09/06/2014

Escalier fossilisant

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14:21 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Autres, Univers d'Expériences Alphabétiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

08/06/2014

La mort de Socrate - David, Peyron et Watteau

 

Voilà un thème qui me tient tout particulièrement à cœur : la mort de Socrate! Je vous laisse découvrir ici-même trois variations proposées par des peintres de grandes qualités: David, Peyron et Watteau.

C'est ce genre d'histoire qui nous donnent envie de mourir pour les idées! Il faut de plus noter qu'au moment où Socrate est condamné et tué, la gloire s'obtenait généralement en mourant au combat physique!

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Jacques-Louis David, La mort de Socrate, 1787, huile sur toile, 130x196 cm, Metropolitan Museum of Art, New York, U.S.A

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Peyron, La mort de Socrate, 1787, huile sur toile, 98cmX133cm, Statens Museum for Kunst, Copenhague, Danemark.

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Francois-Louis-Joseph Watteau, la mort de Socrate, 1780, huile sur toile, 1 33 × 174 cm, palais des Beaux-Arts, Lille, France.


Hommage à ce grand philosophe:

 

« Qu’est-ce, en effet, que craindre la mort, citoyens, sinon se pré­tendre en pos­ses­sion d’un savoir que l’on n’a point ? En défi­ni­tive, cela revient à pré­tendre savoir ce que l’on ne sait point. Car per­sonne ne sait ce qu’est la mort, ni même si elle ne se trouve pas être pour l’homme le plus grand des biens, et pour­tant les gens la craignent comme s’ils savaient par­fai­te­ment qu’il s’agit du plus grand des malheurs. » 

Socrate

Je me per­mets de faire ici l’éloge
D’un homme depuis long­temps dis­paru.
Il dis­cou­rut beau­coup le temps qu’il appa­rut
Jusqu’au jour où la ciguë serra sa gorge.

Il fut pour ses pro­pos condamné à mort.
On l’accusa de cor­rompre la jeu­nesse
Et de rompre avec les Dieux et Déesses
Tant véné­rés pour leurs pou­voirs et leur corps.

Cer­tains eurent encore la chance de par­ler avec lui.
Tous rap­por­tèrent un fait fort rare à voir :
Il resta le même de jour ou de nuit,
Car face à la mort il n’eut peur de son sort.

Cet homme com­prit bien avant de mou­rir
Que la mort est inhé­rente à la vie.
Ainsi, il accepta sa des­ti­née ici
Et honora ses pen­sées plu­tôt que de les fuir.

Vous autres qui pen­sez à vivre long­temps,
Appre­nez de celui qui vécut bien son temps ;
Car mes chers on ne choi­sit pas le temps qu’on vit,
Mais on peut essayer de bien vivre sa vie.


07/06/2014

Final Fantasy : A Realm Reborn - P.1

 

final-fantasy-xiv-reborn.jpgLorsque Final Fantasy XI était sorti à l’époque, je me rappelle encore, il était mensuellement payant et je n’avais pas les moyens d’y jouer. Quel âge avais-je déjà? Le jeu est sorti, selon la plateforme et pays, entre 2002 et 2004 si je ne dis pas de bêtises, je devais donc plus ou moins avoir entre 12 et 14 ans. Plus ou moins la moitié de ma vie actuelle quoi.

Final Fantasy XIV : A Realm Reborn est toujours mensuellement payant mais cette fois j’ai les moyens de me le payer, le temps de quelques mois au moins.

Enfin, je vais pouvoir me lancer dans un Final Fantasy en ligne grâce à A Realm Reborn (En fr : Un royaume renaît, si toutefois mon anglais n’est pas trop moisi). C’est con mais c’est un genre de rêve pour moi : un monde fantaisiste de la licence FF où je peux me déplacer à ma guise (Enfin presque…) et défoncer des monstres que j’ai déjà rencontré lors de maintes et maintes aventures.

J’ai décidé de me lancer dans une série d’article sur le jeu. Je ne sais pas du tout comment je vais procéder, je vais faire ça au feeling.

Cette fois ci, pour une fois, je vais jouer à un MMORPG avec un ami, ce ne sera donc pas étonnant si celui-ci écrit quelques articles avec moi. Nous l'avons commencé il y a 2-3 jours, je commencerais donc à écrire d'ici peu.

Peace

Trois tags pâquisards

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06/06/2014

Une pizza à 1780.-

Franchement les amis? 1780 boules pour une pizza quoi! C'est bien à Genève que l'on peut trouver ce genre de bizarreries luxueuses!

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05/06/2014

La citation de la semaine XI - Soulières

 

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"Au fond la beauté est éphémère. Et à force de la voir, on ne la voit plus."

De Robert Soulières

Extrait de "Le visiteurs du soir"


Source image: http://www.babelio.com/auteur/Robert-Soulieres/58875

 

04/06/2014

Analyse de "La mort de Socrate" De Jacques-Louis David

Célèbre peintre français né à Paris en 1748 et mort à Bruxelles en 1825, Jacques-Louis David, fils du mercier Maurice David, est salué comme le chef de file incontestable et charismatique de l’école néo-classique française et l’un des peintres d’histoire les plus reconnus.

C’est lors du Salon de 1787 à Paris que David présente au grand public l’une de ses œuvres phares : La mort de Socrate (Figure 1), qui figure le célèbre philosophe au moment où il doit boire la ciguë, un sujet qui puise dans l’antiquité grecque, et plus particulièrement athénienne[1]. Ce tableau contribua évidemment à asseoir d’avantage sa réputation et sa gloire alors que le peintre avait 39 ans. Il faut tout de même noter qu’il avait déjà fait très forte impression avec le triomphe artistique plus ou moins deux ans plus tôt, le serment des Horaces (Figure 3), à tel point qu’on le considère aujourd’hui encore de manière simplificatrice et symbolique comme une sorte d’incarnation de la pensée, des goûts et des tendances de sa génération[2].

Presque unanime, la critique de l’époque a accueilli l’œuvre comme un véritable chef d’œuvre figurant un moment fort de l’époque antique, bien que le sujet traité ne fût pas nouveau en soi, tant il avait marqué son propre temps déjà. Effectivement, d’autres peintres s’étaient déjà attelés à peindre ce thème, comme par exemple François Louis Joseph Watteau lors du courant de l’année 1780 pour ne citer que lui, c’est-à-dire plus ou moins sept ans plus tôt que l’œuvre de David (Figure 2). Par conséquent, il est fort probable que David lui-même avait connaissance de certaines œuvres passées traitant du même sujet mais étant un peintre relativement classique, il n’avait aucun problème à utiliser des sujets déjà éculés.

Le sujet du tableau est trop connu pour que l’on s’attarde trop dessus. Socrate, alors qu’il a environ 70 ans, est condamné à mort[3]. Il fut condamné pour plusieurs raisons : introduction de nouvelles divinités, négation des Dieux de la cité ainsi que corruption de la jeunesse athénienne. Nous avons également gardé le nom d’au moins trois accusateurs officiels : Lycon, Anytos et Mélétos. Emprisonné pendant au moins un mois, il a attendu ce jour fatal car on ne pouvait le tuer à cause d’un pèlerinage traditionnel qui se faisait à ce moment-là au nom d’Apollon[4]. Criton, l’un de ses plus fidèles disciples a bien tenté de faire s’enfuit son maître, mais celui-ci, en accord avec ses pensées et ses actions, n’a pas accepté. Il a préféré affronter la mort en face plutôt que de la fuir. On raconte qu’à ce moment clé, Socrate a su rester stoïque, tandis que ses disciples étaient en pleurs et c’est ainsi, de par sa façon de se comporter face à la mort, que Socrate donne ses dernières leçons. On en apprend plus sur la philosophie de Socrate et ses buts : philosopher, c’est apprendre à mourir[5] et mourir n’est pas forcément un mal.

Ce célèbre tableau d’histoire, peint à l’huile sur toile en 1787 par Jacques-Louis David et exposé la même année, mesure 130cm de hauteur ainsi que 196cm de largeur. Il puise ainsi dans un héritage culturel antique, qui n’a eu de cesse d’inspirer infiniment divers artistes, notamment David, lors de cette période prérévolutionnaire.

 Il est aujourd’hui conservé au Metropolitan Museum of Art, célèbre musée de par sa taille et son contenu, qui se situe en outre-manche à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. On peut bien sûr se demander comment ce tableau, peint en Europe, a-t-il fini par se retrouver de l’autre côté de l’atlantique. Malheureusement, à cette question je n’ai point de réponse. Par contre, elle peut nous permettre de passer à une autre question très importante : quelqu’un a-t-il fait une commande à David pour ce tableau ? La réponse est oui.

Le tableau a en effet été commandé par Charles-Michel Trudaine de la Sablière, un aristocrate apparemment libéral,  conseiller au  grand parlement de Paris ainsi que seigneur du Plessis-Franc[6].

La composition chromatique de l’œuvre est plutôt construite avec une palette de couleurs relativement sombres pour la majeure partie du tableau. Cet ensemble semble justement construire l’ambiance de l’œuvre : une ambiance inquiétante, triste et carcérale. Il faut tout de même noter que le tableau était peut-être moins assombris quand il a été fait, le temps est peut être un facteur pour comprendre cette ambiance assombries, d’autant que même si on ne l’aperçoit point, il y a bien une fenêtre qui est censé être à gauche car il y a tout un rayon de lumière qui éclaire la geôle de Socrate et le met ainsi en évidence géométriquement. C’est bien évidemment une lumière avec une source naturelle puisque elle vient probablement de dehors, de la lumière du soleil.

Cette palette chromatique sombre contraste énormément avec les couleurs des habits des personnages éclairés, notamment avec Socrate au centre, qui est habillé en blanc et le disciple à gauche, qui est également en blanc.

Les autres personnages quant à eux portent d’autres couleurs qui les font se distinguer des deux personnages en blanc ainsi que du décor. Ils portent notamment des couleurs telles que le rouge, bleu, jaune, orange, brun et gris.

Le bleu renvoi peut être tout simplement à la réflexion : c’est la couleur de divers disciples de Socrate, tous philosophes et donc penseurs. Ce rouge pourpre quant à lui renvoi peut être au péché d’orgueil tout en se rapprochant peut être de la notion de prestige, la gloire, le renom car on a ici à faire avec plusieurs philosophes de renom, bien que Socrate et Platon soient les plus connus. Le blanc, porté par Socrate renvoi probablement au symbole fort de pureté. Le personnage à gauche, probablement Platon, est aussi en blanc et ces habits blancs mettent ainsi en évidences les deux penseurs les plus importants de l’œuvre.

Commençons pas étudier le décor. Je l’ai déjà dit, la première chose notable, c’est que c’est un décor carcéral, relativement peu éclairé. Les murs sont en pierre, avec dirait-on deux types de pierre de couleurs différentes. Notons également qu’il est probable que David n’est pas visité l’endroit où Socrate a été emprisonné, en supposant que le lieu existait encore, et l’on peut avancer l’hypothèse que le décor général de l’œuvre est tirée de lieux contemporains à celui de l’auteur.

Au premier plan, là où se trouvent Socrate, le personnage principal, et ses disciples, on découvre plusieurs objets : un lit où est assis Socrate avec un instrument de musique, deux sortes de tabouret en pierre où sont assis deux disciples, des chaines par terre, le verre de cigüe qui va le tuer, une barre noire métallique avec une sorte de contenant avec de l’encens, ainsi que du papier et un calame à côté du personnage à gauche du lit.

Pourquoi David a-t-il choisit de représenter ces objets-là ? Ils ne sont probablement pas là par hasard, tous joue un rôle au moins symbolique dans la composition. La coupe de ciguë bien sûr, est un objet obligatoire dans la composition dans la mesure que c’est cela qui va tuer Socrate. On voit d’ailleurs qu’il s’apprête à la prendre dans sa main tout en disant ses derniers enseignements face à des disciples tristes et déroutés pour la plupart.  Les chaines par terre nous renseignent sur le fait qu’il a été enchainé lors de son emprisonnement mais qu’au moment de boire la cigüe Socrate est déchainé. Le tabouret en pierre où est assis le disciple en orange porte une inscription dessus : une chouette et un olivier, symboles d’Athéna, déesse protectrice de la ville[7]. On pourrait se concentrer d’avantage là-dessus mais ce n’est pas le sujet principal.

Socrate-a-t-il écrit finalement ? En réalité oui mais pas de textes philosophiques. Sa philosophie semble-t-il fut entièrement transmise oralement. Par contre, on sait que pendant son emprisonnement il a écrit des compositions musicales et littéraires, d’où la présence de cette lyre rajoutée au décor et  de ce calame[8].

On peut voir 13 personnages qui semblent tous souligné, de par la position et couleurs, Socrate au centre.

Socrate s’apprête à prendre le verre, tout comme dans l’œuvre de Watteau (Figure 2), tout en pointant le doigt vers le haut. Symboliquement, il pointe le monde des idées, tout comme dans l’œuvre de Raphaël l’école d’Athènes (Figure 4), où l’on peut voir Platon faire de même à côté d’Aristote qui, au contraire, pointe son doigt vers le bas, comme pour indiquer qu’il s’intéresse au monde d’ici-bas[9].  Il est stoïque et parait sûr de ce qu’il fait. La tristesse et la peur ne se lit pas chez lui.

En blanc, assis à gauche, et n’assistant pas à la scène comme dit dans les textes, c’est probablement Platon[10]. Il n’est pas censé être si vieux à ce moment-là, donc David l’a délibérément représenter ainsi. Le calame et le papier n’ont peut être, non pas des référence au fait que Socrate ait écrit avant de mourir, comme dit plus haut, mais une référence pour nous indiquer plus explicitement encore que c’est Platon assis-là. En effet, Platon est le disciple qui a le plus mis en scène Socrate dans ses écrits.

Le bourreau, en rouge, qui donne la coupe à Socrate, semble honteux de ce geste qu’il n’a pas choisi. D’autres l’interprète comme un esclave d’état[11]. Peut-être que le rouge ne fait pas uniquement référence au péché d’orgueil mais qu’il préfigure chromatiquement la mort de Socrate : le rouge renverrait ainsi au sang. Il n’ose pas non plus regarder la scène et se tient les yeux dans la main gauche, probablement pleure-t-il.

Il y a en tout huit disciples représentés si l’on accepte que celui qui donne la coupe à Socrate n’en est pas un mais est tout simplement le bourreau[12]. Le texte de Platon en mentionne pourtant plus. David, s’il a bien pris connaissance du texte, ce dont on peut être assez sûr, a fait ici le choix de réduire numériquement la présence des disciples.

Dans le couloir, on accepte généralement que c’est Apollodore, qui est le disciple qui a le laisser éclater son désarroi. Il se tient ainsi adossé contre le mur, incapable même de regarder la scène. On peut même supposer que le personnage tout à droite, qui semble tout autant désemparé, est également Apollodore selon certaines interprétations tout simplement parce que les deux semblent être les plus désemparés de la scène et que tous deux ne la regardent pas.

Au fond, on voit trois personnage s’en aller, dont un qui semble même nous faire un signe de la main. Certains avancent que ce sont des disciples qui emmènent la femme de Socrate. Pourtant, je ne reconnais pas de femme ici, juste trois hommes. Mais c’est une hypothèse viable : on sait notamment que Socrate a demandé à des gens de reconduire sa femme lorsqu’elle éclata en sanglot[13]. On peut aussi avancer que ces trois-là représentent la partie athénienne qui ne pleurera pas Socrate. Pour ma part, j’avancerai tout simplement que ces trois-là sont les trois fameux accusateurs de Socrate : Lycon, Anytos et Mélétos. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils sont trois, hors de l’espace principal de l’œuvre. De plus, ils ont l’air indifférent à la mort proche de Socrate. Je suppose également, que celui qui fait un signe de la main, fait justement ce signe au spectateur comme pour lui dire que c’est lui – ou eux - le coupable.

Il semblerait que Criton, celui qui a tenté de faire évader Socrate, est celui qui lui tient la jambe, assis[14]. Il est représenté ici comme l’un des disciples les plus sereins selon moi. Il n’a pas l’air de faire un geste brusque qui suggérerait explicitement son désarroi, si ce n’est peut-être la force avec laquelle il tient la jambe de Socrate.

On rapproche parfois les deux jeunes qui n’expriment pas de tristesse aux deux Béotiens Simmias et Cébès[15]. Ils semblent accepter plus facilement la future mort de leur maître, comme si ils partageaient le stoïcisme de celui-ci, à tel point qu’on peut imaginer qu’ils se réjouissent pour lui. Ils sont les deux relativement jeune et semble regarder la scène avec une grande attention.

Les autres personnages sont encore plus difficilement  identifiables avec certitudes, je ne vais donc pas les discuter amplement. Tous deux se tiennent la tête et expriment leur tristesse, leur peur peut être, leur désarroi. L’un est plus vieux que l’autre. L’un se cache le visage, l’autre regarde la scène au centre.

Pour conclure, je peux tout du moins avancer que cette œuvre est l’une des mieux considérée chez cet artiste. Il s’est intéressé à un thème déjà traditionnel dans la peinture d’histoire  (Voir figure 2 et 5) mais il en a tout de même fait un chef d’œuvre. Peut-être sa réputation à elle aidée à asseoir le succès de cette œuvre.

C’est un thème très important pour l’histoire et culture occidentale selon moi. En effet, c’est probablement l’une des premières fois, qu’un simple homme mortel, meurt ainsi au nom des idées. Même à son époque, il semblerait que l’on mourrait avec honneur sur le champ de bataille en général, en se battant courageusement, loyalement, etc. Sauf qu’ici, Socrate ne meurt pas au combat, il meurt au nom des idées. C’est pour cela, selon moi, que c’est un moment clé de notre histoire et culture occidentale.

Jacques-Louis David s’est inspiré à coup sûr du Phédon platonicien à certains égard, que ce soit en terme de décors ou de personnages. Pourtant, David semble également vouloir s’en écarter en même temps comme s’il avait tout de même voulu se donner une certaine liberté de détermination et d’interprétation. Cela lui a permis de rester relativement fidèle à l’histoire que l’on rapporte et de transmettre sa vision des choses par la même occasion.

On voit également la difficulté à identifier tous les personnages malgré l’aide du texte du phédon. Il serait justement intéressant de trouver un moyen d’identifier objectivement chacun d’entre eux afin de comprendre dans sa complétude la scène proposée par David, tant dans le contexte davidien que dans le contexte antique.

 



[1] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-1, p.90.

[2]Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-1, p.90.

 

[3] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-, p.93.

[4] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-1, p. 93.

[5] Platon, Phédon (trad. Monique Dixsaut), éd. Garnier - Flammarion, 2008, p. 41.

[6]Michel Constantini, 1779 - Les nuées suspendues -Voyage dans les arts européens au Siècle des Lumières, éd. Harmattan, 2009, p. 12.

 

[7] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-. P.96.

[8] Ibid, p.98.

[9] Antoine Schnapper et Arlette Sérullaz, David, Paris, RMN, 1989, n°76, p. 178.

[10] Antoine Schnapper et Arlette Sérullaz, David, Paris, RMN, 1989, n°76, p. 178.

[11] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-. P. 104.

[12] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-. P.96.

[13] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-. P.110.

[14] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-. P. 105.

[15] Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-. P. 107.

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Figure 1 : Jacques-Louis David, La mort de Socrate, 1787, huile sur toile, 130x196 cm, Metropolitan Museum of Art, New York, U.S.A

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Figure 2 : Francois-Louis-Joseph Watteau, la mort de Socrate, 1780, huile sur toile, 1 33 × 174 cm, palais des Beaux-Arts, Lille, France.

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Figure 3: Jacques-Louis David, Le Serment des Horaces , 1785, huile sur toile, 329.8 × 424.8 cm , musée du Louvre, Paris, France.


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Figure 4: Raphael, L’école d’Athène, 1511, fresque, chambre de la Signature, Vatican, Italie.

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Figure 5: Peyron, La mort de Socrate, 1787, huile sur toile, 98cmX133cm, Statens Museum for Kunst, Copenhague, Danemark.


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Bibliographie

-          Alphonse Salmon, « Le « Socrate » de David et le « Phédon » de Platon », Revue belge de philologie et d'histoire, 1962, volume 40, numéro 40-1

-          Platon, Œuvres complètes, Flammarion, sous la direction de Luc Brisson, Paris, 2008 ;

-          Platon, Phédon (trad. Monique Dixsaut), éd. Garnier - Flammarion, 2008.

-          Jean Locquin, La Peinture d'histoire en France de 1747 à 1785,  Arthena 1978.

-          Antoine Schnapper et Arlette Sérullaz, David, Paris, RMN, 1989, n°76.

-          Hugh Honour, Le Néo-classicisme, Paris, Livre de poche, coll. « référence »,‎ 1998.

-          Michel Constantini, 1779 - Les nuées suspendues -Voyage dans les arts européens au Siècle des Lumières, éd. Harmattan, 2009.

-          "Exposition des tableaux au salon du Louvre en 1787." Journal général de France (1787) [Collection Deloynes, vol. 15, no. 402, pp. 957–59].

 

 

 

03/06/2014

Brève présentation Libertinage Idéel

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Libertinage Idéel est la convergence de diverses productions invitant chacun à l'exploration intellectuelle. La démarche ambitionne l'inclusion non-exhaustive de toute thématique, perspective, forme et support. L'objectif principal est d'œuvrer à la stimulation de l'esprit à travers cet espace public virtuel, potentiel outil de libération globale.

 

Il n’y a pas besoin d’être expert en x pour penser x car mieux vaut se tromper que de ne pas réfléchir.

De plus, même les experts se trompent.

Chaîne Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCAB4ByMnEMvhUv0C-G58E9Q

02/06/2014

Une tête étrange à Plainpalais

Euh... s'il vous plait monsieur, il faut arrêter de me regarder ainsi... Je ne suis pas le seul coupable sur cette terre, et au fond, qui ne l'est pas?

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01/06/2014

Quel mal y-a-t-il parfois à être dogmatique?

 dogme,dogmatisme,philosophie,thèse,théorie,pensée,idée,monde,extérieur,intérieur,preuve,cerveau dans une cuve,esprit,corpsQuel mal y a t il à être dogmatique? Je ne vous dis pas de croire à tout et n'importe quoi sans raison. Il me semble qu’intuitivement il y a des cas où le dogmatisme ne pose pas de problème. Au contraire, il en résout.

Prenons l'exemple, plutôt célèbre dans le monde philosophique, de la preuve de l'existence du monde extérieur.

Bordel, bande de philosophes de l’inutilité, pourquoi se demander, sérieusement en plus, si le monde extérieur, si toutefois on peut vraiment parler de monde extérieur, existe ? Laissez parler ce genre sceptiques dans le vent, ça ira plus vite! Bon je suis pas vraiment sûr qu'il y a vraiment des gens qui ont soutenu ou qui soutiennent cela sérieusement, je me dis que c'est tout simplement pour l'intérêt de débattre sur ce casse-tête épistémologique, logique et langagier.

Est-ce que vous croyez sincèrement que tout ce que vous percevez n’existe pas vraiment ? Oui je sais, il est possible que l’on soit dans un scénario dit sceptique. Oui, il est possible que l’on soit en fait un cerveau dans une cuve ou encore qu’un malin génie puisse nous plonger dans une illusion stable, qui ne nous permettrait pas de faire la différence entre la réalité et l’illusion, la tromperie quoi. Mais non.

Je ne crois pas que le monde extérieur existe. Je sais intuitivement que le monde existe et tout me porte à rejeter les propositions qui nieraient celle-ci.

On peut même supposer que l’on  est tous un cerveau dans une cuve. Très bien mais même en étant un cerveau dans une cuve, il faut bien que quelqu’un ait foutu mon putain de cerveau dans cette putain de cuve ! Ou bien ? Et même en supposant qu’un malin génie me trompe continuellement et me fasse percevoir des choses en fait inexistantes, si c’est le cas, alors moi j’existe, et comme Descartes, je suis capable de penser et de douter. Même si ce que je perçois est sans cesse une tromperie pour mes fragiles sens et ma raison malade, peu importe le scénario, comme Descartes, si j’ai la possibilité d’affirmer que moi-même j’existe ou que j’existe potentiellement, et qui si j’existe il y un monde pour soutenir mon existence, auquel j’appartiens et que si mon existence est potentielle c’est qu’il y a un monde potentiel pour la soutenir.

Et le monde extérieur, ça veut dire quoi exactement ? Traditionnellement, on peut simplement le définir en tant qu’un monde qui n’a pas besoin d’être perçu pour exister. Lorsque je ferme les yeux et que je ne vois plus la pierre qui est devant moi, je peux supposer aisément que lorsque je vais les ouvrir à nouveau cette pierre sera toujours là, à moins que Pierre ne l’ai déplacé lorsque je ne la regardais pas. En gros, interprété ainsi, le monde extérieur est le monde extérieur à notre esprit, perçu par nous, celui dont nous sommes conscients, celui qui ne dépend ontologiquement pas de nous.

Selon moi le monde extérieur, selon la brève description que je viens d’en faire, est une expression vide de sens dans la mesure où elle ne renvoi à rien ou à quelque chose de partiel. Elle est vide de sens car ce n’est pas parce que je suis un sujet unique, distinct des autres sujets et des autres éléments qui composent l’univers, que je ne fais pas parti du monde. Il n’y a pas le monde extérieur et le monde intérieur, il y a juste le monde. Nous sommes juste des sujets percevant ce qui nous entourent, nous composons ce tout que nous nommons l’univers et sommes relié au reste. On le voit à chaque instant : nous avons besoin de manger, de dormir, d’aimer, de découvrir et j’en passe. Ne me dites pas que vous ne vous sentez pas lié au monde, vous mentiriez ou au mieux vous vous tromperiez. Notre esprit lui-même est donc dans le monde et si nous avons l’impression qu’il y a un monde extérieur c’est tout simplement parce que les autres n’ont pas accès à que l’on pense et vice-versa.Heureusement.

En bref, le fait de pouvoir se questionner sur la possibilité d’un monde extérieur, bien que cette expression ne fasse référence à rien selon moi de concret et de complet, permet de démontrer que le monde existe.

Tout simplement.

Allez les sceptiques acharnés il est maintenant l’heure de me traiter de mauvais philosophe ou de philosophe du sens commun ! Et puis quoi ? Quel est le problème à être parfois dogmatique ?

Le monde existe, c’est tout, et il continuera d’exister même quand vous ne le percevez plus.

Et si dans ce cas débile, il est légitime et justifié d'adopter une attitude dogmatique, pourquoi pas dans d'autres?

 

Source image: http://eltexperiences.blogspot.ch/2011/09/dogme-elt-disse...

31/05/2014

La citation du W-E IX - Cindy Scherman

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"La manière dont les gens se forcent à être beau me dégoûte ; c'est le contraire qui me fascine beaucoup plus."

 Cindy Scherman

 

Source image: http://www.revoirfoto.com/p/?pg=39&c=1&lg=

30/05/2014

Haïkourt

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Il est tard,

Réconforté par les draps,

Morphée s’endort dans ses bras.

29/05/2014

"Joli petit bébé" de Masirene (2008)

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Joli petit bébé.

Recueil : Poème naissance (2008)

Précieux, il est là en son sein,
S'ouvrant, lentement à la vie,
Fruit, inestimable et divin,
Cadeau du ciel qui lui sourit.

Dans sa bulle, nourrit d'amour,
Bercé, aux battements du cœur,
Pendant des mois, et chaque jour,
Sa vie se construit de bonheur.

Jusqu'à l'instant de délivrance,
Il arrive en poussant un cri,
Un dernier effort, sa naissance,
Voilà enfin, l'enfant chéri.

Petit corps fragile, et tremblant
Bonjour ! Joli petit bébé !
Blotti dans les bras de maman
Il prend sa première tétée.


Masirene.

28/05/2014

La citation de la semaine X - Anton Serra (L'animalerie)

 

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"Ma boule de poils aboie, ma guibole boite, et j'voudrais qu'on me laisse
Mon potager et mes idées toute tordues comme un "S",
J'voudrais mais rien est sûr sur cette planète, j'essaie d'planer
Mais mes p'tits démons m'susurrent des trucs bizarres, des trucs pas nets."

Anton Serra


27/05/2014

Le goût et Hume - libertinage Idéel : Interview du Vivant