11/05/2014

Une plage improvisée au jardin botanique

 

IMG_0236.JPGC’est extrêmement par hasard que nous sommes tombés dessus. Était-ce une illusion ou la persuasion mentale d’un malin génie cartésien ? Comme lorsque l’on se perd dans le désert et que la chaleur se faire ressentir, on peut parfois croire que l’on aperçoit un oasis. Généralement c’est un fantasme de notre désir que nos yeux croient contempler.

Il me semble pourtant que c’était réel. Ou alors nous sommes au moins deux à avoir été trompé par nos sens limités. En effet, lorsque je me promenais au jardin botanique avec un ami, nous sommes tombés nez à nez avec une plage. Une plage. Sérieusement ?

Oui bon, ce n’est pas la plage comme dans les films ou lors de nos voyages mais c’était une plage artificielle et improvisée que l’on a accueilli avec enthousiasme et plaisir à ce moment-là. Si je l’appelle plage, c’est tout simplement parce qu’il y a du sable. Du sable chaud et fin, où l’on peut se rouler  vigoureusement comme un chien qui se gratte le dos.

Vous vous doutez que si on a introduit du sable à cet endroit-là et une petite buvette pittoresque, personne n’a réussi à ramener la mer jusqu’ici. Dommage.

Tant pis, on se contentera du soleil, du sable des filles en maillot de bain et des jus d’orange en attendant de partir plus loin que Genève, là où nos yeux se perdront dans un horizon bleu et brillant.


Retrouvez cet article sur Signé Genève, en cliquant ici-même: http://www.signegeneve.ch/geneve/centre/une-plage-improvi...

02/05/2014

Radio La Fabrik

radio,association,jeune,genève,la fabrik,interview,plumes genevoises,actu,actualité,igor,rodrigues ramos,expériences alphabétique,dab +,web radio,genevois,labo,musiqueLa Fabrik est une nouvelle radio associative sans but commercial qui aura une diffusion sur le DAB + et le web dès le printemps 2014! Plumes Genevoises devrait être de la partie en proposant par exemple des interviews d'artistes.

Je préfère vous mettre directement la description proposée sur leur FB :

"La Fabrik est la nouvelle radio pour les Genevois, par les Genevois. Radio associative sans but commercial, elle offre la possibilité aux acteurs de la vie culturelle, scientifique, économique ou associative locale de partager leurs passions et leurs actualités.

Espace d'innovation et fenêtre sur la culture, La Fabrik veut servir de laboratoire pour tester de nouveaux formats et amener à la radio des sujets qui y trouvent généralement difficilement leur place: Musiques ou cultures méconnues, sciences, technologie, littérature, philosophie, environnement, actions socioculturelles... Sur un ton léger, la Fabrik veut permettre à l'auditeur de sortir un peu plus informé de sa séance d'écoute, sans jamais l'ennuyer ou lui faire la leçon.

La Fabrik, c'est une équipe bénévole motivée, en expansion, avec le souci commun de créer ensemble une nouvelle façon de faire de la radio, ancrée dans le 21e siècle. Nous sommes toujours ouverts à de nouvelles collaborations; N'hésitez pas à nous écrire!

Diffusion en DAB+ à Genève et sur le web dès le printemps 2014."

Site officiel: http://lafabrik.ch/

Facebook: https://www.facebook.com/radiolafabrik

Twitter: https://twitter.com/radiolafabrik

28/04/2014

Antoine Daniel au Polymanga 2014 - F.A.Q (Montreux - Suisse)



Lors du dernier jour du festival, Antoine Daniel a répondu avec humour à diverses questions du public!
Enjoy

27/04/2014

Génocide au Congo : au moins 6 millions de mort en 13 ans


Le Congo et son peuple subissent en ce moment même un génocide horrible dans l’indifférence la plus totale. Des millions de mort, des femmes violées, des enfants devenus esclaves, des ressources kidnappées par des groupuscules militaires en collaboration avec des groupes américains ou européens... Bref, un cauchemar.

Les médias traditionnels nous ont bassiné à nouveau avec la Shoah lorsque Dieudonné a eu des problèmes avec ses quenelles, par contre des millions de mort là bas on en parle pas, ou à peine... C'est une honte tout simplement. Pourtant une vie humaine a la même valeur qu'une autre vie humaine non? Ou bien?

N'hésitez pas à partager massivement cette vidéo svp.

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Nouvelle chaîne Youtube: Libertinage Idéel

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Libertinage Idéel est la convergence de diverses productions invitant chacun à l'exploration intellectuelle. La démarche ambitionne l'inclusion non-exhaustive de toute thématique, perspective, forme et support. L'objectif principal est d'œuvrer à la stimulation de l'esprit à travers cet espace public virtuel, potentiel outil de libération globale.

Chaîne Youtube:

https://www.youtube.com/channel/UCAB4ByMnEMvhUv0C-G58E9Q/...

25/04/2014

Re[c]act IV — L’art engagé: un art politique? [Partie 2]



Pro­blé­ma­tique: “L’art engagé: un art politique?”

L’art. Par­fois défini comme auto­suf­fi­sant, tota­le­ment dés­in­té­ressé et pure­ment esthé­tique. Par­fois, et à juste titre, consi­déré comme vec­teur d’expression des muta­tions sociales, écono­miques et poli­tiques. Des muta­tions des­quelles l’artiste – pris dans le sens de celui qui pro­duit de l’art – se fait sen­si­ble­ment le porte-parole, d’une manière codi­fiée ou sym­bo­li­sée. À l’heure où la culture s’institutionnalise, l’art se fait le véhi­cule de l’intégration comme outil de cohé­sion sociale. L’art n’est pour­tant pas confiné au seul rôle de cohé­sion ; il per­turbe, il inter­roge, il apporte un regard alter­na­tif, il émet une vision dis­so­nante de notre réa­lité. L’art engagé : euphé­misme ou absur­dité ? En quoi l’art, expres­sion humaine uni­ver­selle, peut com­prendre la recherche de l’esthétique et la dénon­cia­tion citoyenne ? Faut-il pen­ser la créa­tion par rap­port à l’état d’une société ? L’art, lorsqu’il est poli­ti­que­ment engagé, présente-t-il dif­fé­rents niveaux d’engagement ? À tra­vers une approche théo­rique, his­to­rique et lit­té­raire, nous ten­te­rons de répondre à ces dif­fé­rentes inter­ro­ga­tions avec nos deux invi­tés, pro­fes­seurs à l’Université de Genève: Jan Blanc, pro­fes­seur d’histoire de l’art, et Syl­viane Dupuis, pro­fes­seure de fran­çais moderne et lit­té­ra­ture suisse romande, poé­tesse, écri­vaine et cofon­da­trice de la Mai­son de la Lit­té­ra­ture de Genève.

Sur Jet d'Encre: http://www.jetdencre.ch/recact-iv-lart-engage-un-art-poli...

23/04/2014

Méditation pour la paix

méditation , raelien, rael, parc, igor, expériences.jpgLes bourgeons éclosent petit à petit et les fleurs verdoyantes pointent le bout de leur nez ; tout comme les promeneurs et autres profiteurs du bord du lac. Quoi de plus naturel ? Vous l’avez tous remarqué, la chaleur du soleil est de retour !

Si vous vous promeniez le 6 avril dernier passé au bord du lac et plus précisément non loin de la Perle du lac, vous avez très probablement aperçu des gens assis sur une couverture, les jambes croisées, en train de méditer sous l’ombre d’un arbre. Ceux-ci, méditaient pour la paix dans le monde et invitaient tous les passants qui en avaient le courage à s’asseoir avec eux pour faire de même.

Voilà ce que l’une des organisatrice m’a répondu lorsque je l’ai interrogé sur le pourquoi de cette action : « Ce que nous pensons, exprimons et ressentons affecte l’ensemble de la planète. En envoyant des ondes de paix et d’amour par l’intermédiaire de l’émetteur puissant qu’est notre cerveau, nous pouvons rendre cette planète plus pacifique. ». Ceci est une citation de Matreya Raël.

Vous l’aurez compris, ces personnes qui nous invitaient à méditer pour la paix n’étaient autres que des membres du mouvement raëlien. Je ne suis pas là pour critiquer leur mouvement, ni même l’interpréter. Je ne sais pas si toutes les croyances se valent mais je sais tout du moins que je ne suis pas un expert pour en parler. Ce n’est pas du tout le but de cet article.

Pourtant, une chose est sûre : on peut rêver de la paix sur terre sans pour autant s’engager dans le mouvement raëlien. Ce jour-là, je l’ai vu de mes propres yeux : de nombreuses personnes, jeunes et plus vieux, se sont arrêtées au moins une minute pour méditer avec eux, sans pour autant être ou devenir membre de ce mouvement spécifique. C’est cela qui était beau, rendu plus beau encore par l’omniprésence des rayons du soleil et l’odeur de la végétation.

Il y a des idées qui nous rassemblent et nous unissent, peu importe nos croyances théologiques, philosophique, politiques ou scientifiques. L’idée de paix en fait probablement partie.

22/04/2014

Re[c]act IV — L’art engagé: un art politique? [Partie 1]


« Re(c)act », une émission francophone bimensuelle créée en collaboration avec la tribune « Jet d’encre » et diffusée sur leur site : www.jetdencre.ch. Consistant en une série d’entretiens thématiques, « Re(c)act » vous invite à une discussion fournie, incisive, sans restrictions idéologiques et destinée à nourrir civiquement le débat public. L’émission se veut le reflet de l’indépendance et de la pluralité des pensées où la pertinence du débat prend le pas sur la démagogie du « politiquement correct ». Indépendance, car financièrement non soumis et idéologiquement apolitique, bien qu’engagé. Pluralité, car structuré en une hiérarchie horizontale où chaque entité incarne une ligne éditoriale.

Sur Jet d'Encre : http://www.jetdencre.ch/auteur/recact

21/04/2014

L'émission pilote de Re(c)act


Problématique : « Les États-Unis d'Amérique : un « empire » décadent ? »

Opacité financière, "shutdown", inégalités sociales vertigineuses, discours diabolisant, velléités d'attaques maladroites en Syrie ; tout pousse à croire que le « gendarme du monde » est sur le déclin. Doit-on qualifier les États-Unis d' « empire » tant leur pouvoir semble présenter des finalités d'hégémonie ? Dans une Europe en crise où un rejet de l'autorité américaine est palpable, nous tenterons de développer ces thématiques en compagnie de notre invité, le politologue Daniel Warner.

18/04/2014

Le Gripen cloué au sol?

 

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Notre ami Herji est de retour avec un dessin! Ça faisait longtemps j'ai l'impression!

N'hésitez pas à découvrir les autres dessins de ce jeune artiste! Je suis sûr que vous ne le regretterez pas car ils sont simples, efficaces, drôles et renvois généralement à une certaine partie de la réalité! Mais que demande le peuple?

Vous retrouverez également ses dessins sur le site Plumes Genevoises!

 

Son site internet: http://herji.ch/

09/04/2014

Ana Fernandes expose ses œuvres à l’espace Metropolis7

 

 Ana 1.jpegDu 25 mars 2014 jusqu’à fin mai de la même année, vous retrouverez les œuvres colorées de l’artiste Ana Fernandes au désormais très éclectique espace Metropolis7.

Je vous le rappelle, l’espace Metropolis7 ( http://metropolis7.ch/ ) est un espace unique qui mélange diverses fonctions :  c’est un lieu d'exposition,  un lieu de réunion mais aussi et tout simplement un complexe événementiel!

Multifonctionnel, c’est un espace qui peut en intéresser plus d’un. Que l’on soit un artiste désirant exposer, un PDG d’une multinationale voulant organiser un vernissage ou si plus simplement vous désirez réviser au calme, l’espace Metropolis7 est une solution attractive et avantageuse.

Qui est donc Ana Fernandes ?

Comme presque tous les enfants qui en ont eu la possibilité, Ana Fernandes a tout simplement commencé à dessiner dès sa plus tendre enfance. Sauf qu’elle y a sérieusement pris goût. Un goût qu’elle raffine aujourd’hui encore. Comment pourrait-elle maintenant s’arrêter de créer ? Impossible : « Le processus de création est vital pour moi. Je me plais à voir la vie au travers du prisme déformant de mon imagination et rendre ainsi la réalité acceptable. ».

Ana Fernandes est une artiste intéressante à plus d’un titre. Elle est notamment aussi engagée dans la performance. Par exemple, il lui arrive de faire ce qu’elle nomme des Paint’Tube, qui sont des happening impliquant ainsi le public lui-même : « Pendant un laps de temps plutôt court, sur un support transparent de 1m de diamètre et 1,75m de haut, des peintres néophytes et inconnus s’expriment au moyen de la couleur. Oscillant entre le statut de petites mains et de muses ils me donnent, à moi, confinée à l’intérieur, toute l’énergie et les images nécessaires à la création de mon dessin à la ligne noire. Au terme de la performance, le Tube est ouvert, l’oeuvre dévoilée. ».

Elle se plait également à travailler lors de concerts et tente ainsi de représenter à travers sa subjectivité la musique qu’elle écoute : « Je m’installe dans la salle, avec le public ou dans les coulisses, l’intérêt n’étant pas d’avoir une bonne visibilité du groupe mais une bonne audition... car je ne représente jamais les musiciens mais je retranscris la musique sur papier.

La musique «live» et la présence des artistes exacerbent mon inspiration, je rentre dans une sorte de transe qui se lit dans le jeu des couleurs. Apparaît aussi un trait brut dicté par une écriture automatique. »         

N’hésitez plus, allez faire plaisir à votre âme et à Ana Fernandes en allant voir directement son travail à l’espace Metropolis7 !

Site de Metropolis7 : http://metropolis7.ch/

Site de l’artiste : http://www.anafernandes.net

06/04/2014

'Memory Lane' - un artbook par Tuan HollaBack

tuan, manga, artbook, indigogo, crowfunding.jpg

Venz soutenir Tuan HollaBack sur indiegogo, mangaka genevois de talent, afin qu'il puisse sortir son artbook "Memory Lane", artbook réunissant ses oeuvres de 2008 jusqu'à aujourd'hui!

Alors n'hésitez pas à mettre la main à la poche les amis!

Sa campagne participative sur Indiegogo: https://www.indiegogo.com/projects/memory-lane-an-artbook...


05/04/2014

La galerie Mines d’Art expose les œuvres de : Heinz Pfister du 28.03.14 au 10.05.14

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Site de la galerie: http://www.minesdart.com/

Aperçu de l'exposition : http://www.minesdart.com/heinz-pfister

Communiqué de presse de l'exposition : http://www.minesdart.com/documents/cp_heinz-pfister...

 

Portrait de Heinz Pfister (Traduction libre par Isabel von Fliedner)

"Heinz Pfister est né à Aarberg dans le « Seeland » bernois en 1949. Depuis 1994 il exerce son art de découpe sur papier à plein temps et habite et travaille à Busswil dans le Canton de Berne.

Avec des rayures étroites et larges il crée, comme par magie, des femmes élégantes en papier noir. Pleines d’énergie, elles s’avancent vers le spectateur et étonnent son regard. Nous avons de la peine à croire qu’une simple combinaison de traits irréguliers soient perçue par nous comme des figures à trois dimensions. C’est bien à l’aide de cet effet d’optique que le coupeur de papier travaille et nous surprend chaque fois." (...)

La suite du portrait ici-même :  http://www.minesdart.com/heinz-pfister

03/04/2014

Vernissage d'Ana Fernandes à l'espace Metropolis7, aujourd'hui dès 18h30

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Artiste: Ana Fernandes
Dates: 25 mars 2014 - 30 avril 2014
Vernissage : 3 avril 2014 dès 18:30 avec une performance spéciale de l'artiste (Entrée gratuite)

Site Metropolis 7: http://metropolis7.ch/

Informations sur l'artistes : http://www.anafernandes.net/

25/03/2014

Karma Poker – Texas Hold’em Caufield’s de Nicola deMarchi

 

 

karmapoker.jpgAvez-vous déjà imaginé, voire rêvé, d’un livre qui lie en son sein les subtilités tactiques du poker, la sagesse intrinsèquedu bouddhisme et l’aventure hasardeuse de la vie ? Si oui, ce livre est clairement fait pour vous. Si non, rassurez-vous, il y a tout de même de fortes chances pour que vous appréciiez cette lecture, même si vous n’y connaissez rien au poker ou aux paroles du bouddha. 

 

Edité par les éditions Dasein et illustré par Filippo Vannini, ce livre nous dépeint avec humour et une finesse sincère, le portrait d’un scammer fauché. Qu’est-ce qu’un scammer ? Il s’agit d’un être qui, à la fois, fascine et dégoute, un être qui nous ressemble tout en étant si différent. Littéralement, la traduction de ce terme d’origine anglophone est « escroc ». Pourtant, le scammer n’est pas forcément un arnaqueur. Son quotidien est raconté et jeté en pâture aux lecteurs que nous sommes, telle une suite de mains de pokers, tantôt influençant le destin sans le décider, tantôt emmené, voir coulé, par la rivière du hasard.

 

L’auteur a structuré son livre de façon à permettre au profane du poker et du bouddhisme de pouvoir profiter au mieux de son œuvre. On y trouve ainsi un glossaire et autre appendice pour nous guider mais admettons tout de même que l’on appréciera certainement d’avantage cette lecture si nous sommes un féru des ficelles du poker.

 

Je ne peux que fortement recommander ce livre aux pokéristes qui auront ainsi l’occasion de découvrir leur sport favori sous un nouvel angle surprenant. Les autres, n’ayez crainte, vous en sortirez juste plus instruit sur le sujet.

 

Enfin, je vous laisse en compagnie d’un extrait du livre, qui je l’espère sincèrement, vous intriguera au point de découvrir le reste de l’histoire. Elle le mérite, ne serait-ce que par son originalité :

 

REGLES DU JEU, extrait de la préface

 

PORTRAIT D’UN SCAMMER AS A GAMBLER

 

Pourquoi le poker? A l’origine de ce manuel du superflu, ou micro odyssée, ou bien article de luxe pour fauchés est l’idée de brosser le portrait d’un type: le scamer. Une explication à échelle 1 :25 plus qu’une définition du mot. Entendu à la dérobée, sortant d’un pub pourri, ou à l’entrée d’une boîte branchée, cet intitulé décrit en effet parfaitement quelque chose d’à la fois fascinant et contradictoire, se situant entre invective et admiration, entre paillettes et pourriture: «wow, it’s so scamer!»  vs. «you bloody fucking scamer!» Cette ambiguïté sort probablement tout droit de la Londres du tunnel sous la Manche; celle des Interrails de la fin du deuxième millénaire (nineties). Probablement l’usage du mot scamer a fleuri pendant la saison des premiers low costs et de «la flexibilité du monde du travail». L’époque des solutions et de la facilité; des paris et des bluffs de la new economy. Probablement comme espèce à part de cet «âge d’or» du travail, le cas du scamer pourrait être étudié à la faculté de sociologie de l’Université du Montana comme le cas d’un anti-héros involontaire d’une époque. Rebelle à vocation ludique et consommatrice qui, en quête de sa Voie, aurait pris trop au sérieux les maîtres mots de son temps. Héros d’une génération toujours en congé. Non payé. Probablement ce serait comme ça. Mais peu importe.

 

Ce qui compte en vérité c’est que, vue au microscope de son économie domestique, la dérive quotidienne d’un scamer dans le «monde du travail» pourrait être facilement assimilée à une succession de scènes, d’épisodes récurrents liés au hasard des choses; une suite cyclique de micro-coïncidences et d’occasions sur lesquelles un scamer bondit jour après jour. Un travail quotidien d’interprétation, de lecture du jeu de la vie, qui suit des règles influencées (plus que par n’importe quel conseiller social en gestion de carrière ou agence de coaching et relooking), par une conception très personnelle de l’illumination Zen: «celui qui a pu une fois avoir une vision intérieure en sa propre nature jouit d’une parfaite liberté d’esprit… nulle posture ne doit lui être recommandé; tout ou n’importe quoi lui est bon… son travail est un jeu…» (Houeï-nêng, 638-713, sixième patriarche du Chan, le bouddhisme chinois qui deviendra le Zen au Japon). Et par une conception encore plus personnelle du karma bouddhiste: «Tout est produit par les jeux combinés des conditions karmiques. Souffrances et plaisirs sont aussi le résultat de nos actions antérieures. Gain ou perte? Acceptons le Karma tel qu’il se présente, en harmonie avec la Voie.» (dialogue de Bodhi-Dharma, des « Annales » de Tao-iuan, par D. T. Suzuki).