19/02/2014

François Diday

Francois diday.jpgHormis ses œuvres picturales, c’est grâce à la subsistance de quelques notices éparses, notamment son livre de commande et son testament, que nous obtenons de plus amples  renseignements sur la vie de Francois Diday.

Il est né à Genève le 12 février 1802, dans une famille plutôt modeste, son père étant un négociant de petite envergure.

Dès qu’il eût atteint l’âge de 18 ans, il fréquenta l’école de Constantin ce qui permit à Toepffer de se pencher sur son cas. On sait qu’il le conseilla mais il ne semble pas qu’il eût été son maître.

Diday partit en 1824 en Italie pour un voyage d’étude afin de parfaire son art. Voilà ce que raconte l’anecdote célèbre, que tout biographe a raconté : un certain peintre nommé Robineau était à Genève pour exposer certaines œuvres, dont une qui représentait le Temps divulguant la Vérité, et étant voisin de Diday, il parla de lui à certains visiteurs. Parmi ces visiteurs, un syndic s’intéressa à notre peintre et peu de temps après la Classe des Beaux-Arts et autres amateurs remirent à Diday et son ami Rival une bourse. C’est cette bourse qui paya le voyage. Ils rentrèrent l’année suivante.

Puis, Diday s’en alla à Paris où il rentra à l’atelier de Gros. Il revînt en 1827 dans la cité de Calvin et fonda une école tout en vendant quelques tableaux. Enfin, le succès lui ouvre vraiment ses portes. Il expose à de nombreux endroits, notamment en Suisse, en France, Italie, Autriche, Belgique, Angleterre et même en Hollande. Il finit par compter des clients tels que la Reine Victoria, le Roi de Wurtemberg, des Princes et autres figures de cette période. Contrairement à d’autres grands peintres genevois, Diday fut récompensé par son succès de son vivant. En plus de la gloire, il obtînt la fortune. Jusqu’aux dernières années de sa vie, il honora des commandes du mieux qu’il put.

Notons qu’Alexandre Calame fût son élève pendant environ trois années, mais nous reparlerons de celui-ci dans un prochain article qui lui sera entièrement consacré.

Diday mourut le 28 novembre 1877. Par son testament, il légua au Musée de Genève le reste de son argent (Environ 400’000 francs de l’époque) avec l’obligation d’acquérir des œuvres d’artistes Suisses et tout particulièrement genevois. De plus, il laissa des dessins, des études ainsi qu’une somme d’environ 20’000 francs afin que la Classe des Beaux-Arts fonde un prix pour récompensé des artistes. Il fut ainsi un mécène notable pour l’art et la culture genevoise. Merci François.

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