19/06/2014

Pour un art public, gratuit et accessible

art, artiste, gratuité, libre, free, street, idéel, idéel, but, accessibles, gratos, publique, condition, artistiquement, philosophie, thèse, théorie, idéalité, actu, genève,Dans une société comme la nôtre, je suis le premier à défendre qu’art et travail puisse ne former qu’un. Certains artistes ont la possibilité de vivre de leur art, d’autres n’ont même pas l’envie de le faire, ils créent c’est tout. Entre les deux, il y a des millions de cas, tous aussi différent les uns des autres.

Peut-être n’est-ce qu’un idéal vers lequel on peut tenter de tendre, même dans des sociétés marchandes comme la nôtre, mais je porte en moi la croyance que l’art devrait être un bien public, gratuit et accessibles à tous, tout du moins en règle générale. Même un artiste qui gagne sa vie grâce à son art devrait selon moi produire des œuvres gratuites et accessibles dans la mesure de son possible. Certains le font déjà, d’autres pas.

Le type d’art est également un facteur important pour la réalisation de ces possibilités. Par exemple, les graffitis sont des œuvres publics, on ne paye pas pour les regarder et elles sont relativement accessibles. C’est un art en-soi déjà propice à la réalisation de cet idéal. Par contre, il y a des arts bien plus couteux et/ou qui ne sont pas aussi facilement accessibles. Une poterie, sauf exception, ne sera pas mise à la vue de tous dans la rue. Elle sera dans une galerie ou un musée par exemple. Cette poterie peut également être prise en photo, puis publiée sur internet. On peut même se demander si la photo de la poterie sur le net n’est pas plus accessible et publique que le graffiti qui, supposons le ici, n’a pas été photographié et est juste visible dans la rue.

Bien sûr, la notion d’accessibilité ne dépend pas que de l’auteur, un aveugle par exemple ne pourrait pas profiter pleinement d’œuvres essentiellement ou partiellement visuelles. Le medium influence aussi l’accessibilité et dans beaucoup de cas nous n’avons pas directement accès à l’œuvre : une peinture, prenons la Joconde de Léonard, certains l’ont vu au Louvre, en supposant que c’était l’originale, d’autres l’on vu via un autre medium comme la photo ou la vidéo et d’autres on fait les deux. Peut-on affirmer que le fait de voir la Joconde in live et la voir en photo est-ce la même perception visuelle ? Je ne pense pas personnellement, tout simplement parce qu’il y a un intermédiaire entre les deux. Evidemment, quelqu’un qui l’aura vu qu’en photo pourra discuter et profiter de l’œuvre aussi. Je pense juste que ce sont deux expériences différentes bien que partageant certains points communs.

Dans ce genre de cas et il y en a bien d’autres, même si ce n’est pas exactement la même expérience, la Joconde devrait être accessibles autrement que par une expérience visuelle directe avec l’objet. Vous me direz, mais à quoi bon allez au musée si l’on peut voir toutes les œuvres sur internet ? Et bien, je vous répondrai tout simplement, comme tout à l’heure, que ce n’est pas les mêmes types expériences. Une œuvre, pour être apprécier pleinement doit être perçu dans les meilleures conditions possibles, que je ne peux entièrement énumérer : il faut être « sains » mentalement et physiquement, il faut utiliser le médium le plus direct, etc.

Dans mon idéal, les musées par exemple publieraient sur leur site des photos ou autres vidéos de toutes les œuvres présentent dans leur collection et les gens, le public, s’ils en ont la possibilité, iraient tout de même voir les œuvres in vivo. Dans ce genre de conditions simplifiés,  cela ne me dérangerait pas que le musée fasse payer l’entrée au public, à un prix raisonnable bien sûr, car ils proposeraient un contenu entièrement gratuit, et les gens iraient pour soutenir financièrement et symboliquement ces institutions.

Bref, je m’égare peut-être de mon sujet principal. Revenons sur la gratuité artistique (Je ne suis pas vraiment sûr que ça veuille dire quelque chose). Il y a de nombreuses possibilités qui font que l’art peut être entièrement gratuit mais sous certaines conditions. La première selon moi est que le public, encore une fois dans la mesure de son possible, aide l’artiste financièrement, ne serait-ce qu’en lui donnant un franc symbolique par mois. Symbolique s’il n’y a que très peu d’individus qui le font mais si beaucoup s’y mettent, admettons 150000 personnes, et que chacune de ces personnes choisi de soutenir 20 artistes différents en leur donnant un franc chacun par mois, en admettant aussi que chacun de ces artistes proposent du contenu entièrement gratuit, alors beaucoup pourraient être mieux rémunérer et même le public y perdrait moins d’argent.

Ici je n’ai fait que d’exemplifier certains points de cette thèse. La suite dans le prochain épisode !

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