07/10/2014

Elle vient me rendre visite

 

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Elle me caresse presque le visage,

Comme le doux voile d’une madone,

Lorsqu’elle vient en moi tel un présage

En calmant le manque qu’elle me donne.

 

Source image: http://fr.wahooart.com/@@/8BWTSF-Juan-De-Vald%C3%A9s-Leal...

30/09/2014

Vaillants points d’eau

 

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Ô Rhône ruisselant, la veine de ma ville,
Toujours est-il que je te ressemble tant ;
Sur le même penchant sans hésiter tu files :
Dans dix mille ans, j’espère encore en faire autant.

Ô Arve larmoyant, quand tu saignes j’ai peur :
Les maux des hommes coulent au sein de tes flots.
A la Jonction tu fusionnes ton triste cœur ;
Tu nous montres ce long chemin encore clos.

Ô Léman lumineux, mon voisin inconnu,
Tu es pareil au cœur qui réside en mon corps ;
Tes secrets par les regards ne sont perçus
Car tu as peur de dévoiler tes trésors.

Ô Jet d’eau zénithal, épée de lumière,
Tu es mon emblème, miroir des étoiles :
Tout ton zèle porté vers le ciel n’a d’égal
Que l’aimant sentiment d’un fils pour sa mère.

Tous les fils engendré par Poséidon
Sont des demi-dieux dont la nature nous fait don ;
Bonheur rassasié où je dérive en paix,
Puissé-je, vaillants points d’eau, ne vous quitter jamais.

 

Source image : http://macadam.blog.tdg.ch/archive/2007/10/02/le-jet-d-ea...

23/09/2014

Cadavres Espagnols

 

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Cadavre féminin

 

Ces sublimes saintes nues se ruent si lentement qu’elles empêchent mon salut.

L’oiseau nu s’enorgueillit à la vue de l’ange déchu et tordu.

Cependant, seins pendant, le magma humide s’invite si vite en doigtant le ciel.

 

I.R.R & VLM

 

 

Cadavre travesti

 

Les déguisements humanoïdes s’invitent jusqu’au bout de la night en doutant de la juste morphologie.

Leur proéminente pomme d’Adam, défoncé à la traitrise imagière, excite fortement la chute au paradis artificiel.

Hermès et Aphrodite palpent largement, affectant le tableau efféminé, sans facéties ni bas-résilles, ainsi que la veste d’Hermaphrodite.

 

I.R.R & VLM

Mes saints pêchés

 

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Pareil au prêtre qui prie haut son saint,
Au peintre qui esquisse un beau dessin,
Au poisson qui s’ébat dans son bassin,
Pour ma part, je raffole des seins !
Frêles, ronds, gros, usés, jaunes ou sains
Qu’importe ! Moi j’aime juste les seins !
Comme le pécheur qui se confesse,
Les paroles qu’un amoureux professe,
Un grand esprit qui jamais ne s’affaisse,
Pour ma part, je raffole des fesses !
Ici, ailleurs ou sur un tire-fesse
Qu’importe ! Moi j’aime juste les fesses !

 

22/09/2014

Les passantes basques

 

 

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Une boutique pour dames

 

Il est bon de se balader dans une boutique pour dames,

Particulièrement lorsque l’on est un homme !

Pauvres aveugles !

Savent-ils ce qu’ils perdent ?

Voyez celle-ci essayant une robe bleue ;

Un bleu peau comme ses fesse si elle passait la nuit avec moi !

En ma compagnie, jolie brune, ce nouvel achat est inutile,

Je te l’arracherai avant même que tu ne l’essaye !

Et toi, belle blonde – je n’aime pas trop les blondes franchement-

Mais toi, belle blonde, je ne te laisserai pas dormir de la nuit !

Ce sac étincelant, la coquine rousse l’a aussi ;

Oh la rousse !

Savez-vous ce qui se cache derrière une jupe rousse ?

Non ? Moi non plus.

Christophe Colomb lui-même ne l’a pas découvert !

Oh les boutiques pour dames !

En général je déteste ça !

Et pourtant parfois

Lorsque je m’ennuie et que mes yeux ont faim,

Mes chers messieurs,

Je me balade dans une boutique pour dames !

Un conseil ?

Faites pareil !

Un voyage au bout de l’origine de l’univers, juste au coin de la rue,

Voilà ce qu’est une balade dans une boutique pour dames !

 

I.R.R


A la boutique, tique, tique

 

A la boutique, tique, tique,

Les belles dames, dames, dames,

Y perdent leur âme, âme, âme,

Et moi je les nique, nique, nique !

 

A la boutique, tique, tique,

Les frêles femmes, femmes, femmes,

Je fume mon stick, stick, stick,

Et perd mon calme, calme, calme !

 

A la boutique, tique, tique,

C’est tout un drame, drame, drame,

J’ai trop bu hic, hic, hic,

Mon zgeg est une arme, arme, arme !

 

A la boutique, tique, tique,

J’ai vu des dames, femmes, âmes,

Passe-moi le mic, mic, mic,

Afin d’écrire mes larmes, larmes, larmes !

 

I.R.R

 

 

Début des vacances

 

Assis sur ma chaise

Je sirote une sangria

En m’en grillant une.

Jette un œil sur la brune

Qui se fume un gramme

En bronzant son derrière.

Sans grâce ni grimaces

Commencent les vacances

De Monsieur Sanchez !

 

VLM

 

 

La tatouée

 

Une rose imagée au bras

Couplée à une forme que ne vois pas,

Elle se tient assise juste là

Attendant son café et son agua.

 

I.R.R

 

 

Dans les rues

 

Dans les rues défilent une faune fragile

Vêtue de quelques fils s’effilant bien facile.

Elles profilent leur nombril sous les nez infantiles des garçons puérils,

Invitant ces débiles dans une danse stérile.

Elles annihilent la semence fertile par leur sex-appeal.

 

I.R.R

 

 

Les jumelles

 

Déroutant le regard du plus tendre crevard,

Les monts jumeaux rendent hagards et ce n’est pas un hasard !

Poires ou pommes, melon ou cerises,

Les mamelles infidèles

Provoquent bien des bêtises !

La mainmise sur ces fruits qu’on ne saurait croquer,

Attisent le désir sans même y penser.

 

VLM

 

 

Celle qui se rhabillait

 

Ils étaient  là, profitant du soleil,

Tel un mont verdoyant et vermeil.

Ils bronzaient tous deux comme si plus rien ne comptait,

Pourtant, toute l’humanité les contemplait.

Puis ils se sont levés vers le soleil d’été

Lorsque celle qui les portait s’en est allé.

 

I.R.R

 

 

Paysage rouge

 

Couchée auprès de deux squelettes clonés

Et portant une tenue ensanglantée,

Elle se caressait la jambe juste au moment

Même où je me levais pour prendre un café devant.

A mon retour, c’est elle qui se levait et partait avec hargne

Et ce fut là que je vis l’un des plus beaux paysages d’Espagne.

 

I.R.R

 

 

Latina, latina, latina

 

Latina, latina, latina,

C’est avec moi que tu dansas,

Souriant comme la sirène souria,

Puis un bisou par-ci,

Un bisou par-là,

On tourna, tourna, tourna,

Latina, latina, latina.

 

I.R.R

 

 

Les françaises

 

Il y a ces françaises que l’on sauva,

D’un gars relou qui leur parla,

Puis vint celui-là plein de joie,

Luc Ferry, Sartre, l’univers, tout y passa,

Et c’est ainsi festoiement que l’on pensa,

Tentant parfois de sortir de soi

Mais malheureusement, je suis toujours moi.

 

I.R.R

 

Big Boule

 

J’ai les yeux qui saignent,

Je n’en peux plus,

A la vue de cette grosse sirène

Avec un méga gros cul.

 

I.R.R

 

 

Pas mal

 

On s’est dit

Ouai quand même

Elle est pas mal

Et c’est clair aussi

Ce corps je l’aime

Pour lui j’ai dit idées sales.

 

I.R.R

 


 

Ana

 

Ana

T’es une pure nana

Quand je te vois

Tu me donnes la banana

Même si ton boule est aussi étroit

Que l’isme du canal de panama !

 

VLM

 

 

Pour Ana

 

Tes yeux ensoleillés éclairent les miens

Lorsque tu me regarde avec ces astres divins.

Et puis il y a ta longue crinière

S’écoulant comme une brune et douce rivière,

Quant à ton esprit saint et d’or

Il est aussi mystérieux que les abysses de ton corps.

 

I.R.R

 

17/09/2014

Gaza Soccer Beach - Oeuvre musicale et solidaire pour la Palestine

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Médine est un grand artiste, je n'en doutais pas, je n'en douterais plus. Non pas seulement parce que ses textes sont sans cesse engagés, ni même parce qu'ils ont été parmi les premiers à intégrer les manuel scolaire français.

C'est un grand artiste dans sa capacité à réunir des gens autour d'une cause, d'une lutte.

Cette chanson est magnifique si un coeur toutefois vous possédez.

" Gaza Soccer Beach " est un titre solidaire dont les bénéfices seront reversés à l'association palestinienne NCAA. Il s'agit d'une initiative de Médine (Don't Panik) et de LSA Act. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.lsa-act.fr

Faites un geste.

 

credits

released 25 July 2014

Auteur/Interprète : Médine

Instrumentale : Redzol & Proof

Guitare : Redzol

Arrangements recording et mix : Proof

16/09/2014

Haïkourt lointain

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Laissons la partir,

Elle ne veut pas revenir;

Plus de devenir!

 

Source image: http://galerieourika.wifeo.com/lointain-bleu.php

Hermaphrodite

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Ô Hermès, est-ce toi qui sieste
Sur ce marbre blanc et délicat,
Ou est-ce Aphrodite couchée là,
Dont la beauté retourne les têtes ?

Je ne sais pas ou je ne sais plus
Distinguer un homme d’une femme.
J’étais perdu lorsque je l’ai vu,
Pareil à une barque sans rames.

A vrai dire la foule était troublée,
Je n’étais pas le seul à supposer ;
Les uns affirmaient voir une dame,
« Mais c’est Apollon » criaient les femmes.

Double beauté au visage pâle,
Est-ce la cierge ou le doux nuage,
L’excellent ou le maudit présage,
Qui t’offrit la blancheur sommitale ?

Curieux, j’ai regardée sous les plis
De ses étranges habits antiques,
Et comme Œdipe face au sphinx mythique
Je résolu l’énigme et souris…

 

Source image: http://www.revue-ganymede.fr/annie-leibovitz/

10/09/2014

Remèdes à l'amour d'Ovide - P2

ovide, remèdes à l'amour, amour, art d'aimer, poésie, philosophie, art et culture, écriture créative, présentation, deuxième partie, conseils, oublier, amitié, solitude, peine, lettre, ensemble, être aiméQuels sont donc les conseils que le cher Ovide nous donnes? Le but de tout cela, je vous le rappelle, est d'oublier l'être aimé. Les voilà listés, probablement de façon non-exhaustive:

-Il faut connaitre la nature de l'objet aimé.

-Il faut fuir l'oisiveté car elle engendre l'amour

- Il faut être occupé et de leurrer soi-même s'il le faut.

- Partir/fuir loin peut être bénéfique.

- Ne pas faire confiance aux divers philtres et autres sortilèges.

- Se rappeler les actes mauvais / défauts de l'être aimé et se remémorer les peines que celui-ci nous à fait subir.

- Trouver une autre femme / amante, de préférence plusieurs en même temps même.

- Ne pas montrer sa tristesse à ce sujet là.

- Ne pas rester seul, il faut être entouré d'amis.

- Eviter l'être aimé et ne pas demander comment elle/il va.

- Ne pas relire les anciennes lettres d'amour.

- Eviter le théâtre.

- Tous ces remèdes sont efficaces ensemble et non pas de manière isolée.

 

Alors qu'en pensez-vous chers lecteurs? Les conseils ovidiens sont ils pertinents pour nos contemporains?

 

Source image: http://www.flickriver.com/photos/tags/milleetunenuits/int...

09/09/2014

Jorge Luis Borges - hommage à Genève

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De toutes les villes du monde,

De toutes les patries intimes

Qu'un homme cherche à mériter

Au cours de ses voyages,

Genève me semble

La plus propice

Au bonheur.

 

Jorge Luis Borges

Vieille-Ville de Genève

 

Source image: By Me

Flora

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Le regard, hélas, détourné de mon âme blême,
Elle contemple, peut être, les temples de l’extase,
Et telle une fleur pure et pudique dans un vase,
Elle sourit secrètement à celui qui tant l’aime.

Elle est si jeune mais nous semble si ancienne
Car le temps n’affecte la beauté qui est sienne.
Elle est si lointaine et si proche à la fois,
Pour l’aimer il nous faut un semblant de foi.

Elle est un bouquet divin de roses rouges et blanches,
Portées par le vent à plus de mille recoins du monde,
Et son parfum est impalpable comme ses hanches.
Quant à sa voix tût, elle murmure la berceuse des ondes.

08/09/2014

Édouard Tavan(1842-1919) - poète genevois

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Page Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Tavan

Voici une sélection de poèmes de son cru que j'ai réussi à trouver:

La Ronde des mois
 
Janvier grelottant, neigeux et morose,
Commande la ronde éternellement ;
Déjà Février sourit par moment ;
Mars cueille frileux une fleur éclose.
 
Avril est en blanc, tout ruché de rose,
Et Mai, pour les nids, tresse un dais clément ;
Dans les foins coupés, Juin s’ébat gaîment,
Sur les gerbes d’or, Juillet se repose.
 
Derrière Août qui baille au grand ciel de feu,
Se voile Septembre en un rêve bleu ;
Le pampre couronne Octobre en démence.
 
Novembre, foulant du feuillage mort,
Fuit l’âpre Décembre au souffle qui mord,
Et le tour fini — sans fin recommence.

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Lassitude


 
Comme un lent voyageur, sous le fardeau penché,
              Poursuit sa route qui dévie,
De rêve en rêve, jour après jour, j’ai marché
              Dans la poussière de la vie.
 
J’ai marché si longtemps — en vérité pourquoi ? —
              Sous les soleils, sous les averses !
Dans l’ombre, tant d’espoirs menteurs ont devant moi
              Fait bleuir leurs flammes perverses.
 
Parti je ne sais d’où, mais jamais arrivé,
              Poussé vers un but que j’ignore,
Cherchant je ne sais quoi que je n’ai point trouvé,
              Je vais toujours, je vais encore.
 
Sur le passé, l’oubli de son voile brumal
              Allonge les ombres moroses ;
Mais mon âme en lambeaux se souvient du long mal
              Que font les épines des choses.
 
Les horizons moirés de rose et de lilas
              N’étaient que vaines apparences ;
Plus d’azur ! et dès lors je traîne mes pieds las
              Sous le ciel des désespérances.
 
Oh ! pouvoir en un coin de néant se blottir,
              Étendre enfin sa lassitude ;
Ne plus lutter, ne plus vouloir, ne plus sentir,
              Endormir toute inquiétude ;
 
Étouffer tout désir et noyer tout ennui,
              Tout ce qui chante et ce qui pleure,
Au fond d’un grand sommeil de silence et de nuit
              Que nul rêve jamais n’effleure !
 
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Soir d’été



Dans la langueur d’un soir de juillet qui se traîne
Sur l’horizon de cuivre et les monts reculés
Je m’en viens vers le bord de la haute moraine,
Et je m’étends très las sur les gazons brûlés.
 
Ni fraîcheur, ni rosée ; en l’atmosphère chaude
Des souffles étouffés s’exhalent par instants ;
L’haleine de la brise énervante qui rôde
N’apporte nul répit aux poumons haletants.
 
L’ombre insensiblement descend enveloppante ;
À peine luit encor à mes regards confus,
Aux pieds des noirs ressauts où dévale la pente,
L’eau qui fuit en grondant sous les aunes touffus.
 
Au loin j’entends passer un lambeau de fanfare,
Là-bas, sur les chemins de poussière et de bruit ;
Et tout à coup, dans le silence qui s’effare,
Un train siffle... puis roule et se perd dans la nuit.
 
Et plus rien que la voix du torrent qui m’oppresse ;
Elle s’enfle et décroît ; on dirait tour à tour
La lointaine clameur des foules en détresse,
Ou d’un sombre courroux l’écho sinistre et sourd.
 
Dans la sérénité d’un ciel que rien ne voile,
Au-dessus des rumeurs du monde qui s’endort,
Je regarde surgir étoile après étoile :
Une autre... et puis une autre... et puis une autre encor.
 
Et d’instant en instant leur multitude accrue
Fait déjà fourmiller son mystère obsédant ;
Déjà de l’horizon Vénus est disparue,
Elle a sombré là-bas, derrière l’occident.
 
Et couché sur le bord des berges solitaires,
La face vers les cieux qui semblent agrandis,
Je ne reconnais plus dans ces clartés austères
Les rayons consolants des astres de jadis.
 
Vainement à travers les sombres étendues
De cet éther sans fond, immense, inquiétant
Mon rêve cherche encor les étoiles perdues
Qui versaient leur caresse à nos espoirs d’antan.
 
La sévère splendeur de la nuit qui scintille,
Ce soir, pour mes esprits par l’infini hantés,
Revêt je ne sais quoi d’inflexible et d’hostile,
Et mes yeux dans l’azur plongent épouvantés.
 
Ce dôme constellé qui sur nos fronts s’étale
Avec ses profondeurs de silence et d’effroi,
Est-ce une œuvre d’amour ? est-ce l’œuvre fatale
D’une incompréhensible et redoutable loi ?
 
Du fond de l’inconnu jetés sur cette terre
Qui roule suspendue au vide illimité,
Nous allons tâtonnant dans le triple mystère
De l’être, de l’espace et de l’éternité.
 
De ce globe maudit où pleurent nos désastres
Quand les derniers secrets à la fin seront lus,
Sur le chiffre de feu que nous tracent les astres
Nos labeurs insensés que sauront-ils de plus ?
 
Les sages pâliront penchés sur l’insondable,
Sous mille noms divers les peuples à genoux
Invoqueront l’Auteur de ce Tout formidable ;
Leur dira-t-on jamais ce que l’on veut de nous ?
 
Ô néant de l’effort où l’espoir nous entraîne !
La terre passera, les siècles s’éteindront ;
Mais l’éternelle Isis, impassible et sereine,
Ne soulèvera pas le voile de son front.
 
Et je sens, pénétré d’une vague souffrance,
Dans la fiévreuse nuit tomber du firmament
Un effluve d’angoisse et de désespérance,
Qui sur mon cœur troublé pèse implacablement.
 

Source poèmes: http://www.paradis-des-albatros.fr/?poete=tavan

Source image: http://www.notrehistoire.ch/photo/view/36766/

06/09/2014

Child of light

child of light,. poésie, jeux vidéo, article, test, image, ambiance, pc, console, rpg, tdg.jpgCeux qui me lisent régulièrement depuis un moment savent que je suis un grand fan de dame poésie, alors vous vous doutez bien que lorsque j’entends parler d’un jeu vidéo dit poétique, je m’y attelle au plus vite.

Et pour le coup, avec celui-ci, j’ai été loin d’être déçu : Child of light !

Pourquoi un jeu poétique ? Pour diverses raisons.

La plus notable est que tout le jeu a été entièrement écrit en rime, dialogue y compris ! Quelle joie ! Si ma mémoire ne me trompe point, c’est le seul jeu que j’ai connu qui met en avant l’aspect poétique ainsi ! A tel point que les développeurs, Ubisoft Montréal, en ont peut-être fait trop ! Mais sur ce coup je ne vais clairement pas cracher dans la soupe !

Mais ce n’est pas le seul aspect que l’on peut qualifier de poétique.

Visuellement le jeu est magnifique et unique. L’ensemble forme un image envoutante et on s’y perd agréablement, malgré la simplicité du décor.  La musique, adaptée selon les moments et l’action, est quant à elle aussi envoutante, mais c’est surtout le mélange de l’esthétique du jeu et de sa bande sonore qui fait que l’on peut le qualifier de poétique !

Le jeu peut paraitre comme un rpg japonais typique mais avec ses propres spécificités, tant lors des combats qu’en dehors. La prise en main est aussi agréable est facile (J’y joue sur PC avec la manette 360).

Que puis-je lui reprocher ? Pour ma part pas grand-chose, je suis déjà tellement content de pouvoir jouer à un jeu entièrement écrit en rime que je n’ai pas de quoi me plaindre. Si vous vouliez lire un texte objectif ce n’était donc pas le bon article à lire, et je pense que vous l’aurez remarquez déjà avant !

Une chose est sure, si vous êtes fan de poésie et de rpg frais, je vous conseille vraiment de l’essayer !

05/09/2014

Le site de l'Association Plumes Genevoises fait son Come Back!

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Le site de l’Association Plumes Genevoises, après une longue et fructueuse mue de plusieurs mois, est de nouveau de retour !

Un tout nouveau design a été mis en place pour que la navigation soit plus ergonomique afin de faciliter l’accès à nos divers catalogues et à l’actualité du site. Des nouvelles améliorations suivront bien sûr petit à petit, notamment dans l’amélioration de visibilité sur smartphone.

Le reste de l'article à cette adresse: http://plumesgenevoises.com/le-site-de-lassociation-plume...

03/09/2014

Remèdes à l'amour d'Ovide - P1 : introduction

remèdes.gifOn s'accorde généralement pour dire que Publius Ovidius Naso, dit Ovide, est né à Sulmona, dans les Abruzzes, en 43 avant Jésus-Christ. Jeune homme brillant de son temps, devenu célèbre bien rapidement, grâce notamment à son recueil "Amours", il étudia à Rome et voyagea jusqu'en Grèce, comme beaucoup de jeunes doués en ce temps.

Être mondain, cet écrivain de génie, était déjà admirer par des grands dès sa vingtaine : Horace, Tibulle, Virgile ou encore Properce, sans compter l’estime que lui porta l'empereur Auguste un moment ! Pas mal non? 

On ne le sait que trop bien mais Ovide fut exilé, quoique pour des motifs nettement obscurs. On lui reprochait par exemple l'immoralité de son livre, précédant  et complétant celui-ci, "L'art d'aimer", sauf que ce livre était sorti il y a plus de dix ans avant cet exil! Une chose est sûre, il a eu un différent avec l'empereur, différent que tous deux semblent avoir tût.

Il est vrai que "L'art d'aimer", tout comme "Remèdes à l'amour", étaient des livres relativement audacieux pour cette société romaine, et quand bien même ceux-ci avaient peu d'effet dans les classes sociétales, ils avaient du succès dans la mesure où ils arrivaient à faire fantasmer dames et messieurs.

Comme je le disais "Remèdes à l'amour" complète ainsi le volet littéraire et théorique commencé par "L'Art d'aimer", manuel d'usage pour la séduction. Il s'intéresse ainsi à ce que l'on pourrait appeler l'art de désaimer, difficile art à pratiquer, peut être plus encore que celui d'aimer. Il appelait cela un art, j’appellerai cela plutôt une attitude, un comportement sociétale. 

Il nous confie ainsi ses secrets dans le domaine dans ce traité court sur pattes. On lui reproche parfois de ne faire point preuve de logique, comme beaucoup en ce temps il a un style plutôt poétique, mais comment pourrions nous parler logiquement d'amour de toute façon? C'est ainsi qu'il nous balance un peu en vrac tous ses conseils, sans forcément de lien entre eux. Lesquels? Nous le verrons la semaine prochaine.

Source images: http://www.decitre.fr/livres/remedes-a-l-amour-9782910233...