pourraient être utiles !

Il y a des millions de façons de vivre ensemble et de se faciliter la vie mutuellement. En voilà une qui ne coûte presque rien et qui j’en suis sûr, en ont déjà fait sourire plus d’un.

Si vous en croisez une sur votre route, n’hésitez pas à y déposez quelque chose ! Vivez ! Partagez !

14/06/2014

Grande fête du quartier des Pâquis 2014

 

IMG_0495.JPGAujourd’hui dès 14h a commencé, grâce à la conjonction de 14 associations pâquisardes, une grande fête du quartier des Pâquis. La fête n’est plus une recette secrète pour ce quartier vivant et énergique, et en ce jour ensoleillé, quoique un peu venteux, le Portugal est ainsi l’invité d’honneur ! A 14h l’association « Sons do ribatejo «  proposera le repas de la journée et  toute la journée divers groupe du pays mettront le feu à la scène. A 20h30 vous aurez aussi l’occasion de découvrir la troupe portugaise « Os dinamicos », qui se chargera d’assurer avec brio le spectacle.

Plein d’autres surprises vous y attendent, alors si vous passez par les Pâquis faite un petit tour à l’école primaire !

Bonne journée !

 

13/06/2014

Irza - J'entends (2014) / Mixtape: Projectile

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Big up à Irza, un jeune rappeur genevois de talent, n'hésitez pas à découvrir sa prochaine mixtape "Projectile" le 19 juin, autant vous dire que ce sera une petite tuerie sonore!


Artiste: Irza
Titre: J'entends
Année: 2014
Album: Projectile

07/06/2014

Trois tags pâquisards

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20/03/2014

Depuis la fenêtre

pâquis.jpgDans la cité de Calvin, lorsque l’on cherche à se faire un petit plaisir discret et nocturne, on sait exactement où aller… A la rue du Rhône! Mais non voyons, qu’est-ce qu’on irait faire là-bas à 3h00 du matin ? A Champel peut-être ? Encore moins ! Allez ! Vous comprenez bien à quel type de plaisir je fais référence… Ou bien?

Rendons-nous aux Pâquis, à la rue Sigismond-Thalberg. Ici pas de prostitution. Pas à l’entrée des immeubles, en tout cas. On en retrouve seulement dans les rues voisines. Pourtant, de l’autre côté de ces immeubles, séparés par une cours, se trouve l’un des nombreux bâtiments abritant ces studios qui accueillent les clients.

C’est en fumant une petite clope sur son balcon par exemple que l’on peut voir, peu importe l’heure et le jour, des hommes, souvent d’âge mûr, accompagnés d’une belle femme. Plus la peine d’allumer sa télé, certains préfère parfois regarder dehors et contempler. Témoignages.

«La plupart du temps, on voit des filles prendre l’ascenseur avec des hommes, raconte une jeune locataire, dont la fenêtre de la chambre donne sur cet horizon parfois chaud. Celui-ci étant vitré, on voit tout ce qui s’y passe. Souvent, la prostituée et son client montent juste côte à côte mais il n’est pas rare de voir une petite main baladeuse se glisser sur les fesses de la demoiselle. Puis, arrivés à l’étage correspondant, ils s’engouffrent dans l’un des appartements. Enfin, on peut apercevoir la fille fermer machinalement les stores de sa fenêtre.»

En règle générale les gens n’ont pas à se plaindre de cette situation. «D’habitude tout se passe bien. On peut voir les clients s’en aller, en ascenseur ou en prenant les escaliers, après avoir obtenu ce qu’ils désiraient. Les demoiselles ouvrent à nouveau leurs stores. Et tout recommence», poursuit la jeune femme.

Mais parfois,les choses se passent différemment. Comme dans un film. «Un jour, il m’est arrivé d’apercevoir distinctement, deux hommes défoncer une porte d’entrée, rentrer dans l’appartement et fermer les stores. A partir de là, j’ai juste entendu quelques cris.»

On nous avoue même que la vue est telle que des résidents ont déjà constatés que certaines personnes qui semblent peu recommandables traînent dans les derniers étages du parking de la même rue, afin de profiter du spectacle!

Le quartier des Pâquis est un quartier vivant on ne peut en douter, on peut même dire de lui qu’il ne dort pas ou très peu. Les insomniaques quant à eux, qu’ils soient dehors ou chez eux, n’ont pas le temps de s’ennuyer. Il y a toujours quelque chose à voir, que ce soit positif ou pas, que ce soit en pleine rue ou depuis une fenêtre.

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11:52 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Actualité genevoise/Internationale | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

19/03/2014

Interdit de photographier

interdit, photo, igor, romain, prostitué, clien, caméra, pâquis, pâquisard, hiver, photographe, signé genève, quartier, 2014, nuit, fille, filles, rue, carrefour, coinNous nous promenions aux Pâquis, un soir d’hiver particulièrement frais, avec un ami amateur-photographe. Vous vous en doutez, nous prenions quelques photos de mon quartier afin que je puisse les envoyer à la rédaction de Signé Genève.

Tout allait pour le mieux, nous divaguions en quête de points de vues intéressants et photogéniques ; du bord du lac jusqu’au sommet des immeubles gris, notre pellicule s’inspirait. Les Pâquis étant un quartier magnifique malgré certaines apparences trompeuses, nos yeux n’avaient pas le temps de trouver l’ennui.

Malheureusement, arrivés à un croisement, nous fûmes stoppés net dans notre lancée photographique. En effet, nous avions décidé d’aller au milieu du carrefour pour prendre des photos et capter ainsi la longueur des rues l’entourant. Mais certaines filles du coin nous ont arrêté. Évidemment, ce ne sont pas elles que l’on tentait de photographier mais plutôt les rues dans leur intégralité.

Tout d’abord, l’une d’elles s’approcha bien gentiment de nous, elle nous conseilla de ne pas prendre de clichés dans ces directions. Étonnés, nous lui avons demandé pourquoi et elle nous répondit que cela ne la dérangeait pas vraiment mais qu’il y avait des gens ici qui pouvaient ne pas apprécier. Qui ça ? Des personnes qui gardaient les maisons closes du coin. Selon elle, ces mêmes personnes risqueraient de venir nous causer des problèmes et pourraient même détruire notre appareil de force.

Au même moment, une seconde fille s’avança vers nous tout en discutant en espagnole avec la première, mais celle-ci était bien moins agréable et amène. Elle a voulu vérifier nos photos. Nous avons refusé. Elle nous a bousculés. Ne souhaitant pas causer plus de problèmes, nous nous sommes éloignés. C’est leur lieu de travail et nous le respectons.

La question est : pourquoi des gens voudraient interdire de prendre des photos dans une rue publique comme celle-ci alors même que l’on ne vise rien de particulier? Une rue pourtant sensé attirer du monde et les regards. Pour ne pas déranger les clients ? Certaines filles ? Certains macs ? Au bout du compte nous n’avons pas eu de réponses.

Une chose est sûre. Il y en a certains qui ne seront pas enchantés si des caméras sont aménagées dans tout le quartier…

11:30 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Actualité genevoise/Internationale | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |