02/11/2014

Continuation d'orientation pour le blog

 

 

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Lundi : la citation de la semaine

 

Mardi : poésie de mon cru ou d’un autre

 

Mercredi : un texte plutôt philosophique

 

Jeudi : présentation d’un artiste ou autre youtubeur

 

Venderdi : un texte portant plutôt sur l’art et la culture, à Genève, ailleurs ou en général

 

Samedi : un jour consacré aux jeux vidéo

 

Dimanche : « Les Mots Du Nouveau-Monde »

 

 

 

Bien sûr, le programme peut être altéré selon mon envie, mes motivations ou l’actualité. Je ne tiens pas à me priver d’écrire quoi que ce soit, mais comme dit tout à l’heure, juste à mieux régulariser ces pages pour la nouvelle année académique à venir.

 

J'espère que cela vous plaira, petit à petit il y a toujours plus de visites, ce qui est vraiment génial à mes yeux!

 

Merci à tous, même aux trolleurs!

 

Source image: http://www.bonjourpokemon.fr/chrysacier-pokemon-insecte

 

20/12/2013

Bref, un constat amer parmi tant d'autres (Part. III)

 

Je fais souvent ce rêve étrange, lorsque je suis éveillé, d’un livre que j’ai écrit pour un ami que n’ai point rencontré et que je ne rencontrerai jamais.

Il est temps de l’écrire.

 Il y a temps pour lire, un autre pour écrire, et il ne faut jamais arrêter de les pratiquer, tant qu’on le peut et qu’on le veut. Maintenant j’écris, demain on verra. Demain c’est loin.

Tu ne viens pas d’ici, ni de là-bas, peut être es-tu partout ? Ou pas. Tu es peut être un extra-terrestre. Je ne sais point si tu existes. Je suppose que oui car mon esprit n’arrive pas à concevoir que l’être humain soit le seul être vivant à penser et dire l’univers. Je ne suis pas seul dans ma solitude. C’est cet espoir imaginaire qui me fait écrire mon très cher ami. Peut-être es-tu moi, toi, lui, elle, nous, un alien tout vert. Qui sait ? Pas moi en tout cas. Et pourtant, je suis là, assis entre quatre murs, mélancolique, à t’écrire ces paroles bientôt oubliées.

Mon ami inconnu, je ne suis pas l’ombre de mon auteur et je prends le risque de t’écrire ; être insoupçonné vivant quelque part, je ne sais où, évidemment.

Ton apparence m’importe peu, que tu aies huit bras, quatre jambes et vingt sens à ta disposition, tout ce que je désire c’est entrevoir ce que tu peux penser, ce que tu connais, ce que tu ressens. En me parlant de toi, tu me parleras du monde, tu me raconteras ce que racontent les créatures, je ressentirais ce que je ne peux ressentir à l’instant. Tout ce que je souhaite c’est que je puisse te faire comprendre ce que je crois comprendre et que toi  tu me fasses comprendre ce que tu crois comprendre, pour qu’enfin, nous puissions nous comprendre.

Nous utiliserons le langage du cœur. La raison viendra ensuite.

Quel est ton avis sur cela ou sur ceci, Ô mon lointain voisin ? Je peux l’affirmer sans me contredire : tu me manques, et pourtant je ne t’ai jamais perdu.

Mais pour l’instant, malheureusement, il faut être patient. Ce n’est pas les choses qui prennent du temps, c’est nous qui ne sommes pas assez patients. Tout ce que je peux faire, c’est écrire. Ecrire. Mais écrire quoi ? T’écrire ! M’écrire ! Je vais probablement être très maladroit mais j’aimerais te parler de ce que je crois, de ce que je crois savoir, de ce que je sais. Permet moi de te raconter, en proposant des cibles à mon esprit et à mon cœur, comment j’interprète la parcelle du monde que j’ai entrevu, que dis-je, la poussière de l’univers que je côtoie…

 

 

14:53 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Bref, un constat amer parmi tant d'autres | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

11/12/2013

Bref, un constat amer parmi tant d'autres (Part. II)

 

J’utilise souvent, et m’en excuse, « je », mais ce « je », selon moi, est parfois capable d’exprimer plus que les idées d’un seul individu, ce « je » est capable d’englober toute l’humanité. J’en ai l’intime conviction. Il y a des exemples évidents, par exemple si j’affirme que « je vais mourir », je peux induire sans me tromper que cela s’applique à tous les autres êtres humains capables de l’affirmer. C’est ce « je » là que je tente d’inscrire sur ces pages blanches, que dis-je, sur les touches de cet ordinateur portable qui me montre une feuille blanche virtuelle sur lesquelles j’inscris virtuellement « j » et « e ».

12:43 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Bref, un constat amer parmi tant d'autres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

09/12/2013

Bref, un constat amer parmi tant d'autres (Part. I)

 

 

Hommage au monde et à tous les êtres qui le compose…


 

Doutes.

Incompréhensions.

Fatigue.

Je ne distingue plus mes croyances de mes connaissances et la conscience que j’ai de moi-même s’amenuise. Mon esprit, tantôt concentré sur x, tantôt divaguant sur l’horizon des idées, n’accède plus à des points d’encrages rassurants. Il-Je- est en continuelle balade et le temps passe, passe, passe et passe encore prenant les choses au passage ; les choses quant à elles prennent aussi le temps par le cou.

J’ai quelques années à peine mais ma peine me parait bien plus ancienne, je la sens marbré au fond de mon être, avec l’impression que d’autres l’ont ressentis avant moi. C’est une tristesse éphémère portant loin son regard sous les abysses de l’humanité.

Ne m’en voulez point, ces cris ne sont pas des simples plaintes. Je ne suis pas une victime. Enfin je crois. Les victimes n’existent peut être pas, n’y aurait-il que des coupables ? Je m’égare. Les innocents sont des victimes et les victimes sont souvent des innocents. Les idées et les actes d’un gouvernement ne sont pas celle de tout un peuple, et vice-versa.

Je me souviens de quelques arrêts de ma prime jeunesse. C’était le temps de l’innocence, de la conscience inconsciente. Comme tous, ou presque, j’étais naturellement capable de regarder le monde sans préjugés, sans fausses opinions ancrées en mon âme, sans tout ce bagage opaque qui m’interdit aujourd’hui de le contempler simplement. Je ne comprenais pas la plupart des choses que je voyais et pourtant j’étais heureux de les admirer. Une fourmi sur mon chemin, un arbre sage et imposant, un jeu vidéo immersif, une camarade déroutante, ma mère qui vient chercher son fils, qu’importe comment, où et quand, j’ai déjà été heureux sans même m’en rendre compte. Je vivais le bonheur, je le sentais serpenter en moi, et maintenant ? Je le cherche, parfois je le rencontre, parfois je le vis, mais je vous rassure, vous n’êtes pas les seuls, je le cherche et le recherche sans cesse. Plus jeune je ne pouvais pas le perdre ou l’abandonner, il était comme inhérent à mon unité. Etrange non ? Peut-être suis-je fou ? Peut-être que je suis le seul à le ressentir ainsi. Je ne crois pas. Qu’importe, je le ressens et je ne peux pas ressentir à la place d’un autre. Je suis sans cesse moi-même, hélas.

Ce bonheur me comblait et je n’imaginais pas- disons plutôt que j’en étais incapable- que d’autres enfants de mon âge puissent être malheureux. C’est triste un enfant triste.

C’est en comprenant mieux le monde et les interactions des êtres qui le composent que j’ai perdu cette innocence. Je n’en ai pas la certitude, mais presque. C’est une croyance connue. C’est à partir de là, me semble-t-il, que l’on peut parler d’innocents, de victimes ou de coupables. En soi, substantiellement, bien sûr, nous ne somme rien de tout cela, mais pour régler la crise humanitaire qui se déroule aujourd’hui, il faudrait pouvoir pointer du doigt conventionnellement les coupables, les victimes, les innocents, et agir en conséquence. Par le passé, j’imagine que lors de nombreuses guerres les acteurs savaient tous contre qui ils se battaient. Ce n’est pas toujours le cas. De nos jours, j’ai plutôt l’impression qu’on ne sait pas qui sont les ennemis et les alliés.

J’ai vieilli. C’est sûr. Je n’aurais pas pu écrire ce genre de choses il y a quelques années, et pas besoin de remonter loin. Il y a pourtant une chose qui n’a pas changée et qui, je l’espère ardemment, ne changerais jamais : la capacité à l’émerveillement, c’est-à-dire la capacité naturelle qu’à l’être humain de pouvoir s’émerveiller sur ce qui l’entoure. Lorsque par exemple, je me recueil près d’un bleu lac ou que j’admire les astres effervescents surplombant les montagnes titanesques, heureusement, je suis sujet à l’émerveillement. Et si ce n’est pas le cas pour vous, c’est que vous êtes mort, inaptes à l’émerveillement ou tout simplement con. Si l’on ne sait plus s’émerveiller devant le monde, face à l’état des choses, je ne vois pas l’intérêt de vivre consciemment. C’est bien à se délivrer de ce sentiment noir que sert le suicide non ?

Proche de l’émerveillement, pourtant, il y a le dégoût. Et son goût n’est pas doux. Ils sont frères et se plaisent à se promener ensemble, main dans la main, et parfois, on ne reconnaît point l’un sans l’autre. Et c’est le dégoût qui me fait écrire en ce moment même. Ce qui m’émerveille, il me suffit de le vivre, je peux le partager certes, mais je peux me contenter de le ressentir. Ce qui me dégoûte, au contraire, parce que je suis indigné face au bilan de certaines situations, me donne envie, que dis-je, me force à exprimer mon indignation. Se taire, c’est collaborer. Collaborer, c’est cautionner. Je ne cautionne pas tous ce qui se passe. Ma voix n’est qu’une, elle ne porte pas loin, mais c’est une voix. Ce sont nos voix, nos gestes, nos croyances qui feront bouger les choses. Rien ne sert d’attendre un miracle divin, il n’arrivera probablement pas. La vie n’a pas de sens, mais tout homme et toute femme est condamnée à lui en donner un. Au moins il semblerait que l’on ait une certaine liberté en acte ou en puissance, et que ce que l’on nomme le destin est quelque chose de très incertain. Il ne faut donc pas gâcher tout ce potentiel.

Peut-être que l’on ne peut pas changer le monde, et que c’est lui qui nous change sans cesse, mais au moins, on peut essayer. Malheureusement, si en ce moment même je pouvais changer le monde, c’est que j’aurais déjà pris une balle entre les deux yeux.

Mais si la vie n’a pas vraiment de sens, alors peut être que tous ce que je peux penser ou ressentir n’a pas de sens non plus. C’est comme éprouver un immense vide, mais vous devez probablement très bien comprendre de quoi je veux parler, car qui n’a pas ressenti ce terrible vacuum ? On veut tous se sentir bien, pourtant tant de choses nous rappellent que même se sentir bien n’a pas vraiment de sens. Pendant que l’on rit, qu’on sourit, d’autres pleurent et les plus chanceux restent ceux qui n’ont jamais été là ou ceux qui ne sont plus de ce monde. Nous, les vivants, sommes condamnés à errer à travers cet univers immense et incalculable, en donnant un sens, absurde certes, mais un sens quand même, à cette étrangeté que l’on a coutume de nommer notre vie. D’ailleurs, est-ce vraiment notre vie ? N’est-ce pas plutôt nous qui appartenons à la vie ? Je pense également que rien ne m’est dû, car tout ce qui me compose appartient à ce monde. Voilà ce que je suis : un composant de ce monde, éternel comme lui, car tant qu’il sera, je serai.

Heureusement, la cupidité et l’égocentrisme naturel de notre espèce ne peuvent nuire à l’univers tout entier. Nous sommes le chaos sur la planète Terre. Nous ne récolterons rien sinon, ce que j’espère du fond du cœur, que nous disparaissions tous une bonne fois pour toutes et avec nous la possibilité même de nous revoir un jour réapparaître. Pour l’instant, avant de devenir très certainement misanthrope, il me faut essayer, essayer le temps que je le peux et que je le veux. Mon heure n’est pas encore celle de la résignation.

 Nous naissons pour mourir – en supposant que l’on vit et que l’on meurt- et entre-temps nous consommons démesurément et inutilement l’énergie et les ressources de la planète qui nous a tout donné. Je n’adresse pas cette critique à tous. Ceux de nos sociétés cupides, ceux possédés pas les « soucis » d’Occidentaux se reconnaîtront. Enlevez donc vos masques !

-Aie !

J’ai l’impression d’être concerné par mes propos malgré mes humbles intentions !

 Si je suis condamné à donner un sens à mon temps conscient ici, voilà le seul que je peux choisir sans culpabiliser : tenter de minimiser les dégâts de mon espèce, si ignorante au point qu’elle croit connaître quelque chose et pouvoir en expliquer d’autres ! Voilà mon chemin, mon tunnel infini et sans débouché. Puisqu’il faut en choisir un, autant que ce soit celui-ci. Pour cela, je dois commencer par les dégâts que je peux causer, mais même eux ne sont pas faciles à cerner. Certains me demanderont pourquoi je veux agir ainsi et me diront que c’est inutile, que l’on ne vit qu’une fois, alors autant en profiter. Je leur répondrai simplement : « Pourquoi pas ? » Je ne juge pas ceux et celles qui pensent ainsi, j’aimerais juste leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls. Et sincèrement, à quoi bon sauver sa vie du bateau qui coule alors que la majorité de nos frères et sœurs coulent dans les abysses ? Je souhaiterais faire profiter des joies de la vie ceux qui ne peuvent en jouir par eux-mêmes. Ce sera ma façon de profiter, et croyez-moi j’en profiterai, car existe-t-il une plus grande joie que d’illuminer des étoiles dans les yeux de nos semblables ? Il est plus aisé de lever les yeux au ciel et de baisser les bras que d’allumer des étoiles chaleureuses dans les prunelles des yeux malheureux.

Je dis bien que j’en profiterai, car je me sens désarmé de moyens et de sagesse pour y arriver à cet instant précis. Il est déjà ardu de dessiner un sourire sur le visage des personnes qui nous sont proches, alors comment espérer en aider d’autres maintenant ? Ce n’est pas pour autant qu’il faut rester oisif, car il y a toujours quelque chose à faire. D’un autre côté, il n’est pas incompréhensible de penser qu’il est plus aisé de rendre heureux de parfaits inconnus que ceux qui nous sont les plus chers.

Il va de soi que les autres animaux font partie de ceux qui ne peuvent profiter entièrement des ressources dans ces conditions par eux-mêmes. Probablement que beaucoup disparurent par notre faute avant même qu’on les rencontre, certains n’auraient jamais dû croiser notre chemin, d’autres furent ou sont asservis et d’autres vivent tant bien que mal hors de nos murs ou à l’intérieur même de nos royaumes.

 Bizarrement, cette constatation s’applique également à nous, les humains, au sein même de notre frêle espèce. C’est presque triste, mais les hommes ne respectent plus l’ours et n’en ont plus peur, ou les lions tout majestueux qu’ils sont. Or, ils craignent leurs propres voisins ou encore cet inconnu qu’ils jugent étrange et différent, tant ils s’impliquent à la défense de leurs soi-disant biens, au lieu de partager avec leur prochain.