23/03/2014

De la servitude moderne - documentaire

de la servitude moderne, docu, documentaire, plainte, révélation.jpegUn très bon documentaire selon moi, chargé de sens et d'espoir!

Bien sûr, lorsque l'on aborde ce genre de sujet avec un tel medium, l'on se doit d'être relativement simplificateur, vulgarisateur et réducteur pour le bien de la compréhension et de l'attention du public, et ce documentaire n'échappe point à cette règle. Alors si vous voulez mieux comprendre les enjeux principaux qui sont entrain de se jouer entre les êtres humains, ce docu d'à peine 50 mn vous éclairera quelque peu.

Il dénonce essentiellement le système totalitaire marchand et les effets désastreux que celui-ci a sur la planète en générale et la société humaine: écologie, politique, économie, inégalité, tout y passe.

Dans la veine de la trilogie Zeitgeist, malgré son excellence dans le propos, je lui reprocherai tout de même d'être trop diabolisant mais vu le propos, je les comprends.

Voici le lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=e5LcXFXgqw0

20/03/2014

Depuis la fenêtre

pâquis.jpgDans la cité de Calvin, lorsque l’on cherche à se faire un petit plaisir discret et nocturne, on sait exactement où aller… A la rue du Rhône! Mais non voyons, qu’est-ce qu’on irait faire là-bas à 3h00 du matin ? A Champel peut-être ? Encore moins ! Allez ! Vous comprenez bien à quel type de plaisir je fais référence… Ou bien?

Rendons-nous aux Pâquis, à la rue Sigismond-Thalberg. Ici pas de prostitution. Pas à l’entrée des immeubles, en tout cas. On en retrouve seulement dans les rues voisines. Pourtant, de l’autre côté de ces immeubles, séparés par une cours, se trouve l’un des nombreux bâtiments abritant ces studios qui accueillent les clients.

C’est en fumant une petite clope sur son balcon par exemple que l’on peut voir, peu importe l’heure et le jour, des hommes, souvent d’âge mûr, accompagnés d’une belle femme. Plus la peine d’allumer sa télé, certains préfère parfois regarder dehors et contempler. Témoignages.

«La plupart du temps, on voit des filles prendre l’ascenseur avec des hommes, raconte une jeune locataire, dont la fenêtre de la chambre donne sur cet horizon parfois chaud. Celui-ci étant vitré, on voit tout ce qui s’y passe. Souvent, la prostituée et son client montent juste côte à côte mais il n’est pas rare de voir une petite main baladeuse se glisser sur les fesses de la demoiselle. Puis, arrivés à l’étage correspondant, ils s’engouffrent dans l’un des appartements. Enfin, on peut apercevoir la fille fermer machinalement les stores de sa fenêtre.»

En règle générale les gens n’ont pas à se plaindre de cette situation. «D’habitude tout se passe bien. On peut voir les clients s’en aller, en ascenseur ou en prenant les escaliers, après avoir obtenu ce qu’ils désiraient. Les demoiselles ouvrent à nouveau leurs stores. Et tout recommence», poursuit la jeune femme.

Mais parfois,les choses se passent différemment. Comme dans un film. «Un jour, il m’est arrivé d’apercevoir distinctement, deux hommes défoncer une porte d’entrée, rentrer dans l’appartement et fermer les stores. A partir de là, j’ai juste entendu quelques cris.»

On nous avoue même que la vue est telle que des résidents ont déjà constatés que certaines personnes qui semblent peu recommandables traînent dans les derniers étages du parking de la même rue, afin de profiter du spectacle!

Le quartier des Pâquis est un quartier vivant on ne peut en douter, on peut même dire de lui qu’il ne dort pas ou très peu. Les insomniaques quant à eux, qu’ils soient dehors ou chez eux, n’ont pas le temps de s’ennuyer. Il y a toujours quelque chose à voir, que ce soit positif ou pas, que ce soit en pleine rue ou depuis une fenêtre.

Retrouvez cet article sur Signé Genève : http://www.signegeneve.ch/geneve/centre/depuis-la-fenetre...

11:52 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Actualité genevoise/Internationale | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

19/03/2014

Interdit de photographier

interdit, photo, igor, romain, prostitué, clien, caméra, pâquis, pâquisard, hiver, photographe, signé genève, quartier, 2014, nuit, fille, filles, rue, carrefour, coinNous nous promenions aux Pâquis, un soir d’hiver particulièrement frais, avec un ami amateur-photographe. Vous vous en doutez, nous prenions quelques photos de mon quartier afin que je puisse les envoyer à la rédaction de Signé Genève.

Tout allait pour le mieux, nous divaguions en quête de points de vues intéressants et photogéniques ; du bord du lac jusqu’au sommet des immeubles gris, notre pellicule s’inspirait. Les Pâquis étant un quartier magnifique malgré certaines apparences trompeuses, nos yeux n’avaient pas le temps de trouver l’ennui.

Malheureusement, arrivés à un croisement, nous fûmes stoppés net dans notre lancée photographique. En effet, nous avions décidé d’aller au milieu du carrefour pour prendre des photos et capter ainsi la longueur des rues l’entourant. Mais certaines filles du coin nous ont arrêté. Évidemment, ce ne sont pas elles que l’on tentait de photographier mais plutôt les rues dans leur intégralité.

Tout d’abord, l’une d’elles s’approcha bien gentiment de nous, elle nous conseilla de ne pas prendre de clichés dans ces directions. Étonnés, nous lui avons demandé pourquoi et elle nous répondit que cela ne la dérangeait pas vraiment mais qu’il y avait des gens ici qui pouvaient ne pas apprécier. Qui ça ? Des personnes qui gardaient les maisons closes du coin. Selon elle, ces mêmes personnes risqueraient de venir nous causer des problèmes et pourraient même détruire notre appareil de force.

Au même moment, une seconde fille s’avança vers nous tout en discutant en espagnole avec la première, mais celle-ci était bien moins agréable et amène. Elle a voulu vérifier nos photos. Nous avons refusé. Elle nous a bousculés. Ne souhaitant pas causer plus de problèmes, nous nous sommes éloignés. C’est leur lieu de travail et nous le respectons.

La question est : pourquoi des gens voudraient interdire de prendre des photos dans une rue publique comme celle-ci alors même que l’on ne vise rien de particulier? Une rue pourtant sensé attirer du monde et les regards. Pour ne pas déranger les clients ? Certaines filles ? Certains macs ? Au bout du compte nous n’avons pas eu de réponses.

Une chose est sûre. Il y en a certains qui ne seront pas enchantés si des caméras sont aménagées dans tout le quartier…

11:30 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Actualité genevoise/Internationale | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

17/03/2014

Le rayonnement de l'art local

Logo PG.jpgMon ami et nouveau membre du comité de Plumes Genevoises, Boris Dunand, a écrit il y a quelques temps un article pour le journal Nouvelles pour présenter notre association. Tout d'abord, encore une fois, sincèrement merci à lui.

Plumes Genevoises avance bien, c'est un fait. Notre site est en ce moment même en maintenance afin d'"opérer une mue" comme dirait Romain, afin qu'il soit plus fonctionnel, plus attractif, plus ergonomique, plus efficace. 

Plus d'une centaine d'artistes, toutes les catégories confondues, nous ont déjà rejoint dans cette formidable aventure. Après même pas 10 mois d'existence, Plumes Genevoises a déjà bien grandit même s'il lui reste encore beaucoup à faire et à améliorer.

Nous sommes essentiellement sur la toile afin de faire la promotion de nos chers artistes genevois, mais nous préparons également des évènements de grande ou plus petite envergure, alors tenez vous prêt!

Je vous laisse en compagnie d'un extrait de l'article de Boris :

"C’est d’une telle évidence: cette plateforme se devait de naître un jour ou l’autre. Peut-être le temps qu’il lui aura fallu confirme la pensée de ses fondateurs: l’art genevois ne s’exporte pas à la mesure de ses richesses. Elles sont grandes, nombreuses et diversifiées et elles vont enfin pouvoir profiter d’un lieu fédérateur, d’une «passerelle» comme Igor et Romain décrivent leur projet.

Le mot est joli, poétique et moderne à la fois, on voit la structure humble et finement oeuvrée reliant des mondes disjoints, ainsi que le relais virtuel de l’ingénierie informatique. Et c’est bien par le biais désincarné du réseau Internet que l’intention de faire se rencontrer artistes, œuvres, publics, institutions pourra prendre corps. Mais pour que l’évidence en devienne une, il aura fallu des volontés désirantes pour en porter la responsabilité."

L'article complet ici-même: http://nouvelles-ge.ch/?p=3650

15/03/2014

Les journées européennes des métiers d'art 2014 à Genève


1796510_735089803177822_595890094_n.pngSortez vos agendas et notez ces trois dates là bande de genevois curieux: 4, 5 et 6 avril 2014!

En effet, l'édition 2014 des journées européennes des métiers d'art a été officiellement lancée il y a quelques jours en direct du Palais Eynard, lors de la conférence de presse qui s'y est tenue!

Les places sont malheureusement limitées mais il est possible de visiter les coulisses d'un certain nombre de musées et de théâtres du coin (16 institutions en tout). Une occasion unique pour les jeunes aventuriers rêveurs que vous êtes, alors n'oubliez pas de vous inscrire et même de vous inscrire au plus vite!

Pour plus d'informations et pour consulter le programme, veuillez cliquer sur le lien ici présent: http://www.ville-ge.ch/culture/jema/index.html

 

 

 

 


11/03/2014

Patrick Robbe-Grillet - Peintre abandoniste

Je vous invite à regarder cette courte cette vidéo afin de découvrir le peintre genevois Patrick Robbe-Grillet, présent dans le catalogue de Plumes Genevoises. Vous y découvrirez des bribes de sa vie ainsi qu'une généreuse sélection de ses œuvres picturales.

Pour plus d'information à son sujet, veuillez tout simplement cliquer sur ce lien : http://plumesgenevoises.com/?page_id=5470

Enjoy!


09/03/2014

Plumes Genevoises

 

Logo PG.jpgPlumes Genevoises est avant tout une association désireuse de promouvoir et soutenir l’art et la culture du canton de Genève. Notre site officiel promeut l’actualité artistique genevoise tout en construisant un catalogue réunissant les biographies et les contacts de chaque artiste, en tendant bien sûr vers l’exhaustivité, sans jamais l’atteindre complètement, tant  la richesse est profuse.

 En plus de réunir en un seul espace les artistes genevois, nous élaborons également des catalogues pour les lieux culturels du canton, tels que les cinémas, les galeries d’art, les musées et autres fondations ainsi que les théâtres et les salles de concerts. Nous ne laissons pas en reste les productions et les éditions, elles aussi ont le droit à leur catalogue.

Le site de Plumes Genevoises a ainsi pour but de devenir une plateforme interactive rendue vivante par tous ; artiste, journaliste, spectateur, galeriste, producteur, éditeur, organisateur d’évènements, etc.  

Des évènements sont également en préparation afin de participer plus activement encore à la vivacité de l’art et la culture de notre Genève internationale. Genève n’est pas qu’une ville internationale financière, c’est aussi une Genève internationale culturelle. Notre patrimoine est richissime, varié et espère simplement s’exprimer d’avantage.

Genève grouille de talents, il faut le(s) reconnaître. Nous devons donc absolument permettre au mieux à ceux-ci de s’exprimer librement, en utilisant tous les médiums à notre disposition.

Le site officiel: http://plumesgenevoises.com/

01/03/2014

Finale battle de B-boying 2VS2 à l'Undertown dans le cadre du festival Groove N Move

Filmée par moi-même, qualité Iphone!

Enjoy!


Un article à ce propos: http://plumesgenevoises.com/?p=6241

28/02/2014

Grande performance « Il Terzo Paradiso » sur la plaine de plainpalais le 21 mars 2014 organisée par le Centre d’Art Contemporain

Grande performance « Il Terzo Paradiso » sur la plaine de plainpalais le 21 mars 2014 organisée par le Centre d’Art Contemporain, CAC, performance, il terzo paradiso, le troisième paradis, plainpalais, plaine, étudiant, Voilà un évènement qu'il ne pas manquer à Genève dans le mois à venir! Le 21 mars se déroulera une énorme performance avec la participation de 500 étudiants Genevois, ainsi que celle du Centre de Formation Professionnelle Arts Appliqués, Institut Florimont, Ecole Moser, Ecole Internationale de Genève, Association Plumes Genevoises et Association Ekphrasis des étudiants en Histoire de l’art à l’Université de Genève., 21, mars, 2014, 21 mars, centre d'art contemporain de genève, genève, GE, igor rodrigues ramos, igor, rodrigues, ramos, tdg, blog, tribune de genève, texte,  Voilà un évènement qu'il ne faudra pas manquer à Genève dans le mois à venir! Le 21 mars se déroulera une énorme performance avec la participation de 500 étudiants Genevois, ainsi que celle du Centre de Formation Professionnelle Arts Appliqués, Institut Florimont, Ecole Moser, Ecole Internationale de Genève, Association Plumes Genevoises et Association Ekphrasis des étudiants en Histoire de l’art à l’Université de Genève.

VOici un extrait du texte de présentation présent sur le site du CAC et de Plumes Genevoises:

"En 1984, le Centre consacre à Michelangelo Pistoletto (1933) une exposition personnelle et publie un catalogue de ses sculptures; l’année suivante, l’artiste prend part à l’exposition en plein air du Centre, Promenades.

En 2014, Michelangelo Pistoletto revient au Centre, dans le cadre d’une collaboration entre Città dell’arte – Fondazione Pistoletto et l’ONU pour l’évènement «Forest for Fashion», avec une performance sur la Plaine de Plainpalais intitulée «Il Terzo Paradiso», qui implique 500 jeunes étudiants sous la direction artistique de la chorégraphe genevoise Prisca Harsch (Cie Quivala).

«Il Terzo Paradiso» est le symbole créé par l’artiste pour promouvoir un nouvel équilibre de la planète. A partir du signe de l’infini, dont le premier cercle symbolise le paradis de la nature et le deuxième celui du monde artificiel de l’homme, aujourd’hui en déséquilibre, l’artiste introduit un troisième cercle, «Il Terzo Paradiso», pour rétablir l’équilibre perdu entre le monde de la nature et le monde de l’artifice. La performance sur la Plaine de Plainpalais reconstruit en mouvements chorégraphiques le symbole du «Terzo Paradiso»."

La suite en cliquant ici: http://plumesgenevoises.com/?p=6378

27/02/2014

Battle de B-boying 2VS2 à l’Undertown dans le cadre du festival Groove N Move

IMG_0110.JPGDans le cadre du Festival Groove N Move, l’art du B-boying nous a fait vibrer à l’Undertown de Meyrin. On peut affirmer sans se risquer que ce samedi 22 février, le public autant que les artistes ont pris beaucoup de plaisir à participer à cet évènement.

Le B-boying ou le breakdance est un art né dans les rue de New York City dans le courant des années 70′, bien que son origine soit très difficile à dater avec exactitude. Très caractérisé par son parti acrobatique et ses nombreuses figures au sol, cet art est notamment capable d’incorporer divers mouvements artistiques chorégraphiés.  La prouesse n’en est pas moins impressionnante du fait que le lieu où il est né est multiculturel dans la mesure où la ville abritait de nombreux migrants, avec chacun sa culture et par conséquent sa façon de danser.

L’ambiance était à son comble à l’Undertown, jeunes et plus vieux s’étant tous réunis dans la joie et la bonne humeur. Les danseurs nous ont offert un excellent spectacle, amateurs et pros ont ainsi pu profiter du moment. Il faut avouer que le niveau montait à mesure que la compétition avançais. Tony, le speaker de la soirée, a su garder les gens attentifs. Les Dj’s quant à eux ont également fais un bon boulot: des musiques variés, des mix originaux et une bonne humeur musicale. Tout était donc là pour que les gens passent un agréable moment, aucun ingrédient ne manquait!

Dans cette compétition, le jury composé de trois personnes qualifiées jugea des battles 2VS2. Quel était les divers critères pour juger les participants ? Leur talent, style et technique individuel ainsi qu’en équipe essentiellement. A la clé ? Une modeste somme symbolique de 600 francs. Les heureux gagnant furent le fameux duo de Tekken Crew. Bravo à eux mais aussi à tout les participants. Il faut noter que les choix furent rudes pour les juges et que parfois ils semblaient ne pas vouloir éliminer une équipe tout en voulant en faire gagner une autre.

En tout cas le bilan est plus que positif et on espère sincèrement qu’un tel évènement nous réunira à nouveau l’année prochaine!

Pour plus d’informations sur le sujet: http://groove-n-move.ch/programme/battle-de-break/

Et pour finir cet article en beauté, voici une vidéo qui vous laissera entrevoir la magie de ce spectacle à travers l’une des meilleures prestation; la finale :

http://www.youtube.com/watch?v=jHICdWa0BBY

 

grove n move

http://groove-n-move.ch/

22/02/2014

L’UE impose la loi du talion à la culture suisse

film-La-loi-du-Talion.pngEncore un excellent texte de mon ami Romain Iantorno que je désire partager ici.

Étant le co-fondateur et président de Plumes Genevoises, je me dois de partager des articles traitant de ce genre de sujet.

Voici un extrait:

" Œil pour œil, dent pour dent. Au vote identitaire du 9 février dernier l’Europe riposte par une réponse identitaire.

L’acte de création est un acte libre d’expression de soi, de manière individuelle ou collective. Bruxelles, en retenant en captivité le fonds d’aide européen destiné à irriguer la culture, inflige aux artistes suisses une atteinte à leur identité et, par conséquent, une atteinte à l’identité de la Suisse. Ce chantage à l’européenne n’est que le reflet immédiat d’un vote d’interprétation politique biaisée, d’une frustration et surtout d’une désillusion."

Retrouvez le reste de l'article sur le site officiel de Plumes Genevoises en cliquant ici-même :   http://plumesgenevoises.com/?p=6160

31/12/2013

La folie de Weiss

 

igor, ramos, rodrigues, igor rodrigues ramos, genève, geneva, la folie de weiss, edition pierre philippe, jeremy tierque, 2013, roman, art, art genevois, écriture créative, critiques, analyse littéraire, livre, l'art à Genève, GEQu’est-ce que la folie ? Comment pouvons-nous identifier la démence ? Comment savoir que l’autre délire ? La folie de Weiss, conduit par la plume jeune et genevoise de Jeremy Tierque, nous raconte le voyage initiatique de Gabriel. A l’époque, l’auteur n’avait que 19 ans et ce n’est que récemment, du haut de ses 27 ans et de son métier d’enseignant que, pour notre plus grand plaisir,  Jeremy fait éditer son livre aux Editions Pierre-Philippe.

Le héros du roman, de son nom complet Gabriel Weiss, va quitter avec courage son rassurant cocon familial en quête de plus compréhension envers l’infâme absurdité des inégalités sociales. A n’en pas douter, c’est un très long périple en perspective, qui nous mènera jusqu’aux confins du monde prospère : l’hors-monde. En chemin, comme dans tout récit initiatique, le voyageur fait de nombreuses rencontres, dont certaines se révèleront être un véritable tournant dans sa vie.

L’écrivain nous emmène si loin dans l’espace-temps et en même temps si proche de nous : en voulant comprendre le monde qui l’entoure, notre frêle Gabriel finit par se découvrir lui-même, se rapprocher de ce qu’il est, s’interroger et comprendre son moi profond. En suivant ainsi notre jeune explorateur, le lecteur est poussé à se questionner personnellement et à mettre en lumière sa propre place dans le monde.

L’action se déroule en alternance entre l’asile mon repos  que Gabriel rejoint de son plein gré, où il invite Emile, un journaliste, pour que ce dernier écrive un article à son sujet, et sa quête initiatique se passant quelques années auparavant. Le récit se situe à mi-chemin entre la fiction et la réalité. L’écriture reste relativement simple et classique dans sa narration mais sans perdre en efficacité. On se laisse si facilement entrainer par le fleuve de cette histoire extraordinaire, alors n’hésitez plus, rejoignez Gabriel et côtoyez votre folie intérieure à travers lui.

 

Par Igor Rodrigues Ramos

Co-fondateur de l’Association Plumes Genevoises