20/12/2013

Bref, un constat amer parmi tant d'autres (Part. III)

 

Je fais souvent ce rêve étrange, lorsque je suis éveillé, d’un livre que j’ai écrit pour un ami que n’ai point rencontré et que je ne rencontrerai jamais.

Il est temps de l’écrire.

 Il y a temps pour lire, un autre pour écrire, et il ne faut jamais arrêter de les pratiquer, tant qu’on le peut et qu’on le veut. Maintenant j’écris, demain on verra. Demain c’est loin.

Tu ne viens pas d’ici, ni de là-bas, peut être es-tu partout ? Ou pas. Tu es peut être un extra-terrestre. Je ne sais point si tu existes. Je suppose que oui car mon esprit n’arrive pas à concevoir que l’être humain soit le seul être vivant à penser et dire l’univers. Je ne suis pas seul dans ma solitude. C’est cet espoir imaginaire qui me fait écrire mon très cher ami. Peut-être es-tu moi, toi, lui, elle, nous, un alien tout vert. Qui sait ? Pas moi en tout cas. Et pourtant, je suis là, assis entre quatre murs, mélancolique, à t’écrire ces paroles bientôt oubliées.

Mon ami inconnu, je ne suis pas l’ombre de mon auteur et je prends le risque de t’écrire ; être insoupçonné vivant quelque part, je ne sais où, évidemment.

Ton apparence m’importe peu, que tu aies huit bras, quatre jambes et vingt sens à ta disposition, tout ce que je désire c’est entrevoir ce que tu peux penser, ce que tu connais, ce que tu ressens. En me parlant de toi, tu me parleras du monde, tu me raconteras ce que racontent les créatures, je ressentirais ce que je ne peux ressentir à l’instant. Tout ce que je souhaite c’est que je puisse te faire comprendre ce que je crois comprendre et que toi  tu me fasses comprendre ce que tu crois comprendre, pour qu’enfin, nous puissions nous comprendre.

Nous utiliserons le langage du cœur. La raison viendra ensuite.

Quel est ton avis sur cela ou sur ceci, Ô mon lointain voisin ? Je peux l’affirmer sans me contredire : tu me manques, et pourtant je ne t’ai jamais perdu.

Mais pour l’instant, malheureusement, il faut être patient. Ce n’est pas les choses qui prennent du temps, c’est nous qui ne sommes pas assez patients. Tout ce que je peux faire, c’est écrire. Ecrire. Mais écrire quoi ? T’écrire ! M’écrire ! Je vais probablement être très maladroit mais j’aimerais te parler de ce que je crois, de ce que je crois savoir, de ce que je sais. Permet moi de te raconter, en proposant des cibles à mon esprit et à mon cœur, comment j’interprète la parcelle du monde que j’ai entrevu, que dis-je, la poussière de l’univers que je côtoie…

 

 

14:53 Écrit par Igor Rodrigues Ramos dans Bref, un constat amer parmi tant d'autres | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

@Ramos c'est tellement beau qu'on peine à rajouter quoique ce soit C'est vrai écrire c'est vivre chanter aimer laisser son cœur exprimer ce que la raison parfois empêche suite à un éducation trop rigide .Ecrire c'est le mot Liberté dans toute sa splendeur
Mais vous avez de la chance vous n'avez pas connu les interdits d'écrire une fois sorti de l'école.Ecrire les devoirs oui mais pour libérer l'esprit des coups de la vie ,nada .$inon c'était punition assurément
très belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 21/12/2013

Merci beaucoup pour votre commentaire chaleureux lovsmeralda ;)Très bonnes fêtes à vous!

Écrit par : Igor Rodrigues Ramos | 27/12/2013

@Ramos en me remerciant vous ajoutez cette touche de romantisme que j'apprécie grandement et qui n'a que trop tendance à fiche le camp
En lisant Haikourt qui me fait penser aux Inuits,j'y ai trouvé une sensibilité proche du fameux Petit Prince.C'est vraiment très beau
Très belle soirée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 27/12/2013

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