04/07/2017

Interview de Lazou_laplume, auteure genevoise de "Dans la tête de Laz qu'est-ce qui s'y passe?"!

Lazou, tu es auteure et tu viens de sortir ton premier livre (Dans la tête de Laz qu'est-ce qui s'y passe?). Que peux-tu nous dire sur cet ouvrage initiateur ?

C'est un recueil de différent textes que j'ai écrit dans des instants de ma vie, à la base je ne pensais pas me lancer et en faire un livre, mais un ami m'a dit que je devrais le faire et ne pas hésiter une seconde. C'est donc ce que j'ai fait. Aujourd'hui j'en ai une certaine fierté mais je garde les pieds sur terre car le rêve n'est jamais finit.

Un premier livre c’est bien mais qu’en est-il du deuxième ?

Le deuxième est en préparation, je ne peux pour le moment donner une date de sortie car il va y avoir une nouveauté et cela demande plus de travail. Mais dans tout les cas, il est en en bonne voie.

Tu abordes des thèmes difficiles, voir tabous ; sais-tu comment tes lecteurs-trices réagissent lors de leur lecture ?

Ayant déjà eu des retours, ils ont adoré le fait que je parle de sujets à la fois forts et tabous.
Il y en a même qui se sont reconnus dans certains textes ou qui en ont été très touchés, car connaissant par exemple une personne qui aurait vécu la même chose. C'était ce que je voulais peut être produire égoïstement: faire ressentir aux gens des choses qui n'ont pas de prix. Voilà pourquoi j'écris.

Il y a-t-il des éléments autobiographiques dans cet ouvrage ?

Oui il y en a certain. Je ne voulais pas qu'ils soient là pas par pitié mais pour dire à tout le monde que cela peut arriver, que nous ne sommes pas grand chose sur cette terre et que demain c'est loin. Aujourd'hui c'est tout de suite. Il faut vivre et à fond.

Tu es également pour la collaboration entre artistes et domaines artistiques : pourquoi ?

Car le domaine artistique à Genève ou en Suisse en général n'est pas assez exploité et je désirais permettre un regard à des photographes, peintres, graffeurs, dessinateurs et même mannequins car mon livre est aussi fait de pages vierges pour qu'ils y déposent leurs arts. Avoir un regard sur leurs talents c'est permettre de développer ce que nous manquons impunément en Suisse: l'art en général.

Le mot de la fin ?

Apprendre. Apprendre que tout arrive avec le temps et la patience, apprendre que l'échec t'aidera à te relever plus fort et que la défaite n'existe pas. Apprendre à donner sans reprendre, à sourire même quand le pire arrive. Apprendre simplement et y aller tranquillement car la vie, de nos premiers pas jusqu'au dernier, l'apprentissage est là, pour vivre simplement d'émotions en réactions.

Facebook: https://www.facebook.com/Lazoulaplume/

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Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCuN0qfOCeFy7HEIXdLUV6lg

10/06/2016

Du Contrat Social - Livre 1 - Rousseau - Lecture audio - Littéraudio

 

---->Playlist Littéraudio:  https://www.youtube.com/watch?v=dEvAbGka8E4&list=PLUH...

Lecture: Sooskratos

01/05/2016

Littéraudio!

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--> https://www.youtube.com/channel/UCqOP8XZDu3-542orb0segUA

14/02/2016

Interview de François Darracq!

D’où vous est venue l’idée d’écrire un roman sur cette fameuse « Affaire Galilée » ?

J’ai eu l’occasion de l’étudier il y a une dizaine d’années dans le cadre d’une recherche historique, qui a donné naissance à un gros livre. Cette histoire m’a passionné, et je lui ai trouvé des ressorts parfaitement romanesques. L’idée m’est donc venue de la reprendre sous un autre angle, celui du roman, avec les libertés que procure cet autre type d’écriture.

 

Le roman est-il un moyen alternatif d’apprendre l’histoire d’une manière plus plaisante ?

Certainement ! Le philosophe Alain a eu cette jolie phrase : « L’historien emplirait des pages avant d’égaler un peintre d’histoire ». Il voulait souligner par là que le roman historique donne à voir et à comprendre l’histoire de manière vivante et instructive. Combien de lecteurs ont découvert l’Egypte ancienne à travers les romans de Christian Jacq ou le Moyen Age avec Maurice Druon ? Sur l’Affaire Galilée, il existe beaucoup de livres savants que le lecteur trouvera indigestes dès l’introduction. Par le roman, on pénètre dans un univers et dans les têtes des protagonistes, on s’imprègne d’une atmosphère, de la logique des personnages. C’est toute la différence entre le voyage et le documentaire…

 

Mais un roman sur une page d’histoire aussi connue que celle des mésaventures de Galilée ne souffre-t-il pas de l’absence de surprise ?

C’est une page célèbre de l’histoire, c’est vrai, mais je doute qu’elle soit si bien connue du public. Et pour cause : dès le XVIIe siècle et jusqu’aujourd’hui, elle a été instrumentalisée et caricaturée, et donc dénaturée. On a vu en Galilée un martyr de la science et en l’Eglise catholique qui l’a condamné une institution obscurantiste. Ce raccourci est évidemment simpliste. Dans Splendor Veritatis, je fais vivre au lecteur les contradictions internes de l’Eglise à travers la lutte d’influence que se livrent conservateurs et progressistes ; du côté de Galilée, il y a eu aussi quelques coups bas qui lui ont valu de solides inimitiés. On n’est plus dans le noir-blanc, mais dans les nuances de gris !

 

On connaît les déboires de Galilée avec l’Inquisition, comment éviter de tomber dans une « chronique d’une condamnation annoncée » ?

La condamnation de Galilée clôt dans mon roman une première partie qui ne constitue qu’un tiers du livre. Le véritable suspense commence là, lorsque le principal opposant à Galilée, le père inquisiteur Inchofer, découvre la preuve que le condamné avait raison. Il va dès lors devoir résoudre un dilemme existentiel : choisir entre la fidélité à l’Eglise et la vérité astronomique, une vérité de la nature créée par Dieu.

 

Puisque le concept figure dans le titre, qu’est-ce donc que la Vérité ?

Vaste question ! On préfère aujourd’hui mettre ce terme au pluriel… Mais dans le cas présent, la vérité scientifique est unique : la terre tourne autour du soleil, et non le contraire comme on le croyait alors. Galilée tenait la vérité, une vérité aussi splendide que l’espace dans lequel elle s’affirmait. Une phrase de Vauvenargues m’a beaucoup inspiré : « La vérité est le soleil des intelligences ». La métaphore céleste convient parfaitement à ce qui se produit chez Galilée et chez Inchofer : la force de son rayonnement est aveuglante, même quand on cherche à tout prix à garder les yeux fermés.

 

Quelle est la part de fiction et de vérité dans votre roman ?

On se pose souvent cette question en lisant un roman historique. Je crois qu’il faut entrer dans une œuvre avec l’intention de se laisser porter. Le moment des questions sur la véracité des faits ne doit pas intervenir avant d’en avoir achevé la lecture. Les cinéphiles qui ont apprécié le film Amadeus de Milos Forman ont peut-être su après coup que Salieri n’a pas joué, dans la vraie histoire, le rôle qui lui est assigné dans le scénario. Ils n’en ont pas moins aimé vivre l’histoire d’amour-haine qu’il a incarnée dans le film. J’utilise le même ressort avec Inchofer, révélateur de l’atmosphère dans cette Italie baroque qui sert de décor à ce drame célèbre.

 

Pour que des manuscrits inédits de Galilée échappent à la surveillance des inquisiteurs, vous faites intervenir un Genevois et l’un des messagers passe par Genève. Fiction ou réalité ?

Le personnage de Diodati a réellement existé, et a joué un rôle considérable pour soustraire les œuvres de Galilée à la censure. En tant que protestant, il avait les coudées franches pour le faire, alors que l’entourage catholique du savant était muselé par l’Inquisition. Mais cet aspect confessionnel n’est pas central dans mon roman. Diodati réagit en tant que « citoyen de la République des lettres » : il intervient pour contrer les censures romaines, qui menacent la « liberté de philosopher », comme on disait alors.

 

La rébellion contre le dogmatisme religieux, une thématique très actuelle…

Un dogmatisme de tous bords, malheureusement. Ce livre en illustre un épisode célèbre, en donnant, je l’espère, des arguments qui permettent de rester optimiste. La liberté de penser et de s’exprimer est comme l’eau qu’on chercherait à endiguer : elle parvient toujours à se frayer un chemin.

 

François Darracq, Splendor Veritatis, éditions Slatkine, 2015, 296 pages.

16/08/2015

Citation d'Erasme

 

« La folie est une ivresse sans fin, où la joie, les délices, les enchantements se renouvellent sans cesse. »
Érasme ; Éloge de la folie (1521)

15/08/2015

Entretien avec Aly et Ganimula de l'Ecole de l'Absolu #1


Découvrez la première partie d'un entretien mené par notre reporter Igor Rodrigues Ramos à Paris, ayant pour sujet principal le manifeste de l'Ecole de l'Absolu, groupe littéraire représenté aujourd'hui par Aly et Ganimula!

Site de l'Association Plumes Genevoises: www.plumesgenevoises.com
Site de l'Ecole de l'Absolu: www.ecoledelabsolu.fr/

24/05/2015

L'Association Plumes Genevoises recture encore!

logo

L’Association Plumes Genevoises recrute à nouveau!

Comme toujours, nous sommes à la recherche de personnes motivées à participer au développement, à la protection et à la diffusion de l’art et de la culture du canton de Genève à nos côtés!

Les tâches à accomplir sont aussi diverses que variées: interviews et rencontres avec des artistes, recherches d’artistes et de lieux culturels non-répertoriés, écritures d’articles, couvrir ou mettre en place tels ou tels événements, mettre à jour le site, gérer les réseaux sociaux, préparations d’événements futurs, honorer nos partenariats, etc.

Bien sûr, comme nous tous, vous serez bénévoles avec comme moteur principal, non pas un salaire à venir mais votre cœur et votre passion!

Si il y a des gens intéressés, veuillez nous écrire en message privé sur FB ou Twitter, ou encore sur notre mail: plumesgenevoises@gmail.com!

N’hésitez pas à en parler autour de vous!

En espérant des réponses positives, nous vous souhaitons à toutes et à tous une excellente continuation!

08/02/2015

Radical Dreamers

 

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Rien que le titre du jeu m’a donné envie de m’y pencher. Bien sûr, la raison principale est que je voulais y jouer parce qu’il est soi-disant un spin-off de Chrono Trigger, venant éclairer certains points, mais je l’avoue à nouveau, le titre me plait tout particulièrement. Je ne le trouve pas nécessairement parfaitement adapté au jeu, quoiqu’on puisse comprendre pourquoi il a été choisi, mais il sonne bien, tout du moins à mon oreille.

J’en profite pour poser la question : pour réaliser ces rêves les plus lointains, les plus difficiles, se doit-on d’être radical, extrême, se doit-on d’être un rêveur radical ? La question se pose et pour ma part, je suis peut-être un peu jeune pour en parler correctement, je pense qu’en un sens oui, nous le remarquons que trop souvent, beaucoup de gens rentré à l’âge adulte abandonne leurs grands rêves d’enfant, ils ne se construisent plus que des rêves qui semble atteignables, acceptés et soutenus par la société dans laquelle ils vivent. C’est tout à fait compréhensible, honorable peut-être même en un sens, mais cela me chagrine aussi. Un rêveur radical, est-ce celui qui n’abandonne pas si vite ou pas du tout ses rêves ? C’est possible et l’idée me plait. Une idée belle n’est pas forcément une idée vrai, ni même juste, mais c’est généralement une idée plaisante.

Que chacun se fasse son avis. Parlons concrètement du jeu.

Je précise tout d’abord, que je n’ai complété que le premier arc, le plus important et principal, celui qui débloque les autres, et le seul qui est intéressant scénaristiquement parlant pour mieux comprendre la série Chrono, les autres se déroulant dans des univers parallèles à celui-ci. Les raisons de cette route incomplètes sont nombreuses mais en voilà deux : la première s’explique par les conditions personnelles de jeu, que je développerais plus loin, la deuxième est que le jeu ne m’a pas tant séduit au point de vouloir le faire dans sa complétude, peut-être suis-je une feignasse mais chez Kritikos Geek, on privilégie le plaisir de jeu avant tout, il y a le plaisir puis la critique, jamais la critique avant le plaisir. On écrit parce qu’on a quelque chose à dire, on ne joue pas parce que l’on veut dire quelque chose. Et puis, je me bornerai à vous parler de ce que j’ai connu, je n’ai pas la prétention d’en dire plus, de juger les autres arcs. A quoi bon parler de ce que je ne connais pas ? J’en parlerais mal, je n’en tirerai aucun plaisir et aucune prétention, et je rallongerai cette critique, qui sûrement tiendra déjà sur plusieurs pages.

Radical Dreamers, édité et développé par Square Soft (Aujourd’hui Square Enix), sort au Japon le 1er juin 1996 sur l’extension de le Super Famicom, Satellaview[1]. Le jeu destiné à être joué par un seul joueur est considéré comme un croisement entre la visual novel et les livres dont vous êtes le héros. Le compositeur est mister Yasunori Mitsuda, que je ne présente plus, le concepteur est Masato Kato. Ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant le monsieur qui a participé au scénario de Chrono Trigger, Final Fantasy 7 et Xenogears[2]. Du lourd quoi.

Je pourrais en dire plus, mais l’essentiel est là. Wikipédia se chargera de vous donner des informations complémentaires de ce type.

Contexte initial

On incarne Serge, le narrateur, accompagné des deux aventuriers que sont Kid et Magil. Tous trois se rendent au manoir de Lynx, un être apparemment infâme qui possèdent la flamme de glace, une pierre aux pouvoir puissants que Kid et Magil désirent récupérer. Voilà le décor initial du jeu. Pourquoi la veulent-ils ? Qui sont Kid et Magil ? Qui est le terrible Lynx ? Qu’a-t-il fait pour que Kid le déteste tant ? Serge aime-t-il Kid ? L’arc principal se chargera de répondre à ce genre de questions, pour éviter le spoil, je les éviterai donc.

Conditions personnelles de jeu

Si vous avez lu ma critique précédente sur le grand frère, Chrono Trigger, vous savez déjà que chez Kritikos Geek nous pensons que de spécifier nos conditions de jeu à nos lecteurs, est un élément constitutif de nos critiques, car c’est un point qui influence passablement l’expérience de jeu de tout joueur. C’est un peu la partie où je vous raconte partiellement ma vie, sans gros intérêt malheureusement, en espérant toutefois qu’elle peut vous aider à mieux saisir ma critique dans son ensemble.

Pour Radical Dreamers, les conditions ne sont justement pas les mêmes que d’habitude, il est donc particulièrement utiles de prendre le temps de les développer. Lors de la phase de jeu et une partie de la phase d’écriture, j’étais en camps scolaire avec une classe de primaire, en tant qu’accompagnant. Vous vous en doutez,  je n’avais qu’un temps limité à y consacrer, peut-être même aurais-je dû ne pas y jouer car la fatigue en fin de journée, malgré toute l’énergie et la joie qu’une troupe d’enfants peut m’amener, je suis littéralement crevé, crevé comme un ballon de football après que Marc Landers ait shooté dessus. C’est donc relativement fatigué que j’ai joué et écrit, fatigué certes mais de bonne humeur tout de même.

Mon canapé chéri n’étant pas là, c’est sur un lit plutôt confortable à mon goût sur lequel j’ai joué, avec ma manette de 360, sur mon Asus, la lumière éteinte car mon compère dormait ou s’endormait après sa lecture du soir.

La traduction utilisée est celle de Terminus, comme d’habitude, équipe que je remercie encore une fois pour leur excellent travail et leur dévouement pour cette série. Square Soft, je l’espère, a pris un jour le temps de les remercier car ceux-ci ont sans conteste participé à leur faire une bonne réputation en traduisant cette série phare.

Comme d’habitude aussi, pour les besoins de l’émission muette TG !, j’ai enregistré ma partie en plusieurs fois, chose qui affecte aussi, quoique faiblement ici, mon expérience de jeu.

Un autre point important : j’ai découvert que l’on pouvait sauvegarder après avoir perdu deux fois, heureusement, jouant sur émulateur, j’ai pu usité de cette invention ayant révolutionné l’univers vidéoludique, la sauvegarde hors-jeu, qui je l’avoue, m’a bien sauvé la mise une fois ou deux. L’émulateur utilisé, je le précise, est Snes9x, et sachez également que je n’avais jamais joué au jeu auparavant et que c’est en m’intéressant il y a peu au monde des Chono que je l’ai découvert.

L’épisode le moins connu de la saga

De la série Chrono, Radical Dreamers, semble sans conteste celui dont on a le moins parlé. Les raisons de ce presque mutisme généralisé sont probablement nombreuses et difficilement identifiables dans leur totalité. Je vais tout de même tenter d’en découvrir quelques-unes, qui me semble-t-il, sont évidentes pour moi.

La première est que le jeu, hormis son ancrage scénaristique dans le monde de cette saga, n’a pas beaucoup de points communs avec le petit, ni le grand frère. C’est un jeu de rôle certes mais au gameplay et à l’ambiance totalement différente. Ce n’est point une reproche, juste une simple constatation.

La deuxième raison, peut-être la plus évidente, en supposant que le concept d’évidence soit un concept utile et ayant une référence réelle, est qu’originellement Radical Dreamers n’est jamais sorti ailleurs que de son pays d’origine, le Japon[3]. Il a fallu que des équipes de traductions amatrices s’en occupent, des gens maniant avec aisance le hacking de roms.

Troisièmement, le jeu est sorti sur Satellaview, la fameuse extension de la Super Famicom, sorti uniquement aussi au pays du soleil levant. Une extension aux ventes insuffisante selon Nintendo, dont la production s’est arrêtée en 2000[4], alors que la Playstation régnait déjà plus ou moins en maître depuis quelques années : la tête des joueurs étant to en tourné ailleurs en 1996, alors que la console de Sony s’était vendu à environ plus de deux millions d’unités[5].

Voilà les trois points utilisables comme trio hypothétique expliquant partiellement seulement, l’ombre projeté sur le jeu, alors que la lumière baignait sur ses deux autres compères.

Pourtant, selon moi, tout fan sérieux de la série Chrono, si toutefois le scénario est l’un de ses intérêt, possibilité qu’est largement imaginable, se doit une nuit ou l’autre, de jouer à Radical Dreamers, jeu relativement court et atypique par rapport aux deux autres.


La suite de l'article sur le site de Kritikos Geek: http://kritikosgeek.com/2014/12/04/radical-dreamers/



[1] http://www.lafindestemps.net/radical-dreamers-presentation.html

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Masato_Kato

[3] http://www.lafindestemps.net/radical-dreamers-presentation.html

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Radical_Dreamers:_Nusumenai_H%C5%8Dseki

[5] Ibid.

18/01/2015

Un poème sans muse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà.

30/12/2014

Serge Gainsbourg - Le Poinçonneur Des Lilas (1958)

 

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Je suis le poinçonneur des lilas
Le gars qu'on croise et qu'on ne regarde pas
Y a pas de soleil sous la terre, drôle de croisière
Pour tuer l'ennui, j'ai dans ma veste
Les extraits du Reader's Digest
Et dans ce bouquin y a ecrit
Que des gars se la coulent douce à Miami
Pendant ce temps que j'fais le zouave
Au fond de la cave
Parait qu'il y a pas de sots métiers
Moi je fais des trous dans les billets

J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous
Des trous de seconde classe, des trous de premiere classe.

J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous

Je suis le poinçonneur des lilas,
Pour Invalides changer à l'Opéra,
Je vis au coeur de la planète
J'ai dans la tête un carnaval de confettis
J'en ammene jusque dans mon lit.
Et sous mon ciel de faïence
Je ne vois briller que les correspondances

Parfois je rêve, je divague, je vois des vagues
Et dans la brume au bout du quai
Je vois un bateau qui vient m'chercher

Pour sortir de ce trou, je fais des trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous

Mais le bateau se taille
Et je vois que je déraille
Et je reste dans mon trou à faire des p'tits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous

Je suis le poinçonneur des lilas,
Arts et Métiers direct par Levallois
J'en ai marre, j'en ai ma claque de ce cloaque.
Je voudrais jouer la fille de l'air
Laisser ma casquette au vestiaire.

Un jour viendra, j'en suis sur
Où je pourrai m'évader dans la nature
J'partirai sur la grand route
Et coute que coute
Et si pour moi il est plus temps
Je partirai les pieds devant.

J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous

Y a d'quoi devenir dingue
De quoi prendre un flingue.
S'faire un trou, un p'tit trou, un dernier p'tit trou.
Un p'tit trou, un p'tit trou, un dernier p'tit trou

Et on me mettra dans un grand trou.
Et j'n'entendrais plus parler de trous
Des petits trous, des petits trous
Des petits trous, des petits trous

 

Source image: http://www.etymologie-occitane.fr/2011/10/traucar/

24/12/2014

"Folles dérives du monde" de Nicole Capt

Folles dérives du monde, nicoles capt, essai, genèveScoop de l’année : la planète et ses êtres  vont mal.

La société humaine est pleine d’inégalités et des guerres font toujours rages. Il y a ceux qui peuvent à peine se nourrir et ceux qui jettent la moitié de leur assiette à la poubelle.

Tout cela et bien plus encore, n’est plus un secret pour personne, on le dit, on le répète, depuis de nombreuses années déjà, pourtant, la majorité des gens ne creusent pas le problème, ni pratiquement, ni intellectuellement.

C’est déjà le premier mérite de ce livre, né du travail d'une genevoise acharnée, « Les folles dérives du monde » de Nicole Capt : il tente de comprendre, de résoudre, il propose, il s’intéresse, il partage, il incite.

L’auteure commence par expliquer le fondement général de son œuvre, à savoir comprendre les changements occasionnés, tout particulièrement les négatifs, plus ou moins après la seconde guerre mondiale, tant chez les individus, leurs interactions et bien sûr chez les sociétés elles-mêmes.

Elle commence par mettre en évidence une partie du questionnement qui suivra dans le livre, à travers divers chapitres, qui chacun tient sa spécificité et est généralement bien relié aux autres.

Ses motivations ? Elles sont très  joliment dites aux pages 19-20 mais je vous propose ici un court extrait :

« L’espérance du lendemain est une fêtes,

Lorsqu’elle n’occulte ni le présent ni les semences du passé.

L’espérance redessine l’essentiel.

Le passé revisité n’est pas tout le passé,

Le fondamental n’est pas visible d’un premier regard.

Dans les mouvances de la mémoire s’insinue le rêve.

Aucun souvenir n’est réellement fidèle ; »

Selon moi, c’est l’espérance, l’optimisme et la lucidité qui ont guidé sa main et sa volonté.

On le comprend tout de suite : ce à quoi s’attaque Nicole Capt, née à Genève,  psychothérapeute analytique, mère et enseignante, est d’une complexité telle qu’aucun ne peut s’y attaquer sans réduction, simplification et décomplexification. Comprendre le règne humain actuel sur cette planète et tout ce qu’il implique est déroutant à bien des égards,  et c’est aisément qu’elle l’avoue. Elle tente néanmoins de nous transmettre un reflet d’une image et ce reflet nous pousse au questionnement, à l’amélioration de soi et du monde et surtout à une revalorisation réelle des principes humanitaires sérieux et loin de cette mégalomanie.

Il y a une symbolique forte selon moi: cet essai, est écrit par une genevoise, questionne une situation mondiale et internationale, et Genève est une ville internationale. Et si un jour, une partie de la solution venait de chez nous?

Sa lecture fut un bol d’air pour moi, à la fois rafraichissant, à la fois étranglant : on constate avec plaisir ce qui nous dégoute au plus haut point.

23/12/2014

Mourir pour des idées - Georges Brassens

georges brassens, mourir pour des idées, musique.jpg

Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Encor s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

15/12/2014

La citation de la semaine - Frédéric Thomas Graindorge

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« On s'étudie trois semaines, on s'aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans et les enfants recommencent.  »

Extrait de Vie et opinions

Source image: http://en.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_Taine

12/12/2014

L monstre du Dr. Frankenstein à Genève!

docteur, frankenstein, article, igor rodrigues ramos, art à genève, plainpalais, ge, monstre, plaineIl est là depuis plusieurs mois déjà. Les médias se sont intéressé à sa venue funeste, les passants le contemple, tant avec effroi qu'admiration! La statue du monstre du très célèbre docteur Victor Frankenstein!

En effet, le monstre, contrairement à ce que la majorité des gens croient, ne se nomme pas Frankenstein, pas plus que Frank Stein, mais c'est bel et bien son géniteur, le docteur Frankenstein cité précédemment qui porte ce nom! Pourquoi cette confusion? Peut-être parce que, comme souvent finalement, l'effet est plus connu que la cause, d'autant qu'ici l'effet est une monstruosité vivante, sans mère et sans réel père, qui est à l'œuvre.

Mais saviez-vous qu'une partie de l'histoire de Mary Wollstoncraft Shelley, publié la première fois en 1818, racontant l'histoire tragique de Vicor Frankenstein et son monstre fétiche, se déroule à Genève et plus précisément dans l'actuelle plaine de Plainpalais? Eh bien, maintenant vous le savez et vous ne devriez plus hésiter à lire cette perle de la littérature, en tant que genevois curieux que vous êtes!

Dans le livre, Victor Frankenstein, un espèce de savant fou avoué, vint s'établir dans notre petite ville genevoise à la fin du 18ème siècle! Un roman des plus célèbres accueillant notre Genève est d'une surprise particulièrement agréable. Le plus surprenant pourtant est que les genevois eux-mêmes, avant l'arrivée de cette statue ne le savaient même pas!

Pour plus d'informations, je vous conseille vivement cet article: http://www.notrehistoire.ch/article/view/646/

Source image: http://luckasetmoi.blogspot.ch/2014/06/le-monstre-de-fran...

05/12/2014

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