07/06/2015

Paysage irréel

 

Je m'en vais en voyage

Si loin, dans le monde d'à côté,

Contempler ce paysage

Divin, que ma chair aime frôler.

 

Ma chère, d'où viennent la tiède douceur

De cette plaine mouvante,

Cette brise d'été dansante

Et ce chant exquis du corps et du cœur?

 

En aval, trône une caverne sibylline

Pénétrée par un ruisseau où j'aime me baigner.

Que vois-je à l'horizon, suis-je entrain de rêver ?

En amont, règne fièrement deux moelleuses collines.

 

C'est une  véritable dimonarchie pardi

Et cette cité naturelle est bien gardée:

A chaque entrée, vers les nuées, pointe un soldat hardi

Qui ne laisse passer que ceux qui l'ont mérité.

 

Mains, c'est un rêve que vous caressez,

Ne vous réveillez point,

Caressez encore et toujours, caressez,

Il y a des lieux saints dont il faut prendre soin.

 

Lèvres et langue, c'est l'ambroisie que vous goûtez,

De baiser et de lécher n'arrêtez point,

Goûtez encore et toujours, goûtez,

Ce qui est proche, on le cherche bien trop loin.

 

De ce voyage je ne reviendrai pas entier,

Je ne serai ni moi, ni un autre,

Je croiserai le Graal et quelques apôtres.

Je ne désirerai plus qu'une chose: l'aimer!

 

L'aimer!

 

L'aimer!

 

L’aimer !

 

L’aimer !

 

L’aimer !

 

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