19/08/2014

Comment oublier ce visage ?

 

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Comment oublier ce visage, ces yeux ?

J’ai cru y voir des plaines parfumées,

Des saveurs hivernales même en été,

J’ai  cru y voir ce que tout homme veut.

 

Comment oublier ce visage, ce sourire ?

L’oiseau lui dédiait des chants vénérables,

Il m’en reste quelques souvenirs,

Dites-moi comment oublier l’inoubliable.

 

Source image: http://chantalflury3unblogfr.unblog.fr/2009/04/13/

Commentaires

Il faut songer qu'un beau visage
A la fin passe avec l'âge
Et que seul au ciel l'ange
Jamais dans sa beauté ne change.

Écrit par : Rémi Mogenet | 20/08/2014

Magnifique quatrain Rémi Mogenet ;)
N'ayez crainte, la beauté physique de l'ange dont je parle est une infirmité par rapport à sa beauté d'âme!

Écrit par : Igor Rodrigues Ramos | 20/08/2014

L'âme, ruah, souffle!


Prana "souffle vital respirant"! (de nous comme nous de lui) d'où

Amour aux mille et un visages

Tout ne dépend-t-il pas du regard que nous portons sur(...)?!

Écrit par : yriam Belakovsky | 20/08/2014

Voilà un autre poème de mon cru concernant spécifiquement l'âme et son importance:

Réveil en prison


Le soleil baillait encore

Quand très tôt ce matin,

Sans effort aucun, le Malin,

Mon réveil vint éclore :



« Que me veux-tu, Ô muse de mes cauchemars ? »

Il me répon­dit sans gêne : « Triste âme en peine,

Oublie donc la haine, ce qui t’égare.

Déclare à celui qui t’enchaîne et te déchaîne,

Par-delà la Beauté et l’Idéal,

Aux confins des Idées et du Mal,

Si on devait tout t’enlever, que voudrais-tu que l’on te rende ? »



Je rétor­quai sans hési­ter : « Mon âme ! En elle sommeille

Ce qui me tient en éveil, mes tré­sors, mes légendes !

Puisqu’en ses landes tout me ravit, avec soin elle veille

Que rien ne me soit pré­féré, j’en vais jusqu’à ignorer

Si quelque chose est capable de me séduire, de m’induire à errer.

Une erreur que l’on finit tou­jours par regretter,

C’est de vendre notre âme à toi, Diable, ce Satané ! »



En dis­cu­tant dou­ce­ment avec mes démons,

Ceux issus des cages sinistres de mon Ennui,

J’apprends de ces mau­dites ombres de la nuit,

Com­ment – y arriverais-je ? — m’évader de cette prison.

Écrit par : Igor | 20/08/2014

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