29/04/2014

A l'aventure compagnon!

 

skyrim, eso, elder, scrolls, jeu, bethesda, video, ralof, aventures, compagnons, rive, bois, igor, rodrigues, ramos, expériences alphabétiques, voyage, game, argonien, mort, dragonAu commencement, alors que l’aventure ouvrait à peine ses yeux, la mémoire embrumée et le corps fragile, j’attendais patiemment ma sentence. Pourquoi l’on me condamnait à mort ? Je n’en avais pas la moindre idée ou mon cœur ne daignait point tourner son regard vers cette réponse. Je ne sais plus.

Assis à l’arrière d’une charrette en bois et aux roues grinçantes, les deux mains enchainées par le fer pareil aux ivrognes prisonniers de l’hydromel, je cavalais vers une mort certaine. Le cheval qui nous tirait semblait lui aussi fatigué par la vie et courait avec zèle vers notre bourreau afin que lui aussi goûte au trépas.  Ses os le rongeaient de l’intérieur comme un feu dans l’âtre et sa carcasse était si perceptible que les voyageurs que l’on rencontrait sur la route avaient pitié de lui. Sans doute avaient-ils pitié de nous aussi.

Nous étions une paire de futurs décapités. Moi-même, originaire d’Orsinium et un homme nordique : Ulfric Sombrage. Je n’en dirais pas plus à son sujet car l’histoire elle-même a déjà eu l’honneur de chanter son nom.

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Enfin nous arrivâmes à notre supposé tombeau : Helgen. Ce village était entouré d’une muraille de pierre relativement imposante et abritait plusieurs tours. Sur le chemin menant droit au lieu d’exécution, mon compagnon d’infortune me léguait ses dernières paroles, alors qu’un peu plus loin, l’on entendit des enfants criés en jouant aux gardes et aux bandits; leur innocence ne leur permettait pas de comprendre ce qui allait arriver.

Notre transport eu à peine le temps de s’arrêter que je me retrouvais déjà à genoux, la tête prête à être décollé. Ma vue s’assombrit et ma raison me quitta. J’avais peur. Très peur. Pourtant, au même instant, je me sentais soulagé.

Cet instant dura au moins une éternité.

Et c’est là que tout le monde l’entendis ; un rugissement monstrueux : le cri de ma rédemption.

C’était un dragon ! Un véritable dragon ! En chair et en os. Personne ne pouvait y croire, pourtant les flammes qui s’enfuyaient de sa bouche étaient réellement brûlantes. Le hurlement aurait pu provenir de n’importe quelle autre bête, qui aurait parié sur celle-ci ?  Aucun n’aperçut de dragons des siècles durant !

Tout le monde courut l’âme paniquée dans tous les sens tandis que les gardes les plus courageux se dressèrent devant la bête. Malheureusement, le courage n’a jamais suffi à abattre un de ces cracheurs infernaux. Des cendres ; c’est tout ce qu’il resta d’eux.

Pour ma part, je dois avouer qu’il était arrivé au moment propice. Mon cou s’enfuyait déjà de peur d’être coupé lorsque ce cri stoppa le bourreau. J’en ai justement profité pour m’éclipser.

Aux côté d’un dénommé Ralof, je rejoignis les souterrains du village, infestés de rats, d’araignées et habités par un ours maladroit. Au bout de ce sombre tunnel gisait la lumière, la liberté, la vie. Nous avions réussi. Nous n’étions que deux et ne savions pas si d’autres avait survécu, mais nous avions vu un dragon. Et nous étions toujours vivants.

Rivebois n’était pas loin. C’est là-bas que Ralof et moi allions trouver un abri pour la nuitée.

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 Source image: http://lagbt.wiwiland.net/wikibiblio/index.php/Rivebois

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