29/06/2014

Spinoza et la recherche du bonheur

spinoza, philo, panthésime, bonheur, heureux, chose, dieu.jpg« L’expérience m’avait appris que toutes les occurrences les plus fréquentes de la vie ordinaire sont vaines et futiles ; je voyais qu’aucune des choses, qui étaient pour moi cause ou objet de crainte, ne contient rien en soi de bon ni de mauvais, si ce n’est à proportion du mouvement qu’elle excite dans l’âme : je résolus enfin de chercher s’il existait quelque objet qui fût un bien véritable, capable de se communiquer, et par quoi l’âme, renonçant à tout autre, pût être affecté uniquement, un bien dont la découverte et la possession eussent pour fruit une éternité de joie continue et souveraine. » (Traité de l’entendement §1)
 
Qu'est ce que ce bien dont nous parle Spinoza? Est-ce un bien absolu ou contingent? Est-il normatif ou subjectif? 
Il semble néanmoins nous parler d'une sorte d'état de bonheur continu et stable où la joie est omniprésente. Est-ce une doucie illusion ou une réalité atteignable? 
Par nature, l'être humain désir être heureux, donc ce dont nous parle Spinoza ne nous semble point étranger. Mais chacun semble avoir sa façon de tenter d'être heureux! Certains désirent être riches, d'autres vertueux, d'autres beaux : tout cela pour un seul et même but commun et partagé ; le bonheur.
Peu importe le chemin que l'on emprunte, on cherche tous la même chose : être heureux, sourire, rire, s'oublier!

Commentaires

Mais y a-t-il un principe cosmique du bonheur, c'est la question à mon avis que se pose ici Spinoza. Car ce qui relève de l'âme, de l'intériorité humaine, paraît subjectif, arbitraire, aléatoire; or, dans la religion traditionnelle, juive ou chrétienne, cette vie de l'âme était au contraire gravée dans le marbre, et considérée comme quelque chose d'objectif. Mais la raison semble le contredire. La raison peut-elle donc établir un principe objectif du bonheur? L'âme tourne-t-elle autour d'un pivot réel? C'est toute la question, je crois. Car si ce n'est pas le cas, quel système moral, ou éthique, pourra subsister, et apparaître comme fiable?

Écrit par : Rémi Mogenet | 29/06/2014

Quitte rebattre Descartes ,on donne dans le cosmique troupier avec Corto et sa faconde , poly spécialiste, des arts de la guerre chez Déchet -Liberté ,à l'exégèse du Coran du Coeur chez Mireille Valette .
On a les amis que l'on mérite .

Écrit par : briand | 29/06/2014

Premièrement, tant chez Spinoza que dans les écritures juives, il n'y a pas "d'âme" au sens chrétien du terme, mais quantité de facettes et de niveaux expliquant certaines fonctionnalités de la pensée.

L'attribut chez Spinoza est la première des fonctions à intégrer, vouloir rapporter des paternes telles que celles décrites dans l'article d'Igor, (comme il l'avait aussi fait dans son précédent blog sur une "excommunication" de Spinoza) est complétement inappropriée du point de vue sémantique que ces raccourcis sur l'âme dans le présent blog.

Igor, de grâce, abandonnez cette envie de philosopher, c'est démoralisant !

Écrit par : Corto | 29/06/2014

Merci pour vos précieux commentaires et autres explications Corto, grâce à un esprit supérieur tel que le votre, je dormirai bien moins con ce soir!
Et veuillez m'excuser de ne point être un philosophe digne de votre nom ! Peut être un jour vous arriverais-je à la cheville?
Et qui n'a-t-il pas déjà fait des glissements sémantiques inappropriés? Me jetteriez-vous la première pierre cher ami?
Je m'arrêterais de philosopher un jour ou l'autre mais vous rien ne vous oblige à me lire ;)
Merci encore pour toutes ces informations.
Très bonne soirée.

Écrit par : Igor | 29/06/2014

Igor, vous interpelez un NOM, celui de Spinoza et vous devriez expliquer ce qui vous motive dans vos propos, pêchés par ce par là et si possible référencer les textes que vous choisissez, car rien ne semble correspondre factuellement à ce que fut l'oeuvre de ce géant de la pensée.

Je ne vous attaque pas, je souhaite simplement trouver une forme d'explication vis-à-vis de ce que vous affirmez sur ce blog, car excusez-moi, mais rien ne semble correspondre tant à l'esprit ni à la biographie de Spinoza dans vos déclarations.

Egalement, il ne me semble pas que vous philosophiez, je parlais de cette "envie" de le faire !

On ne lit pas Spinoza, à la limite on l'étudie, mais de quel ouvrage de ce Maître faites vous référence, je ne vois pas très bien ?

Aussi, il faudra souffler à l'une des oreilles de Briand que la "faconde" concerne uniquement la loquacité buccale et non scripturale !

Pour ce qui en est du "croupier cosmique" belle expression, je l'accorde, mais venant de cet auteur, cela semble plus emprunt de ce même humour janséniste que de cette cabale jacobine si courtisée dans certains quartiers.

Écrit par : Corto | 30/06/2014

Corto, mon incapacité à philosopher n'est elle pas le reflet de mon inaptitude explicative?
J'ai sali le nom de Spinoza, permettez moi de ne pas salir le grand nom qu'est Corto en continuant de conciliabuler avec vous.
Très bonne journée à vous.
Bisou philosophique.

Ps: Briand, je crois que ce n'est pas la peine de parler avec un tel ignorant, laissez le parler derrière son ordinateur, chien qui aboie ne mord pas.

Écrit par : igor | 30/06/2014

Ps2(Pas la console hein) : Corto, j'ai un peu de lucidité et d’humilité à vendre, cela vous intéresse-t-il?

Écrit par : Igor | 30/06/2014

Vous préférez débattre sur Corto, vous déviez mon cher !

La courbure de vos dérisions sont tellement à la hauteur de ce tiers-monde de la pensée qu'on fait des suisses quelques banquiers, nul besoin de remonter jusqu'à Spinoza, un certain Voltaire leur dispensait une prose bien plus adaptée.

Arrêtez d'écouter RS1 et passé à des ondes plus stimulantes, car hormis "l'excommunication", il ne vous reste que ce sarcasme si répandu dans les club de foot !

Écrit par : Corto | 30/06/2014

"Corto, j'ai un peu de lucidité et d'humilité à vendre"


« L'homme libre, qui vit parmi les ignorants, s'applique autant qu'il le peut à éviter leurs bienfaits. »

Écrit par : Corto | 30/06/2014

"Ps: Briand, je crois que ce n'est pas la peine de parler avec un tel ignorant, laissez le parler derrière son ordinateur, chien qui aboie ne mord pas."

Contrairement à Spinoza, vous "croyez", quel dommage !!!

Allez courtiser vos clients des banques, ces être si voluptueux et si instruits !!

Écrit par : Corto | 30/06/2014

Vous posez des questions :

"Qu'est ce que ce bien dont nous parle Spinoza?"

"Est-ce un bien absolu ou contingent? Est-il normatif ou subjectif?"

Mais êtes-vous obstiné ?

«Le bien suprême est la connaissance de Dieu et la vertu suprême, c'est connaître Dieu.»

Baruch Spinoza

Écrit par : Corto | 30/06/2014

Il y a aussi des chiens à qui il ne manque que la parole !

Écrit par : Corto | 30/06/2014

Les chiens n'ont non seulement point la parole, mais en plus, ils censurent !

Relisez Diderot, après vous passerez à de meilleures compréhensions.

Un peu de dignité, de respect pour votre personne, surtout que je connais très bien quelques uns de votre entourage, pas très courtois vous concernant !

Écrit par : Corto | 01/07/2014

Eh bien quelle insistance mon cher Corto! Pauvre vie que vous devez avoir pour vous acharner ainsi sur mon misérable blog!
Merci de mettre un peu d'ambiance dans ces pages, quoique il y a des meilleures manières de le faire, surtout des manières plus polies.
Saluez donc les gens de mon entourage que vous connaissez voyons! Peut être aurais-je la chance de vous rencontrer un jour :)
Très bonne journée mon ami.
Bisous

Écrit par : Igor | 01/07/2014

Pour revenir à l'idée "d'excommunication" le terme en hébreu est “herem” (cherem) il est très fort, il signifie plus qu’exclusion : “destruction”, “anéantissement”.
En 1948 Ben Gourion en personne fit campagne pour tenter de faire lever ce “herem”, mais ce fut peine perdue, les rabbins ont refusé car fait très rare, cette exclusion est définitive, nul n'osera revenir sur les décisions des prédécesseurs.
Un autre juif d'Amsterdam qui a subi le même sort a finit par se tirer une balle dans la tête, Uriel da Costa , en 1640 . Baruch Spinoza était alors âgé de 8 ans.

En 1953, interrogé sur la validité présente de l’excommunication de 1656, le grand rabbin d’Israël, Halevi Herzog, répondit : « J’ai examiné le texte de la proclamation [le procès verbal d’excommunication] et j’y ai lu ceci : a) à la fin, concernant les livres et les travaux, il est seulement écrit : « nous avertissons », et non « nous avertissons que sous peine d’excommunication » ; b) même à prétendre que l’on puisse déduire la fin du texte de son début, la langage utilisé dans la phrase citée ci-dessus montre que l’intention ne visait pas les générations à venir, mais la seule durée de la vie de Spinoza. Peut-être pensait-on alors inutile de prolonger le ban et peut-être par modestie les autorités ne souhaitaient-elles pas légiférer pour les générations à venir. S’il en est ainsi, il semble bien que le ban portant sur les lectures des livres et des travaux de Spinoza soit caduc. » S’il en est ainsi…, il semble bien… !

Spinoza reste une épine et porte bien son nom (Espinosa= épine) dans le pied d'Israël, car il prêchait que "tout état se devait d'être un état laïc". Le futur d'Israël réside dans la réhabilitation du plus grand philosophe que le temps ait donné à l'humanité .
Combien de siècles encore à attendre cette réhabilitation ? Accepter Spinoza revient à reconsidérer le concept d'un état bâti sur un principe ethno-théocratique. Et comme dit Lévinas, on n'échappe pas à son origine, un Juif reste juif pour l'éternité, perpétuer le bannissement de Spinoza est une hérésie !

Écrit par : laïc | 13/07/2014

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