18/01/2015

Un poème sans muse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà.

11/01/2015

Le jeu vidéo est-il un art?

 

jeux video, art, culture, articleDe nombreuses personnes se sont déjà penché avec passion sur cette question, maintenant traditionnelle, lorsque l’on se questionne sur ce médium qui a le vent en poupe depuis plusieurs années. Seulement voilà, les quelques articles et vidéos que j’ai pu consulter ne sont pas allé assez loin selon moi et surtout aucun des protagonistes ne semblait si connaître suffisamment en art, et tout particulièrement en histoire de l’art. Je ne suis pas un expert, loin de là, néanmoins mes études en histoire de l’art peuvent peut-être m’être utiles ici, tout autant que celles en philosophie d’ailleurs.

Je ne pourrai évidemment pas aborder tous les aspects de cette question ni même de traiter tous les exemples possible et par là même faire toutes les comparaisons utiles. Je peux par contre jeter quelques idées ici et là, ouvrir ou élargir certains chemins d’analyses. Un article n’est jamais suffisant pour ce genre de questions, une bibliothèque traitant le sujet ne serait peut-être même pas suffisante.

Avant toutes choses, il est intéressant de demander si cette question est légitime ou pas. Je pense qu’elle l’est, pour une simple et bonne raison, qui est que l’intuition de nombreux joueurs les pousse bien souvent à défendre le fait que le jeu vidéo est bel et bien le 10ème art. Le cinéma, lors de ces plus jeunes années, dû lui aussi prouver qu’il était un art et pour cela il a été défendu par ses protecteurs. Le théâtre aussi est passé par un tel chemin. D’ailleurs, aujourd’hui encore les artistes performeurs ou qui font d’installation doivent encore défendre véhémence la facette artistique de leur travail. Le jeu vidéo n’est donc pas seul. Il y a quelque chose qu’il faut noter : que l’on conclut ou que l’on tranche ou pas cette question, cela n’enlèvera rien au plaisir apporté par les différents jeux. Le plaisir de jeu n’a rien à faire de cette opinion et c’est tant mieux.

Il n’est plus utile de montrer que le jeu vidéo est un produit culturel non-négligeable et même majeur de nos jours, partout dans le monde ou presque, en effet peu de pays ou région y échappent. Il joue donc aujourd’hui un rôle important dans la diffusion des idées diverses, de cultures différentes, participe à la création d’un imaginaire collectif complexe et par là même, participe aussi à la construction identitaire de chacun. Tout cela, il est difficile de le contester, on peut juste le nuancer. Ce n’est pas pour rien que le chiffre d’affaire de l’industrie du jeu vidéo dépasse celui du cinéma, auquel on le compare souvent, comme le compare maladroitement Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Pourtant, les deux ne jouent pas sur le même terrain et ne disposent point des mêmes qualités. Cette importance fait d’ailleurs que les sphères intellectuelles et médiatiques de très près, on ne peut l’ignorer. Le jeu est donc un média, il communique un certains nombres d’informations de différents types.

On parle d’industrie vidéoludique, on peut donc parler de produit. Là encore, on ne peut pas le nier. Le fait qu’il s’intègre dans divers marchés tout en créant le sien particulièrement fort, ses produits ont bien évidemment une fin mercantile, malgré la gratuité, tantôt réelle tantôt apparente, de certains titres. Comme le cinéma, le jeu vidéo propose des titres créés par des petits studios indépendants, parfois même par un seul auteur, mais aussi des gros blockbusters créés par des équipes de centaines de personnes, sans oublier bien sur ceux qui se trouvent entre les deux extrêmes. Généralement, ces titres se doivent d’être rentables et propagent ainsi indirectement ou directement l’idéologie dominante qu’est le capitalisme et le culte du profit. C’est dur à dire mais il semble que cela soit le cas hors-jeu et parfois même in-game. Le jeu vidéo est donc un produit, culturel certes, mais un produit tout de même.

Le jeu vidéo, en plus d’être un média et un produit, est aussi un jeu, un divertissement, qui contrairement à certains autres jeux, se déroule essentiellement sur un écran, d’où le « vidéo ». Comme les autres jeux, il a ses règles implicites et explicites, on peut perdre et gagner sauf exception, donc il a des perdants et des vainqueurs, et bien évidemment ses stratégies. On est d’accord, le jeu vidéo est un jeu. Merci pour l’info.

Pareil au cinéma, le jeu vidéo propose des images, du mouvement et des sons, et tout ce qui met en relation ces aspects Sauf qu’en plus il possède l’interactivité, puisque le joueur n’est pas seulement passif mais aussi actif. Il ne se laisse plus dominer totalement par ce qui apparaît à l’écran, il le contrôle dans une certaine mesure. D’où l’existence du gameplay. Il implique le joueur qui est en contact avec une certaine interface qui va lui renvoyer un certains nombres d’informations. Le joueur agit sur l’environnement virtuel, que ce soit grâce à une manette, ses mouvements ou autres. Notons d’ailleurs que les plates-formes avec lequel le jeu vidéo fonctionnent sont aussi diverses et nombreuses. Là aussi on est d’accord, le jeu vidéo est interactif, tant avec l’écran qu’avec les autres joueurs.

De plus, le type de personne qui gravite autour ce média est particulièrement varié : critiques, testeurs, développeurs, joueurs, spectateurs, journalistes, scientifiques, théoriciens, philosophes, vendeurs, designers, etc. Il suscite donc l’intérêt de beaucoup mais pas forcément pour les mêmes raisons.

On a donc accepté que le jeu vidéo est un croisement entre un jeu, un média, un produit culturel et mercantile, qu’il est interactif et qu’il suscite un intérêt toujours grandissant. Prenant en compte tout cela, peut-il être un art ? Je pose la question autrement : un de ces aspects empêche-t-il le jeu vidéo d’être un art ou tout au contraire, l’y propulse-t-il directement ? L’analyse es difficile car on ne peut nier les grandes différences entre les jeux : Pong, Assassin’s Creed, Mario Kart et une adaptation vidéoludique du jeu d’échec ont-ils des points communs malgré leur grandes différences ? Ces différences s’expliquent partiellement par les différents stades technologiques du jeu vidéo mais aussi par ses tenants et aboutissants possible, et bien évidemment par la possibilité d’exagérer plus ou moins ses différentes facettes. Dans ce fracas indescriptible totalement, je vais tout de même tenter une analyse de la potentialité que le jeu vidéo est un art, en examinant au mieux ses diverses facettes, en le comparant à d’autres formes artistiques mais aussi en tentant de le replacer dans l’histoire de l’art.

La première chose que l’on peut remarquer facilement c’est que même si le jeu vidéo n’est pas un art en soi, une partie de ce qui le compose l’est indéniablement, tout du moins dans certains cas : ses compositions musicales et visuelles. Là encore le développement technologique est crucial et l’on peut même postuler que le jeu vidéo s’est « artialiser », qu’il est devenu un art en puissance, qu’il ne l’a pas toujours été. Pong avec son interface minimale et ses bruitages simplistes peut-il être considéré comme un œuvre alors même que ce qui le compose ne semble pas l’être ? E.T. sur Atari est-il autant composé de facettes artistique d’un titre comme Journey ? Probablement pas. Les compositions musicales et visuelles sont devenues essentielles afin de servir le gameplay, l’immersion, les informations transmises, etc. Elles concilient ainsi un aspect ornemental de pur plaisir sensoriel mais aussi un aspect utilitaire. On peut pourtant affirmer que l’ensemble de divers arts ne composent pas une œuvre d’art, au même titre que l’assemblage de divers ananas, ne composent pas un seul ananas. Bon ok, l’exemple est pourri mais particulièrement parlant. A ce titre, il est intéressant de se demander si le jeu vidéo est un art total, au même titre que l’opéra.

Un art total est un art qui réunis divers médium et disciplines artistiques, très souvent accompagnés d’une dimension philosophique et symbolique, reflétant ainsi en un sens, l’unité de l’univers et les diverses facettes qui le composent. Une partie de la production vidéoludique répond à tout cela. Selon cette définition, certains jeux seraient des œuvres d’art tandis que d’autres ne pourraient pas prétendre à ce statut. Pourquoi pas.

Supposons maintenant que le cinéma soit un art. Un film est composé de musiques d’images en mouvements, d’un scénario et donc d’une écriture, de dialogues, des acteurs interprète des personnages, il peut posséder une portée philosophique et symbolique, et généralement il ne peut être fait par une seule personne, sauf exception. De nombreux jeux vidéo répondent à ces critères. Même à celui de l’interprétation d’acteurs avec un jeu comme Beyond Two Souls. Selon ces critères, pourquoi une partie de la production vidéoludique ne pourrait pas être un art ? A cause de son interactivité ? Il  y a pourtant des œuvres d’art qui impliquent ses spectateurs, que ce soient certaines performances ou même par exemple certaines pièces de théâtre qui intègrent le spectateur et le chance ainsi même en acteur. Par exemple l’artiste Marina Abramovic, qui est connu pour ses performances et la recherche de la limite du corps et de l’esprit, propose aux spectateurs d’interagir, notamment dans des performances où elle demande à ceux-ci de lui faire du mal avec des objets ou des pincements. Le jeu vidéo en plus de nous changer en spectateur contemplatif, nous oblige à être joueurs, tout de moins lors de certaines phases. Je repose la question : si l’on peut considérer le cinéma comme un art selon certains critères, si l’on retrouve ces mêmes critères dans le jeu vidéo, pourquoi ne pourrait-on pas le considérer également comme un art ? Peut-être parce qu’une telle légitimité se conquiert en convaincant une certaine palette de personnes, et ce n’est pas ontologiquement que cette légitimité s’acquiert. L’interactivité ne pose pas problème selon moi à l’accès du jeu vidéo au statut d’art. Quand je dis jeu vidéo, comprenez par là une partie de ceux-ci, c’est une généralisation abusive mais utile. Le fait que ce soit un produit culturel l’est-il ? Non plus. Et qu’il soit un produit mercantile ? Je ne crois pas mais je vais quand même devoir défendre ce point plus profondément.

Je ne pense pas que l’aspect mercantile du jeu vidéo pose problème tout simplement parce qu’un nombre incalculable d’œuvres d’art le sont et l’ont été. Une œuvre d’art est bien souvent destiné à être vendu, pas uniquement à être exposé. Reprenons l’exemple du cinéma : on vend bien des millions de dvd chaque année non ? Andy Warhol n’a-t-il pas su allier produit mercantile et artistique ? Une reproduction parfaite de la Joconde n’est-elle pas de l’art ? Les diverses occurrences d’un jeu vidéo, selon ces exemples, ne semble pas poser problème à l’accès à ce statut.

La comparaison avec d’autres formes d’art montre donc que potentiellement le jeu vidéo peut-être un art à part entière. Le seul point que l’on ne retrouve pas systématiquement ailleurs est la facette « jeu ». Mais cet aspect ne pourrait-il par être le point centrale de cette potentielle artistique, qui la distinguerai d’avantage des autres ? Aidé bien sûr par son interactivité systématique. Si l’on considère qu’une œuvre d’art n’est pas purement ornementale et contemplative, il n’y a aucun souci à rejeter ces aspects.

Continuons un peu la comparaison avec d’autres formesartistiques et notamment la peinture. L’œuvre totale d’un peintre est très souvent dotée de ce que l’on appelle une identité visuelle. On reconnait du De Vinci autant que du Van Gogh. Nombre de licences vidéoludiques ont aussi cette patte personnelle, pas nécessairement dû à un seul artiste certes. La série des Mario ou des Worms par exemple. On peut même parler d’identité musicale et de la combinaison des deux.

Autre comparaison avec la peinture est la recherche de réalisme. On est passé de graphisme en 2d à 3d. Non pas que le graphisme en 2d soit un frein en soi, si ce n’est pour la recherche de l’hyperréalisme et d’une progression dans l’espace notamment. Parlons un peu hyperréalisme d’ailleurs. En peinture, vers les années 1950-60, des artistes tels que Edward Hooper, ont atteint une limite du réalisme pictural ou tout du moins s’en sont rapproché : leurs peintures pouvaient être confondues avec des photos. Là aussi, on doit reconnaître que le jeu vidéo atteindra cette limite un jour ou l’autre : on ne pourra pas faire plus réaliste, et les jeux ressembleront d’avantage à des vidéos réels. 

Ainsi comme toute autre forme artistique, le jeu passe par un questionnement sur lui-même, sur des problématiques spécifiques ou alors communes à chaque art. Le jeu vidéo rend-il violent ou au contraire a une qualité cathartique ? Peut-on atteindre une limite au réalisme ? Et j’en passe.

Je ne désire pas conclure avec certitude que le jeu vidéo est un art. Suis-je un lâche ? Non, mais il faut avouer que la multitude de jeux est si diverses que je ne peux tout simplement pas conclure cela. Par contre, le fait que certains d’entre eux soient  des œuvres d’art n’est plus un doute pour moi. Le jeu vidéo est donc un art en puissance, tout dépend ce qu’on en fait. Pour qu’il soit un art il faut donc pousser au maximum la volonté de lui donner une identité musicale et visuelle par exemple. Selon moi l’art n’est pas seulement ornemental et décoratif, il doit changer l’artiste et le monde si possible. Bien sûr une belle peinture qui décore mon appartement est la bienvenue, l’art a différentes portées, différentes utilités, spécifique à chaque disciplines. Le jeu vidéo peut en combiner une multitude d’entre elles : un jeu peut se rendre contemplatif tant visuellement que musicalement, tout en participant aux changements des joueurs et par conséquent du monde qui les entourent. Il pose donc aussi une question éthique et moral que je développerai ailleurs : au-delà de la possibilité qu’un jeu vidéo rende violent ou au contraire pacifique, est-il un vecteur possible du changement moral, éthique, comportemental et des mœurs d’une société, d’une personne ? Peut-être bien, ce qui lui confère aussi une importance sociétal tout en lui apportant une toute nouvelle facette artistique. Pour conclure, je repose la question qu’Usul a déjà posée de façon légèrement plus spécifique : le jeu vidéo peut-il être l’avenir de l’art de par son ancrage contextuel et ses qualités personnelles dans un monde en perpétuel changement ?

 

Source image: http://www.etudiant-ontario.ca/Communaute/Jeux-video/2012-04-04/article-2947691/Les-effets-nefastes-des-jeux-video/1

04/01/2015

Le jardin des mots

 

jardin_des_mots_shinkai.jpgLe jardin des mots, The Garden of words ou Kotonoha no niwa, est un film d’animation japonais réalisé en 2013 par Makoto Shinkai.

Réalisateur et graphiste de jeux vidéo, il a notamment réalisé les films La Tour au-delà des nuages et 5 centimètres par secondes et autres court-métrages. Salué parfois comme le nouveau Hayao Miyazaki, dont il est un fan absolu selon ses dires et dont il s’inspire aussi très probablement.

Le bonhomme n’est pas dénué d’intérêt mais c’est son dernier film qui m’intrigue ici. Il faut justement savoir qu’à la base c’est justement un film mais un roman et un manga ont suivi, tant le succès fut grandiloquent. Pour être franc, je me suis procuré les trois d’un coup, j’ai eu une confiance aveugle, que je ne saurai pas totalement expliquer, rien qu’en lisant le synopsis du manga et en parcourant quelques pages. Je crois que ce qui m’a convaincu est la simplicité qui s’en dégageait. Et aussi, je dois l’avouer, ça parlait poésie, chocolat et sentiments très rapidement.

Simple dans la mesure que c’est le quotidien banal qui est en jeu. Ce n’est pas le genre de film où nous voyons d’énormes combats épiques et improbables. Cela rappelle justement une des caractéristiques majeurs d’une partie de la filmographie de Miyazaki : un quotidien, parfois magique et mystique certes, comme dans Mon voisin Totoro par exemple, bien que sa filmographie ne manque pas d’aventures non plus.

Nous suivons donc l’histoire d’un jeune lycéen, Takao, rêvant de devenir cordonnier. On ne sait d’ailleurs pas bien pourquoi, cela semble lié à sa mère et à son enfance. Il décide, chaque jour de pluie, de sécher les cours le matin afin de dessiner des modèles de chaussures, notamment féminin, dans un jardin, sous un petit abri. Là, il rencontre systématiquement une jeune femme, Yukino, relativement mystérieuse car dès le matin elle boit de la bière et mange du chocolat. Petit à petit ils apprennent à se connaître et une habitude implicite se met en place : lorsqu’il pleut, tous deux se surprennent à se réjouir de ce temps, car ils savent qu’ils vont se revoir à nouveau. Yukino est clairement plus âgée que Takao, pourtant, ils s’entendent particulièrement bien et se soutiennent mutuellement. Mais la fin de la saison des pluies approche et le prétexte béni du temps qui leur permet de se revoir va bientôt disparaître…

N’est-ce pas là un contexte initial des plus banals ? Rien d’extraordinaire, rien de particulièrement dingue. Le jeune homme veut devenir cordonnier, pas un aventurier ou un autre rêve impressionnant, juste un simple cordonnier. N’est-ce pas là extraordinaire paradoxalement ? Malgré cette banalité, nous désirons clairement savoir comment leur relation va évoluer.

Je risque de spoiler un peu à partir d’ici sans le vouloir, curieux s’abstenir.

Ce n’est pas une simple d’histoire d’amour que nous présente l’auteur. C’est plus compliqué que cela, d’ailleurs la différence d’âge des deux protagonistes est trop importante. Une relation amoureuse serait une honte, se serait mal vu, indécent dans le contexte japonais. Les deux vont pourtant apprendre à s’aimer, mais pas comme nous le voyons dans beaucoup d’histoire d’amour. C’est un amour né d’une relation bien spécifique et spéciale, dans un contexte nippon bien particulier. Ils ne savent rien l’un de l’autre, pas de leur passé tout du moins, mais agissent et se soutiennent comme deux amis, deux amants sincères.

Le format court du film, 45 minutes, la délicatesse et fluidité du dessin, sont parfaitement adaptés au propos et permet aux personnages de s’exprimer suffisamment sans jamais tomber dans le désuet et le cliché total. Vous risquez même de finir en larmes à la fin de celui-ci. Yukino s’ouvre petit à petit, elle qui pour une raison que je ne dirai pas, s’est renfermé au monde. Quant à Takao, il trouve enfin quelqu’un qui l’écoute, quelqu’un à qui parler de son rêve, le soutien, sans se moquer, sans lui dire que son rêve est inutile et impossible à réaliser.

De la banalité nait extraordinaire. La conquête des rêves est ce qui tient un homme véritablement vivant, debout et c’est les autres qui nous construisent et nous font avancer.

Un film touchant, émouvant qui nous rappelle qu’un rencontre fructueuse est parfois hasardeuse, et que pour vivre une aventure épique, il suffit parfois juste de sortir se promener sous la pluie…


Source image: http://www.aviscritique.com/1ere-video-pour-le-jardin-des...

01/01/2015

Nouvelle Orientation pour le blog - 2015

La cadence de publication quotidienne, tant de textes de mon cru, ou de partage d'autres œuvres, est trop conséquente et trop chronophage.

Je vais revenir à un taux de publications plus bas mais toujours régulier, en espérant de ne pas faire baisser mes visites pour autant!

Articles philosophiques, poétiques, artistiques et des poèmes de mon cru, voilà l'essentiel, je tenterai de vous accrocher d'avantage pas la qualité que par la quantité.

Quelques partages autres suivront également mais ce ne sera pas une priorité.

Je vous souhaite à tous une excellente année et espère que vous aurez du plaisir à me lire!

30/12/2014

Serge Gainsbourg - Le Poinçonneur Des Lilas (1958)

 

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Je suis le poinçonneur des lilas
Le gars qu'on croise et qu'on ne regarde pas
Y a pas de soleil sous la terre, drôle de croisière
Pour tuer l'ennui, j'ai dans ma veste
Les extraits du Reader's Digest
Et dans ce bouquin y a ecrit
Que des gars se la coulent douce à Miami
Pendant ce temps que j'fais le zouave
Au fond de la cave
Parait qu'il y a pas de sots métiers
Moi je fais des trous dans les billets

J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous
Des trous de seconde classe, des trous de premiere classe.

J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous

Je suis le poinçonneur des lilas,
Pour Invalides changer à l'Opéra,
Je vis au coeur de la planète
J'ai dans la tête un carnaval de confettis
J'en ammene jusque dans mon lit.
Et sous mon ciel de faïence
Je ne vois briller que les correspondances

Parfois je rêve, je divague, je vois des vagues
Et dans la brume au bout du quai
Je vois un bateau qui vient m'chercher

Pour sortir de ce trou, je fais des trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous

Mais le bateau se taille
Et je vois que je déraille
Et je reste dans mon trou à faire des p'tits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous

Je suis le poinçonneur des lilas,
Arts et Métiers direct par Levallois
J'en ai marre, j'en ai ma claque de ce cloaque.
Je voudrais jouer la fille de l'air
Laisser ma casquette au vestiaire.

Un jour viendra, j'en suis sur
Où je pourrai m'évader dans la nature
J'partirai sur la grand route
Et coute que coute
Et si pour moi il est plus temps
Je partirai les pieds devant.

J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous
Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous

Y a d'quoi devenir dingue
De quoi prendre un flingue.
S'faire un trou, un p'tit trou, un dernier p'tit trou.
Un p'tit trou, un p'tit trou, un dernier p'tit trou

Et on me mettra dans un grand trou.
Et j'n'entendrais plus parler de trous
Des petits trous, des petits trous
Des petits trous, des petits trous

 

Source image: http://www.etymologie-occitane.fr/2011/10/traucar/

29/12/2014

La citation de la semaine - Ken Ruth

« Les hommes peuvent vivre quelques minutes sans respirer, quelques jours sans boire, quelques semaines sans manger et sans penser pendant des années.  »

28/12/2014

Code MU #1 - NUCLÉUS


27/12/2014

MCM 20 ans de jeux videos - Documentaire Geek

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Source image: http://www.seductionbykamal.com/seduire-quand-on-est-geek...

26/12/2014

Tuân Hollaback - Interview #1 - Plumes Genevoises

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Website de l’artiste: www.tuan-hollaback.com

Twitter de l’artiste: www.twitter.com/airforcetuan

Facebook de l’artiste: www.facebook.com/airforcetuan

Site de l’Association Plumes Genevoises: http://plumesgenevoises.com/

Artiste: Tuân Hollaback
Journaliste: Igor Rodrigues Ramos
Caméraman: Nicolas Aubry
Montage: Igor Rodrigues Ramos
Musique de fond: https://www.youtube.com/watch?v=VHhLN…

Son artbook, « Memory Lane », sera disponible le lundi 3 novembre 2014 au prix de 51CHF / 42 Euros, et c’est:
* 92 pages
* Plus de 100 dessins dont des inédits
* Une préface de la chanteuse et violoniste Sarah Àlainn (サラ・オレイン)(numéro 1 des charts nippons sur iTunes, Amazon, Billboard…)
* Une part des bénéfices reversés à la Ligue Genevoise contre le Cancer
* Aussi une version digitale (pour 12CHF / 9 Euros)

Les pré-commandes pour le livre sont déjà ouvertes, et seules les copies pré-commandées seront dédicacées avec un mot de remerciement personnel!
>> www.tuan-hollaback.com/content/shops <<

25/12/2014

L'Atelier Manga

l'atelier, manga

Une autre chaîne excellente pour découvrir ou re-découvrir des mangas, réfléchir et apprendre dessus!

Merci à vous les gars!

La chaîne: https://www.youtube.com/user/LatelierQRB

Source image: http://soulofmanga.fr/atelier-qrb-la-saison-2/

24/12/2014

"Folles dérives du monde" de Nicole Capt

Folles dérives du monde, nicoles capt, essai, genèveScoop de l’année : la planète et ses êtres  vont mal.

La société humaine est pleine d’inégalités et des guerres font toujours rages. Il y a ceux qui peuvent à peine se nourrir et ceux qui jettent la moitié de leur assiette à la poubelle.

Tout cela et bien plus encore, n’est plus un secret pour personne, on le dit, on le répète, depuis de nombreuses années déjà, pourtant, la majorité des gens ne creusent pas le problème, ni pratiquement, ni intellectuellement.

C’est déjà le premier mérite de ce livre, né du travail d'une genevoise acharnée, « Les folles dérives du monde » de Nicole Capt : il tente de comprendre, de résoudre, il propose, il s’intéresse, il partage, il incite.

L’auteure commence par expliquer le fondement général de son œuvre, à savoir comprendre les changements occasionnés, tout particulièrement les négatifs, plus ou moins après la seconde guerre mondiale, tant chez les individus, leurs interactions et bien sûr chez les sociétés elles-mêmes.

Elle commence par mettre en évidence une partie du questionnement qui suivra dans le livre, à travers divers chapitres, qui chacun tient sa spécificité et est généralement bien relié aux autres.

Ses motivations ? Elles sont très  joliment dites aux pages 19-20 mais je vous propose ici un court extrait :

« L’espérance du lendemain est une fêtes,

Lorsqu’elle n’occulte ni le présent ni les semences du passé.

L’espérance redessine l’essentiel.

Le passé revisité n’est pas tout le passé,

Le fondamental n’est pas visible d’un premier regard.

Dans les mouvances de la mémoire s’insinue le rêve.

Aucun souvenir n’est réellement fidèle ; »

Selon moi, c’est l’espérance, l’optimisme et la lucidité qui ont guidé sa main et sa volonté.

On le comprend tout de suite : ce à quoi s’attaque Nicole Capt, née à Genève,  psychothérapeute analytique, mère et enseignante, est d’une complexité telle qu’aucun ne peut s’y attaquer sans réduction, simplification et décomplexification. Comprendre le règne humain actuel sur cette planète et tout ce qu’il implique est déroutant à bien des égards,  et c’est aisément qu’elle l’avoue. Elle tente néanmoins de nous transmettre un reflet d’une image et ce reflet nous pousse au questionnement, à l’amélioration de soi et du monde et surtout à une revalorisation réelle des principes humanitaires sérieux et loin de cette mégalomanie.

Il y a une symbolique forte selon moi: cet essai, est écrit par une genevoise, questionne une situation mondiale et internationale, et Genève est une ville internationale. Et si un jour, une partie de la solution venait de chez nous?

Sa lecture fut un bol d’air pour moi, à la fois rafraichissant, à la fois étranglant : on constate avec plaisir ce qui nous dégoute au plus haut point.

23/12/2014

Mourir pour des idées - Georges Brassens

georges brassens, mourir pour des idées, musique.jpg

Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Encor s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

22/12/2014

La citation de la semaine - Woody Allen

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« Nous avons hésité un moment entre un divorce ou des vacances. Nous avons pensé que des vacances aux Bermudes, c'est fini en deux semaines alors qu'un divorce, ça dure toute la vie.  »

Source image: http://www.imdb.com/name/nm0000095/

21/12/2014

Code MU #2 - ALBEDO


20/12/2014

Zelda: Ocarina Of Time

zelda, ocarina of time, aventure, nintendo, n64, 3d, bombe, link, ganondorf.jpgJ'ai été vulgaire pour l'article sur Super Mario 64?

je risquerai de l'être d'avantage ici avec ceux qui ont eu l'occasion de le découvrir et qui ne l'ont pas fait ( Putain tu vas encore nous pondre un article bien objectif).

C'est un jeu imparfait objectivement certes, mais qui grâce à mes souvenirs, est plus que parfait.

Que ceux qui n'y ont pas joué ailles se faire *****************

et *************** car ils ne sont que des ******************* doublé, que dis-je, triplé de ********************* car leur mère ne sont que des ************!

Ouf!

Merci et de rien encore pour cette objectivité perçante et éclairante.

Non mais sérieux, c'est une des meilleurs aventure 3D de l'époque, une licence qui a réussi son passage à la 3d admirablement.

Merci Link.