08/02/2015

Radical Dreamers

 

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Rien que le titre du jeu m’a donné envie de m’y pencher. Bien sûr, la raison principale est que je voulais y jouer parce qu’il est soi-disant un spin-off de Chrono Trigger, venant éclairer certains points, mais je l’avoue à nouveau, le titre me plait tout particulièrement. Je ne le trouve pas nécessairement parfaitement adapté au jeu, quoiqu’on puisse comprendre pourquoi il a été choisi, mais il sonne bien, tout du moins à mon oreille.

J’en profite pour poser la question : pour réaliser ces rêves les plus lointains, les plus difficiles, se doit-on d’être radical, extrême, se doit-on d’être un rêveur radical ? La question se pose et pour ma part, je suis peut-être un peu jeune pour en parler correctement, je pense qu’en un sens oui, nous le remarquons que trop souvent, beaucoup de gens rentré à l’âge adulte abandonne leurs grands rêves d’enfant, ils ne se construisent plus que des rêves qui semble atteignables, acceptés et soutenus par la société dans laquelle ils vivent. C’est tout à fait compréhensible, honorable peut-être même en un sens, mais cela me chagrine aussi. Un rêveur radical, est-ce celui qui n’abandonne pas si vite ou pas du tout ses rêves ? C’est possible et l’idée me plait. Une idée belle n’est pas forcément une idée vrai, ni même juste, mais c’est généralement une idée plaisante.

Que chacun se fasse son avis. Parlons concrètement du jeu.

Je précise tout d’abord, que je n’ai complété que le premier arc, le plus important et principal, celui qui débloque les autres, et le seul qui est intéressant scénaristiquement parlant pour mieux comprendre la série Chrono, les autres se déroulant dans des univers parallèles à celui-ci. Les raisons de cette route incomplètes sont nombreuses mais en voilà deux : la première s’explique par les conditions personnelles de jeu, que je développerais plus loin, la deuxième est que le jeu ne m’a pas tant séduit au point de vouloir le faire dans sa complétude, peut-être suis-je une feignasse mais chez Kritikos Geek, on privilégie le plaisir de jeu avant tout, il y a le plaisir puis la critique, jamais la critique avant le plaisir. On écrit parce qu’on a quelque chose à dire, on ne joue pas parce que l’on veut dire quelque chose. Et puis, je me bornerai à vous parler de ce que j’ai connu, je n’ai pas la prétention d’en dire plus, de juger les autres arcs. A quoi bon parler de ce que je ne connais pas ? J’en parlerais mal, je n’en tirerai aucun plaisir et aucune prétention, et je rallongerai cette critique, qui sûrement tiendra déjà sur plusieurs pages.

Radical Dreamers, édité et développé par Square Soft (Aujourd’hui Square Enix), sort au Japon le 1er juin 1996 sur l’extension de le Super Famicom, Satellaview[1]. Le jeu destiné à être joué par un seul joueur est considéré comme un croisement entre la visual novel et les livres dont vous êtes le héros. Le compositeur est mister Yasunori Mitsuda, que je ne présente plus, le concepteur est Masato Kato. Ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant le monsieur qui a participé au scénario de Chrono Trigger, Final Fantasy 7 et Xenogears[2]. Du lourd quoi.

Je pourrais en dire plus, mais l’essentiel est là. Wikipédia se chargera de vous donner des informations complémentaires de ce type.

Contexte initial

On incarne Serge, le narrateur, accompagné des deux aventuriers que sont Kid et Magil. Tous trois se rendent au manoir de Lynx, un être apparemment infâme qui possèdent la flamme de glace, une pierre aux pouvoir puissants que Kid et Magil désirent récupérer. Voilà le décor initial du jeu. Pourquoi la veulent-ils ? Qui sont Kid et Magil ? Qui est le terrible Lynx ? Qu’a-t-il fait pour que Kid le déteste tant ? Serge aime-t-il Kid ? L’arc principal se chargera de répondre à ce genre de questions, pour éviter le spoil, je les éviterai donc.

Conditions personnelles de jeu

Si vous avez lu ma critique précédente sur le grand frère, Chrono Trigger, vous savez déjà que chez Kritikos Geek nous pensons que de spécifier nos conditions de jeu à nos lecteurs, est un élément constitutif de nos critiques, car c’est un point qui influence passablement l’expérience de jeu de tout joueur. C’est un peu la partie où je vous raconte partiellement ma vie, sans gros intérêt malheureusement, en espérant toutefois qu’elle peut vous aider à mieux saisir ma critique dans son ensemble.

Pour Radical Dreamers, les conditions ne sont justement pas les mêmes que d’habitude, il est donc particulièrement utiles de prendre le temps de les développer. Lors de la phase de jeu et une partie de la phase d’écriture, j’étais en camps scolaire avec une classe de primaire, en tant qu’accompagnant. Vous vous en doutez,  je n’avais qu’un temps limité à y consacrer, peut-être même aurais-je dû ne pas y jouer car la fatigue en fin de journée, malgré toute l’énergie et la joie qu’une troupe d’enfants peut m’amener, je suis littéralement crevé, crevé comme un ballon de football après que Marc Landers ait shooté dessus. C’est donc relativement fatigué que j’ai joué et écrit, fatigué certes mais de bonne humeur tout de même.

Mon canapé chéri n’étant pas là, c’est sur un lit plutôt confortable à mon goût sur lequel j’ai joué, avec ma manette de 360, sur mon Asus, la lumière éteinte car mon compère dormait ou s’endormait après sa lecture du soir.

La traduction utilisée est celle de Terminus, comme d’habitude, équipe que je remercie encore une fois pour leur excellent travail et leur dévouement pour cette série. Square Soft, je l’espère, a pris un jour le temps de les remercier car ceux-ci ont sans conteste participé à leur faire une bonne réputation en traduisant cette série phare.

Comme d’habitude aussi, pour les besoins de l’émission muette TG !, j’ai enregistré ma partie en plusieurs fois, chose qui affecte aussi, quoique faiblement ici, mon expérience de jeu.

Un autre point important : j’ai découvert que l’on pouvait sauvegarder après avoir perdu deux fois, heureusement, jouant sur émulateur, j’ai pu usité de cette invention ayant révolutionné l’univers vidéoludique, la sauvegarde hors-jeu, qui je l’avoue, m’a bien sauvé la mise une fois ou deux. L’émulateur utilisé, je le précise, est Snes9x, et sachez également que je n’avais jamais joué au jeu auparavant et que c’est en m’intéressant il y a peu au monde des Chono que je l’ai découvert.

L’épisode le moins connu de la saga

De la série Chrono, Radical Dreamers, semble sans conteste celui dont on a le moins parlé. Les raisons de ce presque mutisme généralisé sont probablement nombreuses et difficilement identifiables dans leur totalité. Je vais tout de même tenter d’en découvrir quelques-unes, qui me semble-t-il, sont évidentes pour moi.

La première est que le jeu, hormis son ancrage scénaristique dans le monde de cette saga, n’a pas beaucoup de points communs avec le petit, ni le grand frère. C’est un jeu de rôle certes mais au gameplay et à l’ambiance totalement différente. Ce n’est point une reproche, juste une simple constatation.

La deuxième raison, peut-être la plus évidente, en supposant que le concept d’évidence soit un concept utile et ayant une référence réelle, est qu’originellement Radical Dreamers n’est jamais sorti ailleurs que de son pays d’origine, le Japon[3]. Il a fallu que des équipes de traductions amatrices s’en occupent, des gens maniant avec aisance le hacking de roms.

Troisièmement, le jeu est sorti sur Satellaview, la fameuse extension de la Super Famicom, sorti uniquement aussi au pays du soleil levant. Une extension aux ventes insuffisante selon Nintendo, dont la production s’est arrêtée en 2000[4], alors que la Playstation régnait déjà plus ou moins en maître depuis quelques années : la tête des joueurs étant to en tourné ailleurs en 1996, alors que la console de Sony s’était vendu à environ plus de deux millions d’unités[5].

Voilà les trois points utilisables comme trio hypothétique expliquant partiellement seulement, l’ombre projeté sur le jeu, alors que la lumière baignait sur ses deux autres compères.

Pourtant, selon moi, tout fan sérieux de la série Chrono, si toutefois le scénario est l’un de ses intérêt, possibilité qu’est largement imaginable, se doit une nuit ou l’autre, de jouer à Radical Dreamers, jeu relativement court et atypique par rapport aux deux autres.


La suite de l'article sur le site de Kritikos Geek: http://kritikosgeek.com/2014/12/04/radical-dreamers/



[1] http://www.lafindestemps.net/radical-dreamers-presentation.html

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Masato_Kato

[3] http://www.lafindestemps.net/radical-dreamers-presentation.html

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Radical_Dreamers:_Nusumenai_H%C5%8Dseki

[5] Ibid.

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