05/12/2014

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02/11/2014

Continuation d'orientation pour le blog

 

 

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Lundi : la citation de la semaine

 

Mardi : poésie de mon cru ou d’un autre

 

Mercredi : un texte plutôt philosophique

 

Jeudi : présentation d’un artiste ou autre youtubeur

 

Venderdi : un texte portant plutôt sur l’art et la culture, à Genève, ailleurs ou en général

 

Samedi : un jour consacré aux jeux vidéo

 

Dimanche : « Les Mots Du Nouveau-Monde »

 

 

 

Bien sûr, le programme peut être altéré selon mon envie, mes motivations ou l’actualité. Je ne tiens pas à me priver d’écrire quoi que ce soit, mais comme dit tout à l’heure, juste à mieux régulariser ces pages pour la nouvelle année académique à venir.

 

J'espère que cela vous plaira, petit à petit il y a toujours plus de visites, ce qui est vraiment génial à mes yeux!

 

Merci à tous, même aux trolleurs!

 

Source image: http://www.bonjourpokemon.fr/chrysacier-pokemon-insecte

 

05/09/2014

Le site de l'Association Plumes Genevoises fait son Come Back!

logo.jpg

Le site de l’Association Plumes Genevoises, après une longue et fructueuse mue de plusieurs mois, est de nouveau de retour !

Un tout nouveau design a été mis en place pour que la navigation soit plus ergonomique afin de faciliter l’accès à nos divers catalogues et à l’actualité du site. Des nouvelles améliorations suivront bien sûr petit à petit, notamment dans l’amélioration de visibilité sur smartphone.

Le reste de l'article à cette adresse: http://plumesgenevoises.com/le-site-de-lassociation-plume...

31/08/2014

Nouvelle orientation pour le blog "Expériences Alphabétiques" (Rappel n2)

expériences alphabétiques,igor,rodrigues,ramos,écriture,changement,blog,citation,poésie,philosophie,présentation,art,culture,jeux vidéo,les mots du nouveau mondeDès le 1er septembre, la dynamique de ce blog va enfin changer ! Le but est de pouvoir proposer un contenu toujours aussi variés mais plus régulier ! Voici donc comment devraient se dérouler les publications :

Lundi : la citation de la semaine

Mardi : poésie de mon cru ou d’un autre

Mercredi : un texte plutôt philosophique

Jeudi : présentation d’un artiste ou autre youtubeur

Venderdi : un texte portant plutôt sur l’art et la culture, à Genève, ailleurs ou en général

Samedi : un jour consacré aux jeux vidéo

Dimanche : « Les Mots Du Nouveau-Monde »

 

Bien sûr, le programme peut être altéré selon mon envie, mes motivations ou l’actualité. Je ne tiens pas à me priver d’écrire quoi que ce soit, mais comme dit tout à l’heure, juste à mieux régulariser ces pages pour la nouvelle année académique à venir.

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18/08/2014

Nouvelle orientation pour le blog "Expériences Alphabétiques" (Rappel n1)

 

chrysalise, chrysacier, expériences alphabétiques, igor rodrigues ramos, blog, nouvelle orientation, changement, écriture.jpgDès le 1 er septembre, la dynamique de ce blog va enfin changer ! Le but est de pouvoir proposer un contenu toujours aussi variés mais plus régulier ! Voici donc comment devrait se dérouler les publications :

Lundi : la citation de la semaine

Mardi : poésie de mon cru ou d’un autre

Mercredi : un texte plutôt philosophique

Jeudi : présentation d’un artiste ou autre youtubeur

Venderdi : un texte portant plutôt sur l’art et la culture, à Genève, ailleurs ou en général

Samedi : un jour consacré aux jeux vidéo

Dimanche : « Les Mots Du Nouveau-Monde »

 

Bien sûr, le programme peut être altéré selon mon envie, mes motivations ou l’actualité. Je ne tiens pas à me priver d’écrire quoi que ce soit, mais comme dit tout à l’heure, juste à mieux régulariser ces pages pour la nouvelle année académique à venir.

06/08/2014

Nouvelle orientation pour le blog "Expériences Alphabétiques"

 

chrysalise, chrysacier, expériences alphabétiques, igor rodrigues ramos, blog, nouvelle orientation, changement, écriture.jpgDès le 1er septembre, la dynamique de ce blog va enfin changer ! Le but est de pouvoir proposer un contenu toujours aussi variés mais plus régulier ! Voici donc comment devraient se dérouler les publications :

Lundi : la citation de la semaine

Mardi : poésie de mon cru ou d’un autre

Mercredi : un texte plutôt philosophique

Jeudi : présentation d’un artiste ou autre youtubeur

Venderdi : un texte portant plutôt sur l’art et la culture, à Genève, ailleurs ou en général

Samedi : un jour consacré aux jeux vidéo

Dimanche : « Les Mots Du Nouveau-Monde »

 

Bien sûr, le programme peut être altéré selon mon envie, mes motivations ou l’actualité. Je ne tiens pas à me priver d’écrire quoi que ce soit, mais comme dit tout à l’heure, juste à mieux régulariser ces pages pour la nouvelle année académique à venir.

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19/02/2014

François Diday

Francois diday.jpgHormis ses œuvres picturales, c’est grâce à la subsistance de quelques notices éparses, notamment son livre de commande et son testament, que nous obtenons de plus amples  renseignements sur la vie de Francois Diday.

Il est né à Genève le 12 février 1802, dans une famille plutôt modeste, son père étant un négociant de petite envergure.

Dès qu’il eût atteint l’âge de 18 ans, il fréquenta l’école de Constantin ce qui permit à Toepffer de se pencher sur son cas. On sait qu’il le conseilla mais il ne semble pas qu’il eût été son maître.

Diday partit en 1824 en Italie pour un voyage d’étude afin de parfaire son art. Voilà ce que raconte l’anecdote célèbre, que tout biographe a raconté : un certain peintre nommé Robineau était à Genève pour exposer certaines œuvres, dont une qui représentait le Temps divulguant la Vérité, et étant voisin de Diday, il parla de lui à certains visiteurs. Parmi ces visiteurs, un syndic s’intéressa à notre peintre et peu de temps après la Classe des Beaux-Arts et autres amateurs remirent à Diday et son ami Rival une bourse. C’est cette bourse qui paya le voyage. Ils rentrèrent l’année suivante.

Puis, Diday s’en alla à Paris où il rentra à l’atelier de Gros. Il revînt en 1827 dans la cité de Calvin et fonda une école tout en vendant quelques tableaux. Enfin, le succès lui ouvre vraiment ses portes. Il expose à de nombreux endroits, notamment en Suisse, en France, Italie, Autriche, Belgique, Angleterre et même en Hollande. Il finit par compter des clients tels que la Reine Victoria, le Roi de Wurtemberg, des Princes et autres figures de cette période. Contrairement à d’autres grands peintres genevois, Diday fut récompensé par son succès de son vivant. En plus de la gloire, il obtînt la fortune. Jusqu’aux dernières années de sa vie, il honora des commandes du mieux qu’il put.

Notons qu’Alexandre Calame fût son élève pendant environ trois années, mais nous reparlerons de celui-ci dans un prochain article qui lui sera entièrement consacré.

Diday mourut le 28 novembre 1877. Par son testament, il légua au Musée de Genève le reste de son argent (Environ 400’000 francs de l’époque) avec l’obligation d’acquérir des œuvres d’artistes Suisses et tout particulièrement genevois. De plus, il laissa des dessins, des études ainsi qu’une somme d’environ 20’000 francs afin que la Classe des Beaux-Arts fonde un prix pour récompensé des artistes. Il fut ainsi un mécène notable pour l’art et la culture genevoise. Merci François.

13/12/2013

Jacques-Laurent Agasse

 

Agasse, Aut-portrait avec cheval.jpgAprès avoir présenté Toepffer et Massot dans les articles précédents, l’article d’aujourd’hui est quant à lui consacré à l’un de leurs amis les plus célèbres : Jacques-Laurent Agasse.

Contrairement aux deux autres, Agasse, malgré son talent indéniable, voir supérieur aux deux autres selon certains commentateurs, a vécu une existence relativement difficile, presque misérable. Sa réputation en tant que peintre de qualité n’a été établie qu’après sa mort, ce qui nous confirme qu’il n’a pas vraiment vécu de son art.

Notre artiste, d’origine familiale française,  est né à Genève le 29 mars 1767. Son goût pour le dessin s’est développé relativement tôt et en 1786 il rentra dans l’atelier du très célèbre David à Paris. Ses parents, des aristocrates ambitieux, ont désiré de lui qu’il fasse des études d’anatomie, d’ostéologie, de dissection et de médecine vétérinaire, en plus de ses études artistiques. Pourtant, Agasse, homme d’un naturel simple, semblait ne se soucier que de sa pratique picturale ainsi que des animaux. Faisant fi de diverses conventions sociales malgré ses origines patriciennes, voilà ce que nous dit une lettre de Mme Gosse : «  A Paris, écrit sa tante, on ne l’appelait que le Savoyard et lorsque nous le conduisîmes avec la tante-marraine et ton oncle, en 1786, nous ne pouvions le présenter dans les bonnes compagnies parce qu’il ne voulait point porter les bas de soie et une épée. »

Il part à Londres durant la révolution, mais revient rapidement. On a conservé de lui, à son retour,  divers études d’animaux : chevaux, chiens, chèvres, vaches, tigres ou encore renards, ces tableaux montrent son intérêt pour la faune naturel. Il fit également des portraits d’hommes et de femmes.

La révolution ayant ruiné ses projets, il décida de partir à nouveau pour Londres pour tenter de vivre de son art. Il tenta cela de mieux qu’il put, mais malgré quelques expositions comme celle à la Royal Academy en 1901, il ne rencontra jamais un succès retentissant. Cela l’empêcha bien évidemment de vivre aussi bien qu’il le voulait.

Sa vie fût difficile certes malheureusement, mais son art lui à certainement donné quelques jouissances. Ces jouissances à travers la peinture l’ont sûrement aidé à tenir le coup. Il mourut en 1849 et plusieurs de ses peintures furent vendues à bas prix.

On peut dire de lui qu’il fût avant tout un animalier, malgré ses quelques portraits ou ses peintures de genre et d’histoire. Il se forma tout d’abord dans la cité de Calvin, puis alla à Paris étudier le classicisme, et finit sa formation en Angleterre, à Londres.

Ce fut avant tout un homme d’idées qui suivit son rêve d’être indépendant, sans que l’on sache si la crédulité de ses contemporains lui mire le doute. Ce n’est qu’environ demi-siècle après sa mort qu’on lui rendit convenablement justice. C’était malheureusement trop tard pour réaliser son rêve de vivre bien de son art.

07/12/2013

Firmin Massot

Portrait-dune-jeune-femme-par-Massot.jpgFirmin Massot est né à Genève le 5 mai 1766. Comme pour beaucoup de peintres de l’époque, un membre de sa famille s’y était réfugié pour des motifs religieux. Dans son cas, c’était son grand-père qui y avait trouvé refuge au début du XVIIIème siècle.

Son père était dirigeant d’une fabrique d’horlogerie, Massot commença son apprentissage à ses côtés.

Une anecdote originale, quoiqu’incertaine, entoure ses débuts dans l’art. En effet, on raconte que sa sœur Pernette, qui est son premier maître, épouse de Schenker et miniaturiste de génie, lui avait appris à dessiner. Lorsque l’une de ses sanguines tomba entre les deux mains d’un amateur enthousiasmé, celui-ci réussit à convaincre son père d’inscrire Massot à l’école de dessin. C’est ce qu’il fit.

Après un séjour à Rome avec le conseiller Jalabert en 1787, il commença à dessiner et à peindre des portraits dès son retour dans sa ville natale. Malheureusement pour lui, la révolution lui fit rapidement perdre beaucoup de clients et ses relations avec la haute aristocratie genevoise le rendirent suspect aux yeux de certains révolutionnaires. Il décida ainsi de s’éloigner.

Tout d’abord, il n’alla pas bien loin de là où il était parti. Effectivement, il fut accueilli à Coppet par Mme Neker. Plus tard, il s’installa à Lausanne avec sa femme. C’est là-bas qu’il retrouva son ami Agasse, qui fera l’objet du prochain article de cette série.

Lorsqu’il retourna à Genève, alors que tout s’était calmé, il devint relativement célèbre et ne quitta plus sa ville, hormis pour quelques brefs voyage à Paris ou en Angleterre. C’est à ce moment-là qu’il fit le portrait de plusieurs genevois et notamment de la bonne société genevoise. Sa renommée fit qu’il portraitura également plusieurs étrangers de passages, comme par exemple  Mme de Staël ou La Reine Hortense. Son succès était tel que son atelier devint une véritable usine et que les prix ne firent qu’augmenter.  Pour notre plus grand regret, probablement pas le sien en son temps, son art est peu à peu devenu commercial. Il était probablement très rare qu’il exécuta entièrement un tableau.

Notre cher peintre, bien qu’ayant délégué beaucoup à ses élèves, n’était pas dénué de talent. Les œuvres sorties de son atelier en sont la preuve matérielle.

Il mourut à quatre-vingt-trois ans, en 1849, après avoir passé trois longues années sans peindre à cause de sa vue affaiblie.

11/11/2013

Adam-Wolfgang Tœpffer

Wolfgang-Adam_Toepffer_001.jpgDans les articles précédents nous avons vu que Saint-Ours avait suivi les théories dites Davidiennes et que, De La Rive, malgré son abandon de la noble peinture d’histoire pour les paysages, resta tout de même un artiste appartenant au classicisme de l’époque. Tous deux sont de grands représentants de ce mouvement qu’on pourrait peut-être nommer « l’école genevoise de peinture liée au classicisme », une école très idéaliste et stylistique, énormément influencée par des artistes venus d’ailleurs.

Supposons pouvoir parler d’une école genevoise liée au classicisme durant une bonne partie du 18ème siècle. Dans ce cas, sa successeur serait une nouvelle école qui naquît durant le 19ème siècle. Et qui en seraient donc les représentants? Nous pouvons par exemple citer Tœpffer, Agasse ou encore Massot. Bien sûr, il est toujours difficile de discuter d’une école genevoise de peinture, mais ici, encore une fois, nous sommes capables de regrouper, maladroitement peut-être, ces trois auteurs sous un même dénominateur commun: en plus de leur amitié, ils étaient également liés par les idées et par le rejet de plusieurs principes du classicisme. Nous débattrons de cela dans un prochain article.

Concentrons-nous sur l’artiste qui nous intéresse aujourd’hui: Adam-Wolfgang Tœpffer. Il naquit à Genève en 1766 d’un père tailleur originaire de Franconie.

Adam-Wolfgang débuta par un apprentissage de graveur chez M. Dapples lorsqu’il était à Lausanne. Là-bas, il exécuta des planches pour l’Encyclopédie et les Voyages du célèbre Saussure.

Puis, ce fût à Paris qu’il s’initia concrètement à la peinture. En 1789, il retourna à Genève à cause de la révolution mais revint à Paris deux ans plus tard. La capitale française n’avait décidément pas plu à l’artiste car il revint à Genève bien rapidement. Finalement, plus jamais il ne quitta Genève, excepté pour quelques brefs voyages.

Ses nombreuses lettres que l’on a conservées reflètent probablement plusieurs facettes de l’homme. En voici une, peut-être révélatrice, qu’il a écrite à son fils Rodolphe lorsqu’il était à Paris en 1816: «Mon voyage ici m’a fait connaître trois choses: la première, c’est qu’il faut étudier ; la seconde, qu’il faut étudier ; la troisième, qu’il faut étudier. Si l’on est faible, il faut étudier pour devenir fort ; si l’on est fort, il faut étudier pour le devenir d’avantage. Et, après cela, il faut encore étudier pour se soutenir, ce qui n’est pas le plus facile… Quant à toi, mon ami, nous ferons pour le mieux ; puisque tu désires absolument être peintre, je ne veux point te détourner de ce projet, persuadé qu’il ne faut pas trop contrarier les inclinations… Etudie, dessine, jusqu’à mon retour ; tu seras peintre si Dieu veut, mais peintre instruit.» Malgré le caractère traditionaliste et ferme qu’on lui attribue, cette lettre dénote toutefois une certaine ouverture d’esprit, et une soif insatiable d’apprentissage.

Il épousa Jeanne-Antoinette en 1793 avec qui il eut trois enfants : Louise, Rodolphe et Ninette. Une fois devenu fameux, il faisait vivre sa famille grâce à l’argent obtenu de la vente de ses aquarelles, peintures, sépias, caricatures et aux revenus de son métier de professeur.

Il reçut divers honneurs durant sa vie. Il fût notamment représentant au Grand-Conseil dès 1826 et gagna une médaille d’or à l’exposition de Berne en 1830.

Adam-Wolfgang Tœpffer mourut finalement le 10 août 1897 à 81 ans, à la suite du décès de sa femme et de son fils. La vieillesse amena les chagrins et les chagrins amenèrent la mort.

Que peut-on dire de plus à propos de l’artiste lui-même ? Nous pouvons, par exemple, remarquer que, dans ses paysages, il ne se soumet pas à un idéal « italique » mais qu’il s’est au contraire plu à peindre la nature et le caractère de nos contrées telles qu’elles sont. Tœpffer était donc un réaliste et il se plaisait même à tourner en ridicule les adorateurs du beau idéal.

Comme d’autres, il n’était pas forcément un grand maître mais il était un peintre de qualité.

Concluons avec l’un des plus doux souvenirs qu’il nous reste de lui, transmis par Rigaud, l’un de ses élèves : «Ce n’était pas seulement un excellent maître, c’était en même temps un homme fort instruit, le conteur le plus original et le plus aimable ; l’heure passée avec lui ne s’écoulait que trop vite ; ses réflexions, les anecdotes qu’il contait en peu de mots et qu’il assaisonnait toujours de quelque traits spirituels qui les fixait dans la mémoire, donnaient un tel agrément à sa société qu’on eût pris volontiers de ses leçons pour le seul plaisir de jouir de sa piquante conversation. »

05/11/2013

Pierre-Louis De La Rive

 

 

De La Rive, genève, peintre genevois, igor rodrigues ramos, plumes genevoisesVous avez découvert ce cher Saint Ours dans l’article précédent, peintre illustre, élève du glorieux Vien et collègue du célèbre David. Cette fois-ci nous allons discuter d’un autre  grand nom dont vous avez probablement déjà entendu parler: De La Rive. Est-ce que cela vous dit quelque chose ? Nous sommes presque sûrs que oui, et si non, il est temps de remédier à cela.

Pierre-Louis De La Rive est né à Genève le 21 octobre 1753, c’est-à-dire environ un an après Saint Ours. Son père exigea de lui qu’il poursuive assidument ses études. Pourtant après une année passée à étudier le droit, il désira se consacrer à la peinture. Ce qu’il fit. Ainsi son loisir devint son choix de vie.

On raconte généralement que De La Rive avait un esprit fin et méthodique. Fait rare dans le milieu : il nous a laissé un catalogue de ses œuvres contenant toutes dimensions, dates, jugements et descriptions utiles. De plus, il nous a également légué une petite notice biographique le concernant. Il s’agit là d’un geste fort appréciable pour les historiens de l’art.

Voilà ce que De La Rive nous dit à son sujet: « J’ai toujours été un homme très ordinaire malgré l’amour-propre qui fait que nous nous considérons en beau, je crois me rendre justice en déclarant que je n’ai reçu de la nature que très peu de talent pour l’art que j’exerce, et que ce n’est qu’à force de travail et de peine que je suis parvenu à produire quelques tableaux et quelques dessins qui ont paru faire plaisir à des gens que l’amitié avait prévenus et ma faveur. »

Conseillé par l’un de ses premiers professeurs, le chevalier de Fassin, il copia pendant de nombreuses années les tableaux de grands maîtres tels que Berchem et Ruysdael. Même lorsqu’il se rendit à Mannheim et à Dresde il continue de s’entrainer ainsi. Puis, le directeur de l’Académie, Casanova, parvint à le convaincre de composer ses propres toiles. Enfin, De La Rive n’était plus un simple perroquet mais laissait son talent s’affranchir des œuvres des autres. Il peigna notamment de nobles paysages en y intégrant des figurines et autres animaux.

Il retourna à Genève en 1779 mais repartit rapidement en voyage: il retourne à Dresde et il s’est notamment rendu à Rome, Venise, Bologne et Naples, où il découvre les œuvres de nombreux artistes italien. Il revient d’Italie enrichit des idées classiques. Forcément, à son retour, il peignit bien souvent des sites italianisants.

En 1787 il retourna deux ans à Genève et peignit de nombreux tableaux. Il fit aussi de nombreuses excursions à travers la Suisse pour faire des études de paysages. Sans avoir mis de côté la production de paysages italiens, De La Rive s’intéressa toutefois longuement aux paysages suisses ou savoyards. On peut dès lors catégoriser avec une certaine simplification ses diverses œuvres : certaines sont idéalisées, d’autres sont relativement exactes et d’autres sont composées. Malgré les diverses études de paysages qu’il a faites, la grande majorité de ses tableaux sont des œuvres d’ateliers, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas fait in vivo, il les a composé selon ses propres motivations et ses propres techniques. D’une certaine façon, il a voulu peindre une nature plus belle que la réalité, et clairement, sa notion de la beauté est certes agréable, mais de loin pas originale à cette époque.

En 1797, il s’installa définitivement à Genève malgré quelques autres petites excursions ainsi qu’un voyage à Paris. Il continua de peindre des paysages à sa façon. Puis, il mourut en 1817.

De La Rive a-t-il donc été un peintre talentueux ? On ne peut pas dire qu’il ait été un mauvais peintre. Mais on ne peut pas non plus dire qu’il ait été un génie révolutionnaire. Peut-être a-t-il été un peintre de valeur relativement moyenne dans la mesure où ses tableaux ne sont point dénués de charmes et il semblerait qu’il s’est amélioré tout au long de sa vie.

Il resterait tant à ajouter pour lui faire correctement honneur. Mais comme vous pouvez l’imaginer, le plus grand honneur qu’on peut lui rendre est d’aller mirer ses œuvres au musée d’art et d’histoire de Genève !

Vous avez découvert ce cher Saint Ours dans l’article précédent, peintre illustre, élève du glorieux Vien et collègue du célèbre David. Cette fois-ci nous allons discuter d’un autre  grand nom dont vous avez probablement déjà entendu parler: De La Rive. Est-ce que cela vous dit quelque chose ? Nous sommes presque sûrs que oui, et si non, il est temps de remédier à cela.

Pierre-Louis De La Rive est né à Genève le 21 octobre 1753, c’est-à-dire environ un an après Saint Ours. Son père exigea de lui qu’il poursuive assidument ses études. Pourtant après une année passée à étudier le droit, il désira se consacrer à la peinture. Ce qu’il fit. Ainsi son loisir devint son choix de vie.

On raconte généralement que De La Rive avait un esprit fin et méthodique. Fait rare dans le milieu : il nous a laissé un catalogue de ses œuvres contenant toutes dimensions, dates, jugements et descriptions utiles. De plus, il nous a également légué une petite notice biographique le concernant. Il s’agit là d’un geste fort appréciable pour les historiens de l’art.

Voilà ce que De La Rive nous dit à son sujet: « J’ai toujours été un homme très ordinaire malgré l’amour-propre qui fait que nous nous considérons en beau, je crois me rendre justice en déclarant que je n’ai reçu de la nature que très peu de talent pour l’art que j’exerce, et que ce n’est qu’à force de travail et de peine que je suis parvenu à produire quelques tableaux et quelques dessins qui ont paru faire plaisir à des gens que l’amitié avait prévenus et ma faveur. »

Conseillé par l’un de ses premiers professeurs, le chevalier de Fassin, il copia pendant de nombreuses années les tableaux de grands maîtres tels que Berchem et Ruysdael. Même lorsqu’il se rendit à Mannheim et à Dresde il continue de s’entrainer ainsi. Puis, le directeur de l’Académie, Casanova, parvint à le convaincre de composer ses propres toiles. Enfin, De La Rive n’était plus un simple perroquet mais laissait son talent s’affranchir des œuvres des autres. Il peigna notamment de nobles paysages en y intégrant des figurines et autres animaux.

Il retourna à Genève en 1779 mais repartit rapidement en voyage: il retourne à Dresde et il s’est notamment rendu à Rome, Venise, Bologne et Naples, où il découvre les œuvres de nombreux artistes italien. Il revient d’Italie enrichit des idées classiques. Forcément, à son retour, il peignit bien souvent des sites italianisants.

En 1787 il retourna deux ans à Genève et peignit de nombreux tableaux. Il fit aussi de nombreuses excursions à travers la Suisse pour faire des études de paysages. Sans avoir mis de côté la production de paysages italiens, De La Rive s’intéressa toutefois longuement aux paysages suisses ou savoyards. On peut dès lors catégoriser avec une certaine simplification ses diverses œuvres : certaines sont idéalisées, d’autres sont relativement exactes et d’autres sont composées. Malgré les diverses études de paysages qu’il a faites, la grande majorité de ses tableaux sont des œuvres d’ateliers, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas fait in vivo, il les a composé selon ses propres motivations et ses propres techniques. D’une certaine façon, il a voulu peindre une nature plus belle que la réalité, et clairement, sa notion de la beauté est certes agréable, mais de loin pas originale à cette époque.

En 1797, il s’installa définitivement à Genève malgré quelques autres petites excursions ainsi qu’un voyage à Paris. Il continua de peindre des paysages à sa façon. Puis, il mourut en 1817.

De La Rive a-t-il donc été un peintre talentueux ? On ne peut pas dire qu’il ait été un mauvais peintre. Mais on ne peut pas non plus dire qu’il ait été un génie révolutionnaire. Peut-être a-t-il été un peintre de valeur relativement moyenne dans la mesure où ses tableaux ne sont point dénués de charmes et il semblerait qu’il s’est amélioré tout au long de sa vie.

Il resterait tant à ajouter pour lui faire correctement honneur. Mais comme vous pouvez l’imaginer, le plus grand honneur qu’on peut lui rendre est d’aller mirer ses œuvres au musée d’art et d’histoire de Genève !

16/10/2013

Saint Ours

genève, igor rodrigues ramos, saint ours, peintre genevois, peintureAprès vous avoir présenté Jean Huber brièvement dans la partie précédente de cette série d’articles, il est temps de s’attarder sur un autre peintre bien connu de chez nous: Saint-Ours.

Il faut noter qu’au milieu du XVIIIème siècle environ, un mouvement en faveur du classicisme s’est répandu dans une large partie de l’Europe, comme par exemple en France avec La Tour. Evidemment, probablement à cause l’influence de Paris et de la France en général, en Suisse, cette tendance s’est aussi partiellement installée : Saint-Ours et De La Rive en sont les chefs de file pour ainsi dire. Ils font partie de ce que l’on pourrait appeler la nouvelle génération, et ils rompent clairement avec certaines idées fétiches de Liotard ou de Jean Huber.

Jean-Pierre Saint-Ours est né à Genève en 1752. Son père, réfugié français, peintre sur émail, ciseleur, professeur de dessin et graveur, prépare lui-même son jeune fils à engager sa carrière artistique. Voilà ce que nous dit De La Rive au sujet du père de Jean-Pierre : « Voulant le pousser aussi loin qu’il pourrait dans le genre noble, il mit continuellement sous ses yeux une collection de fort belles estampes et de plâtres les plus beaux qu’il avait pu se procurer. » Il semblerait donc que son père l’est dirigé et soutenu, contrairement à d’autres peintres qui étaient entravés par leur famille.

Vers la fin de l’année 1768, il part pour Paris et devient l’un des meilleurs élèves de M. Vien, un des meilleurs, que l’on appelait à ce moment-là le restaurateur de la France, car il était considéré comme l’un des plus talentueux par ses contemporains. Pour preuve, Saint-Ours reçoit au moins quatre prix entre 1772 et 1780. On peut dire que sa carrière professionnelle avait très bien démarré.

Après que le roi de France lui ait refusé une pension et que le Conseil de Genève ne se soit pas intéressé à lui, Saint-Ours part pour l’Italie, à Rome, rejoindre son maître Vien qui dirigeait l’Académie de France. David, symbole du classicisme, Vaucher et De La Rive l’ont rejoint là-bas.  A ce moment-là, Saint Ours est convaincu par les théories nouvelles : il commença à copier les peintres de la renaissance florentine et de l’école de Bologne, il a lu plusieurs livres d’histoire et s’inspira également des marbres antiques. A Rome, Saint-Ours était considéré comme un grand peintre d’histoire.

En 1792, il semble qu’il soit rentré à Genève pour diverses raisons. Il fut honoré par sa cité natale à son arrivée. Il décida spécifiquement de peindre des portraits à partir de ce moment-là et reçut plusieurs commandes, dont certaines importantes. On sait également qu’il a fait de nombreux portraits de lui-même.

Une grande partie des œuvres de Saint-Ours, notamment les plus anciennes, sont clairement empruntes de l’esprit du XVIIIème siècle en Europe. Comme les deux peintres précédents, il est un représentant symbolique de ce moment charnière qu’est la deuxième moitié du XVIII siècle. Comme beaucoup, il semble qu’il croyait en une sorte de « beauté idéale » que l’on peut étudier sur les statues antiques et celles de la Renaissance. Peut-être imaginait-il ces deux périodes de l’histoire de l’humanité comme des âges d’or. D’ailleurs, la peinture était « subordonnée » à la sculpture pour beaucoup de ses contemporains. De plus, on peut remarquer qu’il n’exprime pas concrètement ce qu’il pense ou ressent dans ses œuvres. Il peint, en effet, beaucoup de peintures historiques gréco-romaines, comme nous l’avons dit plus tôt. On peut se demander si son réel talent n’a pas été étouffé par l’académisme dogmatique de son maître et de son entourage.

N’hésitez pas à aller admirer une partie de ses œuvres qui appartiennent et/ou sont exposées au Musée d’Art et d’Histoire de Genève. On ne vous le dira jamais assez : profitez, gratuitement qui plus est, de découvrir certaines œuvres de ce grand peintre qu’il était, un des plus doués de sa génération !

03/10/2013

Jean Huber, dit "Huber-Voltaire"

Jean-Huber-autoportrait-avec-Voltaire-musée-historique-de-Lausanne.jpgL’article précédant fut dédié à notre très cher Liotard, dit le « peintre turc ». Comment ne pas présenter Jean Huber lorsque l’on aborde les peintres genevois du 18ème siècle ? On ne peut point, tout simplement. Pareil à Liotard, Il fut sans conteste l’un des plus talentueux de son temps et ses contemporains ne tarissent pas d’éloges à son sujet.

Jean Huber, né le 13 février 1721, était surnommé « Huber-Voltaire » à un moment de sa vie parce qu’il a passé au moins vingt ans près de l’écrivain et philosophe François-Marie Arouet, alias Voltaire, figure emblématique de la France des lumières. Effectivement, Huber s’est plu à peindre l’écrivain sous plusieurs facettes, allant du simple portrait jusqu’à l’œuvre bien connue « Le lever de Voltaire », conservé au musée d’Art et d’Histoire de Genève. Il l’a tellement représenté, que l’auteur de Candide s’est un jour fâché avec lui.

Avant de rentrer à Genève en 1746, et de s’installer non loin de la ville avec sa femme dans le Château de Vernaz,  Huber a notamment rejoint un régiment de grenadier en 1741 et s’est engagé dans l’armée piémontaise en tant que capitaine quelques années plus tard. Il rentre dans le Conseil des Deux-Cents et devient officiellement auditeur en 1756.

Son parcours semble plutôt banal pour un patricien genevois de cette période : militaire, courtisan puis magistrat. Pourtant, quelque chose semble le distinguer de beaucoup d’autres : Jean Huber était un homme d’esprit. Ce n’est pas pour rien qu’il a été très proche de Voltaire, ennemi intellectuel de Rousseau. Mais pas seulement. Il connut et fréquenta également Grimm, Marmontel, Joseph de Maistre, Ferney, Epinay, etc… Une singulière liste d’amis.

Il n’était pas seulement intéressé par la peinture et ses œuvres, mais il était aussi un homme de science. Il a notamment publié observation sur le vol des oiseaux de proies. Comme chez Liotard, il y a chez lui une forme d’éclectisme. Il était également excellent en découpure, art fort à la mode à ce moment-là, et Grimm lui-même ne tarit pas d’éloge à son sujet dans une lettre qu’il a écrite à Diderot.

Il est clair, à travers les derniers témoignages et notes que l’on a trouvé le concernant, nous connaissons mieux l’homme que l’artiste. En effet, il nous reste bien peu d’œuvres de son cru.

En tant qu’artiste, il semblerait qu’il n’ait rien inventé du tout. Il n’a pas été l’auteur d’une grande innovation picturale. Pourtant c’était un artiste de talent, c’est indéniable. Il est possible qu’il s’est relativement peu investit en tant que peintre. On raconte tout du moins qu’il accordait peu d’importance à ses œuvres. On ne saura jamais. Tout cela est en partie spéculation. Néanmoins, il est le représentant d’une époque.

Une chose est sure : aucune incertitude quant à Jean Huber ne doit vous empêchez d’aller admirer ses œuvres car, avouez le, il est agréable de consommer un grand cru local, lorsque celui-ci est de qualité certaine.

10/09/2013

Jean-Etienne Liotard, dit «le peintre turc»(Les peintres genevois entre le 18ème et le 20ème siècle – Part. 2)

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Sans nul doute vos pas ont déjà foulés la rue Liotard où se trouve l’école du même nom. Mais connaissez-vous le célèbre et à la fois trop méconnu peintre éponyme? Certainement très peu, c’est pourquoi il est désormais temps de lui rendre hommage. La deuxième partie de cette série d’articles, vous l’aurez compris, lui est entièrement consacrée et il le mérite bien car il est probablement l’un des plus connus et plus talentueux peintres genevois.

Jean-Etienne Liotard, dit aussi «le peintre turc », est né à Genève le 22 décembre 1702 et décéda dans la même ville en 1789, où son père, Antoine Liotard de Montélimart, s’était réfugié suite à la révocation de l’Edit de Nantes. Il s’initia à l’art aux côtés de Daniel Gardelle qui fût son premier maître. Puis en 1723, il partit pour Paris afin d’entrer dans l’atelier d’un miniaturiste et graveur, Jean-Baptiste Massé. Il travailla pendant près de trois ans sous sa direction avant de voler de ses propres ailes. Grâce à cette fructueuse formation, Liotard savait déjà exécuter des miniatures, des gravures, des portraits à l’huile mais aussi des pastels – c’est que le bougre est éclectique à sa façon.

Notre peintre, voyageur dans l’âme, accomplit de nombreux voyages à travers le monde. Par exemple, il fut invité en Italie par le marquis de Puysieux, où il exécuta le portrait du pape Clément XII. Il se rendit aussi en France, et visita même une partie de l’Orient en compagnie d’un richissime anglais, le chevalier Ponsonby. Les différents voyages et les diverses commandes qui lui furent adressées prouvent que Liotard étaient un peintre reconnu et renommé depuis 1730 environ. Particulièrement réputé pour ses portraits d’un réalisme frappant. En septembre 1743, nous le retrouvions à Vienne avec la longue barbe et son costume singulier, qui lui ont valu le surnom de « peintre turc ». En effet, depuis son séjour en Moldavie où, sur demande du prince, il porta pendant une longue période cet accoutrement initialement destiné au plaisir de ses hôtes princiers moldaves.

En 1757, il s’installa à Genève et y resta jusqu’à la fin de sa vie, malgré quelques derniers voyages que son vieux corps fut encore capable d’accomplir. Ces œuvres, notamment ses nombreux portraits, nous suggèrent peut-être que Liotard aimait la vie et se vouait corps et âme à son art et toutes ses fantaisies. C’est aussi ce qui le rend exceptionnel.

Bien qu’une multitude d’informations peuvent encore alimenter ce court descriptif, ne vous privez pas de lui rendre visite, en allant admirer quelques-unes de ses magnifiques œuvres conservées au Musée d’Art et d’Histoire de Genève.

13/08/2013

Les peintres genevois entre le 18ème et le 20ème siècle Part I

Bienvenue(s) sur Plumes Genevoises!

Cette série d’articles aura pour but de vous présenter des peintres plus anciens de Genève. Pas tous bien sûr, c’est chose impossible à faire et à garantir, mais tout du moins les plus connus d’entre eux et les plus référenciés à certaines périodes, comme par exemple Saint-Ours, De La Rive et Liothard pour ne citer qu’eux. Nous prenons donc comme objet d’étude spécifique les peintres qui se sont succédé à Genève entre le 18ème et le 20ème siècle comme indiqué dans le titre de l’article.

En effet, la plupart d’entre nous connaissent bien souvent leur dénomination car ils ont donné leurs noms à des rues, des quartiers ou des écoles à Genève. Peut-être même que certains d’entre vous ont eu la chance et le privilège de voir un jour certains tableaux fameux de ces artistes. Mais finalement, très peu de personnes connaissent vraiment leurs œuvres et leur vie, et cette ignorance est légitime car il n’y a pas beaucoup de mouvements, de conférence, d’expositions mis en œuvre pour les présenter. Il est temps de remédier à cela et de rendre un hommage à ces artistes disparus, en vous présentant une brève mais instructive biographie pour chacun, mais aussi un petit échantillon de leurs diverses œuvres pour que vos yeux et votre esprit se régalent.  

En plus des présentations relatives à chaque artiste, nous tenterons de répondre à une question centrale : peut-on parler d’une école Genevoises de peinture, c’est-à-dire donner le nom d’école au groupe de peintres qui se sont succédé à Genève, entre le XVIIIème siècle et le XXème siècle ? On peut par exemple parler d’école florentine ou vénitienne grâce à l’influence et le rayonnement d’artistes tels que Titien, Vinci, Giotto ou Masaccio, et c’est finalement l’Italie dans son ensemble qui fut touchée. Mais peut-on vraiment parler d’une école genevoise ?

Bien sûr, il faut se rendre à l’évidence, nous n’avons pas eu un artiste avec la réputation gigantesque  d’un Vinci ou d’un Titien, mais ce n’est pas pour autant que n’avons pas eu d’artistes locaux talentueux et que nous ne pouvons pas aimer et savourer leurs œuvres encore aujourd’hui.