20/02/2014

Le bâtisseur ailé

 

 

 

  

Attelé à son travail dans son atelier végétal,

L’oiseau tisse son nid tel la tarentule sa toile.

Il est actif le jour et jusqu’à ce que la nuit se voile,

Son labeur, sa force, seule la lune les dévoile.

Me promenant dans une forêt durant un long hiver,

J’aperçois ce père papillonner durement dans l’air.

Il va, vole, et revient, amarrant en son bec un bouquet

D’herbe et de brindilles malmenées pour son unique parquet.

Son savoir-faire en macramé mise tout sur sa maitrise,

Entre deux vers magnanimes et une rouge cerise,

Il trime tellement pour former sa petite église,

Que parfois, il paume les plumes de son manteau de lys.

Protège-toi, animal animique, du coup de foudre

Descendu des cieux, comprimant même les arbres en poudre.

Et vis-à-vis de ta magique hirondelle si belle,

Fais aussi en sorte qu’elle puisse voler de ses deux ailes.

   Voilà, la vie éternelle venir pour toi qui m’inspire

Et permet de cueillir ce fruit amer, et de bâtir,

            Ces vers volés aux allures de cachet blanc de cire,

   Pour qu’à ma vie, ma famille, mon équipe je puisse décrire,

           Les flammes que tu allumes en mon âme d’écrivain,

Le cœur perché, t’admirant, la nuit, dans ton vert sapin.

Je viendrais à nouveau t’écrire, trimeur au front transpirant,

Toi qui te déchaine tant pour accueillir tes enfants,

Nés d’un œuf, tels Hélène et Ajax le surpuissant,

Pour que de même, ils soient les muses du poète écoutant.

 

 

 

11:32 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Ecriture créative:Poèmes et autres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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