24/06/2014

Et si vous arrêtiez de vous plaindre les genevois ?

 

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Le titre est un peu vendeur, veuillez m’excuser à l’avance. Né à Genève, en tant que bon genevois, je me plains. Mais là je me plains de certaines attitudes régulières que je constate dans ma ville, à divers moment, chez diverses personnes et même chez moi. Ce n’est pas pareil.

Il fallait que je m'exprime. Il mérite même d'aller dans ma catégorie "Actualité genevoise/internationale.

Quel être humain conscient peut affirmer qu’il ne veut pas être heureux ? Qui pourra dire qu’il ne recherche pas ce que l’on appelle le bonheur ? Si vous voulez trouvez une similarité psychologique certaine chez la peuplade humaine c’est bien celle-ci : la quête du bonheur.

Et certaines personnes – oui c’est de toi que je parle Ô Genevois-Roi aux mille facettes – devrait peut-être y penser avant de l’ouvrir. On ne dit pas de conneries quand on se tait d’ailleurs.  Enfin, quoique…

Bon, ce serait long d’en parler dans sa complétude non-finie, ici je ne désire que retranscrire quelques impressions de mon cru motivée par une théorie vue très brièvement en cours d’épistémologie il y a quelques mois. Il me semble, pour le dire de façon simple et vulgaire, qu’il y au moins deux visions possible de l’état de bonheur, en supposant que le bonheur est un certain type d’état physique, tant corporel que psychologique, qui sont les suivantes :

1)      X pense qu’être dans un état de bonheur implique d’être heureux à tous les moments de sa vie. (Version stricte)

2)      Y pense qu’être dans un état de bonheur implique d’être plus souvent heureux que malheureux (Version laxiste).

Tout d’abord, on constate aisément que ces deux propositions ne peuvent pas être valides en même temps. C’est soit l’une, soit l’autre. Pourtant, il y a au moins un point où elles se mettent d’accord : la thèse de X et de Y implique qu’ils acceptent le fait que l’on peut ne pas être heureux (Au sens stricte) tout en étant heureux (Au sens laxiste).

Voici la définition du bonheur sur Wikipédia (Qui n’est pas contredite par celles proposées par le Larousse en ligne) : Le bonheur est un état durable de plénitude, de satisfaction ou de sérénité, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, d'où la souffrance, le stress, l'inquiétude et le trouble sont absents.

Ce n’est évidemment pas la seule définition du bonheur possible. La définition qui m’est ici proposée me semble très clairement idéale et certains concepts utilisés, avouons-le, sont plutôt troubles car ne faisant référence à rien de précis. Un état durable de plénitude oui, mais quelle durée et qu’est-ce que la plénitude ? L’agréabilité, n’est-ce pas là une notion particulièrement subjective ? Et qui pourrait savoir ce qu’est le bonheur s’il n’a jamais souffert, stressé ou s’il ne s’est jamais inquiété ?

Supposons au moins que l’état de bonheur n’existe pas et que cette définition est effectivement idéale et son idéalité nous permet de construire comme un objectif vers lequel on peut tendre. C’est cela qui est beau dans l’idéalisation positive selon moi, c’est que l’on tend vers cet objet idéal, tout en sachant qu’on ne l’atteindra jamais. Le chemin est infini. On est conscient de tendre vers l’inexistant.

Voici la thèse de X et Y modifiée :

1)      X pense que tendre vers un état idéal de bonheur implique d’être heureux à tous les moments de sa vie. (Version stricte)

2)      Y pense que tendre vers un état  idéal de bonheur implique d’être plus souvent heureux que malheureux (Version laxiste).

De manière pratique, il semble impossible, du moins si on ne veut pas passer ces journées à se plaindre pour un broc, de considérer la thèse de x.  Mais cela on en reparlera après.

La thèse de X, personnellement, je la trouve presque absurde, que ce soit dans sa première version ou la modifiée. Dans la première version, elle implique que si on est malheureux un moment, on ne peut plus atteindre le bonheur mais que par contre on peut être heureux à des moments.  Dans la deuxième version, elle implique que si par mégarde un jour nous ne sommes plus heureux, alors on n’arrête de tendre vers le bonheur. 

Restons sur cette dernière implication car je suppose ici que le bonheur est un état idéal. Peut-on justement arrêter de tendre vers le bonheur ?  Un être humain peut-il arrêter de vouloir être heureux dans l’absolu?  Peut-être. Les gens qui font des tentatives de suicides, réussie ou échoué, peut-être ont-ils abandonné de tendre vers le bonheur idéal ?

Pourquoi est-ce que j’avais commencé à écrire ce texte déjà ? Ah oui je m’adressais aux rageux particulièrement égocentriques,  mais oui vous savez ces gens, pour ne citer que des exemples clichés, qui se plaignent parce que le rouge prend trop de temps à passer au vert alors qu’ils ne mettent juste pas leur capacité à patienter à profit, ou encore que le tram a 2mn de  retard ou est trop plein, ou encore qu’il pleut quand ils attendent le soleil ou encore que le soleil se pointe alors qu’ils prient la pluie, ils se plaignent de ceci, de cela et encore de ceci.

Je ne dis pas qu’il ne faut jamais se plaindre, ni même qu’il y a des normes objectives qui nous justifient à nous plaindre. Je vous parle d’intuitions et d’impressions depuis le début. Je crois tout simplement qu’il est inutile d’avoir une version trop stricte du bonheur idéal si elle nous pousse à nous plaindre sans cesse et si celle-ci nous pousse d’avantage à s’auto juger  malheureux et/ou malchanceux. La vision laxiste me semble intégrer une notion qui n’est pas présente dans la vision stricte, en plus de permettre le fait que l’on peut sans cesse tendre vers le bonheur : le contentement.  J’aime bien ce mot aussi.

 En gros, la thèse de Y me semble tout simplement plus optimiste, bien qu’au fond, je ne peux pas prouver qu’elle soit vraie, ni rejeter totalement la thèse de X. Et j’aime l’optimisme aussi.

Bordel, bande de Genevois - j’habite à Genève donc c’est particulièrement à vous que je m’adresse, et quand je dis vous, ce n’est pas tous, ils se reconnaitront, je l’espère, ou pas – arrêtez de vous plaindre pour tout et pour rien ! Merci !

Au fond, je remercie les personnes qui m’ont fait écrire (Donc je me remercie aussi - de rien ) ces quelques lignes, bien que je n’aie abordé que le bonheur de façon aspectuelle : même vos (nos) conneries sont matière à penser ! Merci !

Commentaires

Il y a une réputation de râleur attribué aux genevois depuis longtemps. Aujourd'hui le genevois se plains car beaucoup n'arrivent pas a manger correctement. Alors que nous savons le nos places de travail et les meilleures sont repartis entres nos chers voisins de la communauté Européenne. Lorsque nous aurons donné du travail a ceux qui veulent travailler et donner des vrais emplois et non des emplois précaires aux genevois et nos places de travail à ceux qui ne vivent pas chez nous on arrêtera de se plaindre. Après on écrirai des jolis mots...

Écrit par : Manco | 24/06/2014

Merci pour votre commentaire Manco.

Bien sûr, il y a de gens, dont des genevois, qu'au fond je ne visais que pour servir d'exemplification personnelle dans mon texte, qui ont des raisons légitimes de se plaindre.
Ici je faisais plus référence à des plaintes bidons et superficielles, sans vouloir rentrer dans un débat politique et social spécifique.

Écrit par : Igor | 28/06/2014

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