29/03/2015

Fatum de Jérôme Zonder du 29 février au 10 mai 2015 à la Maison Rouge - Paris

 

Zonder.JPGInquiétude. Angoisse. Peur. Étrangeté. Malaise. Révélation. Autant de sentiments et d’impressions lors de cette promenade artistique. Tout était artialisé pour le coup : les murs, le plafond, le sol, rien n’y échappait, tout était étranglé par le trait. Le trait définissait tout, il ne disait rien du tout en exprimant ce qu’il  y a de plus abyssal et tabou au profond de nos êtres illusionnés.  

C’était à la Maison Rouge mais le monde, que dis-je, l’univers, y était en noir et blanc, blanc et noir uniquement. Ni plus, ni moins, un duo qui formait tout ce qu’il y avait avoir, tout ce qui s’y cachait, tout ce que l’on pouvait s’y imaginer.

Un enfant se baladait aussi entre ces murs. Peut-être n’avait-il pas été le seul de son âge à découvrir cette belle erreur, ce sublime décor. Que faisait-il là ? Devait-il être là ? Un adulte ne ressort pas indemne d’une telle contemplation. Que dire d’un enfant ? Il tirait le bras de son père, père aimant probablement, père contemplant cette femme, ces seins représentés. Il tirait, tirait, tirait, il ne voulait pas être là semblait-il. Mais il était là. Et comme moi, comme nous, comme vous, comme eux, tout ceux qui ont eu cette vision apocalyptique du présent, il n’en sorti pas entier.

Il ne sera pas moins, il ne sera pas plus, il sera autre. Cet autre qui se balade, ici et là, croisant son regard avec la beauté… et la laideur.

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