22/02/2014

L’UE impose la loi du talion à la culture suisse

film-La-loi-du-Talion.pngEncore un excellent texte de mon ami Romain Iantorno que je désire partager ici.

Étant le co-fondateur et président de Plumes Genevoises, je me dois de partager des articles traitant de ce genre de sujet.

Voici un extrait:

" Œil pour œil, dent pour dent. Au vote identitaire du 9 février dernier l’Europe riposte par une réponse identitaire.

L’acte de création est un acte libre d’expression de soi, de manière individuelle ou collective. Bruxelles, en retenant en captivité le fonds d’aide européen destiné à irriguer la culture, inflige aux artistes suisses une atteinte à leur identité et, par conséquent, une atteinte à l’identité de la Suisse. Ce chantage à l’européenne n’est que le reflet immédiat d’un vote d’interprétation politique biaisée, d’une frustration et surtout d’une désillusion."

Retrouvez le reste de l'article sur le site officiel de Plumes Genevoises en cliquant ici-même :   http://plumesgenevoises.com/?p=6160

Commentaires

J'ai lu l'entier de l'article sur le site de Plumes Genevoises. Hormis la mise en scène des représailles au vote du 9/2, il met surtout l'accent sur l'indépendance de l'art et des artistes que vous dites pénalisés dans cette affaire.

Si vous n'avez aucun soupçon sur leur indépendance, beaucoup d'exemples dans notre environnement culturel immédiat font dire le contraire. Personnellement, je pense qu'ils ne sont pas indépendants ni qu'ils y aspirent, pour une écrasante majorité d'entre eux. Ils le sont encore moins lorsque de grosses sommes d'argent ou la promesse d'un statut particulier au côté du pouvoir politique sont posés sur la table. Ils sont même capables de faire plus que de l'art. Ils exécutent tous les arts que vous voulez. Ils se surpassent même et parfois se gâchent. Accidentellement.

S'ils étaient indépendants comme de vrais artistes, ce vote ne devrait pas agir sur eux. Hors ils ont pris position avec des propos assez agressifs en appelant à manifester publiquement leur désapprobation.

Je vous cite ici un lien sur l'article qui en dit long sur la qualité des artistes et leur génie. Vous verrez que les artistes cultivent des connections, pas en vrac, mais très sélectionnées.
Cet exemple vivant montre bien que l'art et la culture sont d'excellents instruments d'intrusion politique.

On attend un retour sur investissement. Eh bien! il est là qui concerne toute l'Ukraine

http://ilmanifesto.it/la-clinton-pinchuk-connection-una-oligarchia-ucraino-americana/

Écrit par : Beatrix | 22/02/2014

Chère Beatrix,

Je vous remercie pour votre commentaire qui pointe un double problème: celui du financement désintéressé pour toute culture qui se dit indépendante et celui du réseau social qui accroît la dépendance de l'artiste vis-à-vis d'un tiers.

Vous dites: "s'ils étaient indépendants comme de vrais artistes, ce vote ne devrait pas agir sur eux."

Effectivement! C'est un idéal ou plutôt un but que Plumes Genevoises se fixe: créer un cercle ouvert d'indépendance où le financement, à l'image d'un journal comme La Cité, fonctionnerait sur la même base que le crowdfunding et où nous ne serions redevables qu'envers l'art, les artistes et ceux qui les soutiennent. Ensuite, les relations qu'entretiennent les artistes (de manière non absolue) avec le "pouvoir politique" est nécessaire - ne serait-ce que pour la transparence - tant qu'il n'inscrit pas l'artiste dans une relation de dépendance voire de soumission. C'est, en tout cas, ce que défend Plumes Genevoises.

Donc oui, ce vote n'aurait naturellement pas dû avoir d'influence sur la culture suisse, car naturellement la culture est indépendante mais s'inscrit dans une structure qui la rend dépendante; c'est bien le problème que je soulève et que vous avez parfaitement saisi.

Meilleures salutations,
Romain Iantorno

Écrit par : Romain I. | 23/02/2014

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